07
Juin

Notre Dame des Landes - Que craignent donc nos élus ?

Publié dans Communiqués de presse
Communiqué de presse du CéDpa - 6 juin 2017

Que craignent donc nos élus ?

Posant une nouvelle fois devant l’affiche demandant l’évacuation* de la ZAD, Bruno Retailleau refuse donc de participer à la médiation mise en place par le gouvernement, au motif qu’un des médiateurs serait connu pour son opposition au projet de NDDL. Le Président du Département et la maire de Nantes ne disent pas autre chose.
 
Nous vivons décidément une fabuleuse époque,  politiquement parlant !
 
Il est en effet assez cocasse d’entendre les pauvres arguments de Bruno Retailleau, de Philippe Grosvalet et de Johanna Rolland, nos grands élus responsables.

Qu’aurions-nous dû dire, nous, en 2013 lorsque la commission du dialogue s’est mise en place, elle dont la mission était explicitement de réaffirmer la nécessité de NDDL ? Refuser ? Non, nous avons participé.

Qu’aurions-nous dû dire lorsque le ministre  Frédéric Cuvillier a mis en place une commission sous l’autorité du sous-préfet local pour présenter les études officielles et partiales réalisées par la DGAC comme  la seule vérité ? Boycotter ? Non, nous avons participé et fait réaliser des études contradictoires.

Nous avons aussi fourni aux inspecteurs nommés par Ségolène Royal en 2016 la totalité de notre travail d’analyse. Leur rapport a conclu à la nécessité de réaliser deux études indépendantes l’une sur le coût réel de l’optimisation de Nantes-Atlantique, l’autre sur le Plan d’exposition au bruit. Sans doute pour y échapper, le gouvernement de Manuel Valls nous a alors imposé une consultation pour avis…
 
Le nouveau gouvernement  semble vouloir regarder à nouveau le fond du dossier. Tant mieux !

Voici la lettre de mission adressée aux médiateurs :
http://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Projet%20de%20transfert%20de%20l%27a%C3%A9roport%20de%20Nantes%20Atlantique%20%C3%A0%20NDDL_Lettres%20de%20missions%20m%C3%A9diateurs.pdf

Mesdames et Messieurs les grands élus, si votre projet est aussi bon que vous le dites, que craignez-vous de sa remise à plat ? Que craignez-vous d’études qui seraient conduites dans la transparence ? Craindriez-vous que « des éléments nouveaux » n’apparaissent enfin ? La vérité sur le sol de Notre-Dame-des-Landes ou sur celui de Nantes-Atlantique par exemple ? La vérité sur le coût de l’agrandissement de l’aérogare actuelle ? La vérité sur les oiseaux du lac de Grand-lieu ?         

 
Le CéDpa


* Nous avons toujours un doute sur la légalité de cette fameuse campagne régionale concernant l’évacuation de la ZAD. Depuis quand l’ordre public est-il en effet une compétence de la Région ? La réponse du Préfet, que nous avons saisi, a été plus qu’évasive…
21
Février

Jean Marc Ayrault - Rectifions certaines contre-vérités !

Publié dans Communiqués de presse

Le CéDpa, collectif d'élu.e.s opposé.e.s au projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes, souhaite réagir aux propos tenus par Jean Marc Ayrault dans la presse d'aujourd'hui (OF du 21 février 2017).

 

Communiqué du CéDpa - Mardi 21 février 2017

L’article de Ouest-France du 21 février consacré à Jean-Marc Ayrault nous oblige à nouveau à rectifier certaines contre-vérités.
 
« Il y a eu un referendum » affirme JMA. C’est faux : il y a eu une consultation pour avis ;  les mots ont encore un sens et ils devraient en avoir un pour notre ministre des Affaires étrangères. Comme nous l’avons régulièrement expliqué, pourquoi cette consultation pour avis, dont le périmètre était incohérent et les conditions d’organisation scandaleusement partiales, aurait-elle plus de poids que les avis négatifs des commissions scientifiques ?
 
« Ceux qui réclamaient le referendum l’ont obtenu mais le résultat ne leur plaît pas alors maintenant ils sont contre. » poursuit-il.  Encore une contre-vérité. Aucune des associations d’opposants n’a demandé la tenue d’un referendum. Au contraire, dès 2015 lors de l’audition devant la commission Richard, chargée après la mort de Rémi Fraisse de réfléchir aux dysfonctionnements du débat public, nous avons dit que ce n’était pas une solution: «  Nous sommes circonspects sur cette proposition car les questions que pose un referendum sont nombreuses : le périmètre, la formulation de la question (pour ou contre un projet ou bien un choix entre plusieurs solutions ?) le temps de l'information de la population, les moyens matériels et financiers donnés aux parties présentes, tout peut être sujet à débat... et à manipulation. La France n'a pas la culture de la « votation citoyenne » contrairement à la Suisse. Dès lors proposer un referendum in fine n’est-ce pas surtout révélateur d'un sérieux déficit de concertation et de débat en amont ?
Nous pensons donc préférable de faire porter l'effort sur l'élaboration des projets dans la transparence, l'indépendance et la responsabilité, pour reprendre les mots de François Hollande. » (plate-forme commune des douze mouvements d’opposition aux GPII).

Nous n’avons bien sûr été entendus ni sur ce point ni sur aucune autre de nos propositions pour sortir de l’impasse.

 

Décidément,  le mensonge se porte bien en politique. Et JMA n’échappe pas à la règle, malgré toutes les qualités de son étoffe...

 

22
Décembre

Saturation de Nantes Atlantique ? Un mensonge éculé

Publié dans Communiqués de presse

Communiqué de presse - Notre-Dame-des-Landes, le 22 décembre 2014

 

Plus de dix ans que l’on entend parler des passagers sans parler des mouvements d’avions. Le mensonge sur la saturation de l’aéroport est éculé. Que Nantes Atlantique ait accueilli cette année 4 millions de passagers  ne signifie absolument pas que l’aéroport soit saturé. Certes, son aérogare, conçue pour un maximum de 4,3 millions de passagers, doit être agrandie et restructurée. C’est tout à fait possible. La DGAC a d’ailleurs admis qu’un réaménagement de l’aéroport était faisable et moins coûteux que de construire un nouvel aéroport. Elle en a par contre exagéré les coûts : des architectes ont démontré en juin dernier que cela pouvait se faire pour un coût bien plus raisonnable.

Comme dans la plupart des aéroports, la croissance du nombre de passagers s’est accompagnée d’une stabilité du nombre des mouvements d’avions, les appareils anciens étant remplacés par des appareils de plus grande capacité. Moins de 50 000 mouvements à Nantes Atlantique ces dernières années : saturé cet aéroport ? Que dire alors de celui de Genève qui, sur une surface semblable et avec une seule piste, a accueilli l’an passé 193 000 mouvements (sans compter les dizaines de milliers de jets privés, et la très importante activité fret) et 14 millions de passagers ?
Un peu de sérieux, s’il vous plait.
Il serait intéressant de savoir précisément où se situe la prétendue saturation :

  • L’un des 34 comptoirs d’enregistrements ? Il en est prévu 16 à Notre Dame des Landes dans le projet visant 4,5 millions de passagers à l’ouverture.
  • L’un des 8 postes de filtrage des passagers ? 7 prévus à Notre Dame des Landes.
  • L’une des 5 passerelles d’embarquement ? Seulement deux à NDL.
  • Ou encore, à l’arrivée, l’un des 4 tapis de livraison des bagages ? Il en est prévu trois à NDL.

La « gêne » évoquée, si elle existe réellement, pourrait se trouver aux terminaux automatiques de paiements de parking, où malgré l’augmentation de 40% des tarifs depuis l’arrivée de Vinci, il arrive qu’on fasse la queue !

Autre manipulation dévoilée au passage : alors que sur les 11 premiers mois de 2014,  l’emport frôle les 90 passagers par avion à Nantes Atlantique, la DGAC qui n’attendait cet emport que dix ans plus tard, refuse de reconsidérer ses calculs de PEB prévisionnels. Elle surestime ainsi de 33 % le nombre de mouvements d’avions par rapport à la tendance. Compte tenu de la non prise en compte des performances acoustiques remarquables des avions actuels, les zones de bruit officielles sont ainsi, au minimum, doublées ; la réalité étant qu’à Nantes comme partout ailleurs, les zones de bruit diminuent d’année en année. 

A l’heure où François Hollande appelle à un renouveau des réflexions préparatoires à des grands projets, nous sommes fin prêts pour travailler sérieusement sur les vraies données aéroportuaires nantaises. Abandonner enfin ce projet inutile et destructeur pour l’environnement, libèrerait les énergies et l’activité économique pour réaménager l’aéroport actuel. Cela peut démarrer très vite sur la zone aéroportuaire existante. Cela donnerait en plus des marges de manœuvre financières pour des projets réellement utiles à la population.
Qui s’en plaindrait ?

 

Lire aussi : http://www.ouest-france.fr/aeroport-la-saturation-est-un-mensonge-selon-les-opposants-3076387

06
Janvier

Nantes-Atlantique : qui franchit la ligne rouge ?

Publié dans Communiqués de presse

Communiqué de presse du groupe technique des opposants à Notre Dame des Landes - Notre-Dame-des-Landes, le 6 janvier 2015

 

Nantes Atlantique : qui franchit la ligne rouge ? Pas les pilotes en tout cas car la ligne rouge lumineuse qui interdit aux avions de pénétrer sur la piste est inopérante depuis des années à Nantes, pour des raisons d'économie sans doute...Mais on peut se demander si ce n'est pas le gestionnaire qui franchit la ligne rouge. En effet depuis hier au soir, une importante panne électrique concerne les infrastructures nécessaires à la sécurité des avions. Cela impose de dérouter sur les aéroports voisins un très grand nombre d'avions et leurs passagers. Tôt ce mardi matin, il en était toujours de même !

 

L'aéroport serait il à ce point hors d'âge ? Ou plutôt n'est-ce pas encore « le syndrome Notre-Dame-des-Landes » (on n'investit plus puisqu'on va partir) ? On voit bien l'intérêt qu'il pourrait y avoir pour certains à laisser cette installation se dégrader pour présenter notre aéroport comme « à bout de souffle » et justifier ainsi d'un transfert nécessaire vers Notre-Dame-des-Landes…

 

Des alertes ont pourtant été lancées depuis plusieurs mois au sujet du balisage électrique actuel : sa vétusté, le sous dimensionnement des équipes de travail et encore plus celles d'interventions en cas de panne, révèlent une bien curieuse gestion de l'outil aéroport de Nantes Atlantique. L'autorité administrative compétente est informée au plus haut niveau, mais laisse filer une situation pourtant connue de la CCI, ancien concessionnaire et du nouveau concessionnaire, AGO !

 

L'entretien de l'existant est négligé, les aménagements utiles ne sont plus réalisés, ni même anticipés pour les nombreuses années qui nous séparent d'un hypothétique premier coup de pioche à NDL. En revanche on ose parler de saturation, de vols refusés... (pour l'anecdote, l'absence de ligne rouge interdit de faire circuler plus d'un avion sur la plate forme en cas de brouillard, négligence curieuse quand on se soucie de saturation...).

 

Ce constat est alarmant: tout le monde laisse se dégrader cet aéroport sous prétexte que d'ici à 2017 les recours seraient purgés et les travaux démarrés à Notre-Dame-des-Landes...en oubliant simplement que les critiques de fond des opposants n'ont toujours pas trouvé de réponse et que la résistance n'est pas prête de s'arrêter.

 

Nous posons une question très clairement : le concessionnaire va-t-il encore laisser vieillir cet aéroport de manière à engranger toujours plus de bénéfices ? Est-ce une manière de trouver un nouvel argument pour le transfert ? Nantes-Atlantique a été reconnu par la profession comme meilleur aéroport européen avec un ERA Award en 2011-2012, ce serait un scandale de le laisser se dégrader sciemment !

 

Il y a décidément du travail pour les ateliers citoyens qui ont la ferme intention de démontrer qu'il est possible d'aménager sans grand frais ce bel aéroport qui satisfait tant de ligériens, attire toujours plus de compagnies, n’a pas besoin de subventions et a connu la plus forte croissance des aéroports français ces quinze dernières années.

 

Le groupe technique des opposants en lien avec le CéDpa, Collectif d’élu-e-s.

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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