17
Mars

La position du CéDpa confirmée par l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aériennes

Publié dans Communiqués de presse
Communiqué de presse du CéDpa - 16 mars 2017

La lecture du rapport 2016 de l’ACNUSA est, cette année encore, très instructive et nous la recommandons aux partisans du transfert de Nantes-Atlantique.(http://www.acnusa.fr/web/uploads/media//default/0001/02/1081_rapportacnusa2016.pdf)

L’ACNUSA consacre en effet un long développement aux progrès réalisés par l’industrie aéronautique en matière de bruit : « Depuis la fin des années 1990, le bruit des avions a été divisé par deux. Et on estime que l’empreinte sonore de chaque nouvelle génération d’appareils est inférieure d’au moins 15 % à celle qu’elle remplace. En outre, presque partout, en dépit de l’augmentation du trafic, les territoires couverts par les PGS pourraient diminuer. »

Elle conclut : « La première leçon à tirer est que la situation des riverains s’améliore et continuera de s’améliorer même si le trafic doit encore augmenter. (…) Dépenser plusieurs milliards pour déplacer un aéroport (ou ses pistes !) dans le seul but de mettre fin à un niveau de nuisance qui n’existera plus dans vingt ou trente ans ne peut pas être regardé comme raisonnable. » (page 33). Si la phrase se réfère explicitement au projet de déplacement des pistes à Orly, projet jugé illusoire par l’Autorité, on ne peut évidemment s’empêcher de penser aussi à Notre-Dame-des-Landes ...

N’est-ce pas ce que nous avons dit et écrit depuis plusieurs années ?

Le deuxième point intéressant concerne la révision des Plans de Gêne Sonore, en général. Précisément parce que la réalité du bruit se modifie, l’ACNUSA demande « que soit examinée au moins tous les deux ans la pertinence des prévisions (trafic, procédures de navigation aérienne, infrastructures...) ayant servi à l’établissement du PGS. »

Pour l’aéroport de Nantes-Atlantique, elle réitère pour la 3e année consécutive sa demande de révision du PGS : « L’ACNUSA demande à l’Autorité préfectorale compétente de mettre en révision le plan de gêne sonore de l’aéroport de Nantes-Atlantique dans les délais les plus brefs. » (page 14)

L’ACNUSA rappelle en effet que les procédures et les trajectoires ayant été modifiées, le PGS nantais n’est plus en adéquation avec la réalité des nuisances subies. Elle regrette explicitement que le refus des autorités préfectorales soit lié au projet de transfert : « Depuis 2014, l’Autorité, constatant que les trajectoires réalisées ne sont plus en adéquation avec celles qui prévalaient lors de l’élaboration du plan de gêne sonore de l’aéroport, demande la mise en révision de ce dernier.
Le préfet s’y est toujours refusé, au motif que la décision concernant le transfert de la plateforme vers Notre-Dame-des-Landes était toujours en attente et qu’il ne fallait pas préjuger de l’avenir.(...)
L’ACNUSA persiste dans sa position car il n’est pas normal de maintenir des personnes dans des conditions de bruit qui pourraient leur être épargnées en attendant une hypothétique décision de transfert.
» (page 83)

N’est-ce pas ce que nous disons aussi depuis plusieurs années ?

Car nous ne le rappellerons jamais assez, nous ne nions pas les nuisances aériennes mais nous pensons qu’elles ne peuvent justifier le transfert ; nous affirmons en même temps que tout doit être fait pour que les habitants vivent au mieux avec l’aéroport actuel (révision du PGS, prise en charge à 100 % de l’insonorisation des logements, révision des procédures d’approche, diminution des vols de nuit). Sur cette volonté d’améliorer la vie des riverains dès maintenant, les partisans du transfert devraient au moins être d’accord, non ?

Le CéDpa
07
Juin

Notre Dame des Landes - Que craignent donc nos élus ?

Publié dans Communiqués de presse
Communiqué de presse du CéDpa - 6 juin 2017

Que craignent donc nos élus ?

Posant une nouvelle fois devant l’affiche demandant l’évacuation* de la ZAD, Bruno Retailleau refuse donc de participer à la médiation mise en place par le gouvernement, au motif qu’un des médiateurs serait connu pour son opposition au projet de NDDL. Le Président du Département et la maire de Nantes ne disent pas autre chose.
 
Nous vivons décidément une fabuleuse époque,  politiquement parlant !
 
Il est en effet assez cocasse d’entendre les pauvres arguments de Bruno Retailleau, de Philippe Grosvalet et de Johanna Rolland, nos grands élus responsables.

Qu’aurions-nous dû dire, nous, en 2013 lorsque la commission du dialogue s’est mise en place, elle dont la mission était explicitement de réaffirmer la nécessité de NDDL ? Refuser ? Non, nous avons participé.

Qu’aurions-nous dû dire lorsque le ministre  Frédéric Cuvillier a mis en place une commission sous l’autorité du sous-préfet local pour présenter les études officielles et partiales réalisées par la DGAC comme  la seule vérité ? Boycotter ? Non, nous avons participé et fait réaliser des études contradictoires.

Nous avons aussi fourni aux inspecteurs nommés par Ségolène Royal en 2016 la totalité de notre travail d’analyse. Leur rapport a conclu à la nécessité de réaliser deux études indépendantes l’une sur le coût réel de l’optimisation de Nantes-Atlantique, l’autre sur le Plan d’exposition au bruit. Sans doute pour y échapper, le gouvernement de Manuel Valls nous a alors imposé une consultation pour avis…
 
Le nouveau gouvernement  semble vouloir regarder à nouveau le fond du dossier. Tant mieux !

Voici la lettre de mission adressée aux médiateurs :
http://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Projet%20de%20transfert%20de%20l%27a%C3%A9roport%20de%20Nantes%20Atlantique%20%C3%A0%20NDDL_Lettres%20de%20missions%20m%C3%A9diateurs.pdf

Mesdames et Messieurs les grands élus, si votre projet est aussi bon que vous le dites, que craignez-vous de sa remise à plat ? Que craignez-vous d’études qui seraient conduites dans la transparence ? Craindriez-vous que « des éléments nouveaux » n’apparaissent enfin ? La vérité sur le sol de Notre-Dame-des-Landes ou sur celui de Nantes-Atlantique par exemple ? La vérité sur le coût de l’agrandissement de l’aérogare actuelle ? La vérité sur les oiseaux du lac de Grand-lieu ?         

 
Le CéDpa


* Nous avons toujours un doute sur la légalité de cette fameuse campagne régionale concernant l’évacuation de la ZAD. Depuis quand l’ordre public est-il en effet une compétence de la Région ? La réponse du Préfet, que nous avons saisi, a été plus qu’évasive…
21
Février

Jean Marc Ayrault - Rectifions certaines contre-vérités !

Publié dans Communiqués de presse

Le CéDpa, collectif d'élu.e.s opposé.e.s au projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes, souhaite réagir aux propos tenus par Jean Marc Ayrault dans la presse d'aujourd'hui (OF du 21 février 2017).

 

Communiqué du CéDpa - Mardi 21 février 2017

L’article de Ouest-France du 21 février consacré à Jean-Marc Ayrault nous oblige à nouveau à rectifier certaines contre-vérités.
 
« Il y a eu un referendum » affirme JMA. C’est faux : il y a eu une consultation pour avis ;  les mots ont encore un sens et ils devraient en avoir un pour notre ministre des Affaires étrangères. Comme nous l’avons régulièrement expliqué, pourquoi cette consultation pour avis, dont le périmètre était incohérent et les conditions d’organisation scandaleusement partiales, aurait-elle plus de poids que les avis négatifs des commissions scientifiques ?
 
« Ceux qui réclamaient le referendum l’ont obtenu mais le résultat ne leur plaît pas alors maintenant ils sont contre. » poursuit-il.  Encore une contre-vérité. Aucune des associations d’opposants n’a demandé la tenue d’un referendum. Au contraire, dès 2015 lors de l’audition devant la commission Richard, chargée après la mort de Rémi Fraisse de réfléchir aux dysfonctionnements du débat public, nous avons dit que ce n’était pas une solution: «  Nous sommes circonspects sur cette proposition car les questions que pose un referendum sont nombreuses : le périmètre, la formulation de la question (pour ou contre un projet ou bien un choix entre plusieurs solutions ?) le temps de l'information de la population, les moyens matériels et financiers donnés aux parties présentes, tout peut être sujet à débat... et à manipulation. La France n'a pas la culture de la « votation citoyenne » contrairement à la Suisse. Dès lors proposer un referendum in fine n’est-ce pas surtout révélateur d'un sérieux déficit de concertation et de débat en amont ?
Nous pensons donc préférable de faire porter l'effort sur l'élaboration des projets dans la transparence, l'indépendance et la responsabilité, pour reprendre les mots de François Hollande. » (plate-forme commune des douze mouvements d’opposition aux GPII).

Nous n’avons bien sûr été entendus ni sur ce point ni sur aucune autre de nos propositions pour sortir de l’impasse.

 

Décidément,  le mensonge se porte bien en politique. Et JMA n’échappe pas à la règle, malgré toutes les qualités de son étoffe...

 

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Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

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