21
Janvier

L'aéroport de Nantes Atlantique a de beaux jours devant lui

Publié dans Communiqués de presse

Communiqué de presse - Notre-Dame-des-Landes, le 21 janvier 2015

Alors que les promoteurs du bétonnage à Notre Dame des Landes laissent entendre depuis quinze ans que la plateforme nantaise est à bout de souffle, on peut se féliciter que celle-ci continue de rendre correctement service à la population, avec 4,1 millions de  passagers en 2014. 
 
Nantes Atlantique a encore de beaux jours devant lui et il peut être amélioré, ce à quoi le nouvel Atelier citoyen travaille avec enthousiasme.
 
Sa progression en nombre de passagers sur les cinq dernières années (37 %) est la même qu’à Beauvais et à Bordeaux et bien inférieure à celle de Mulhouse (56 %), qui est passé de 4,1 à 6,5 millions de passagers de 2010 à 2014 avec 70 000 mouvements commerciaux sur sa piste unique. 
 
Notre aérogare peut être agrandie et réorganisée pour un coût raisonnable comme l’ont démontré les architectes qui ont travaillé pour le CéDpa en juin dernier. Nous attendons toujours la réponse du Ministre des transports à ces propositions, mais cela ne semble pas intéresser ses services qui ont validé un projet d’aérogare plus petite et 100 % lowcost à Notre Dame des Landes... 
 
La piste unique de Nantes Atlantique peut accueillir jusqu’à 110 000 mouvements d’après l’expertise complémentaire du débat public et sans doute bien plus, en modifiant les procédures, si l’on se réfère à l’aéroport similaire de Genève (193 000 mouvements). Combien de mouvements à Nantes en 2014 ? Moins de 50 000 mouvements commerciaux, un nombre en stagnation depuis 15 ans, malgré le doublement du nombre de passagers. Pour faire un peu de gonflette, Vinci annonce 70 000 mouvements, en incluant les vols VFR (les petits avions de l’aéroclub en vol à vue)... un trafic qui a disparu depuis longtemps des grandes plateformes aéroportuaires mais qui est toléré à Nantes du fait de la modestie du trafic.
 
Étant donné la progression de l’emport (nombre moyen de passagers par vol commercial), quand Nantes Atlantique atteindra 6 millions de passagers, ce sera avec moins de 60 000 mouvements d’avions. Et une flotte de plus en plus renouvelée d’appareils bien moins bruyants. D’ores et déjà, à Nantes comme dans les aéroports européens similaires, les zones de bruit rétrécissent de 2 à 5 % par an.

L’Atelier citoyen va bientôt présenter des propositions concrètes, réalistes, faciles à financer, et qui conserveront ce bel outil qu’est Nantes Atlantique, élu aéroport européen de l’année par les compagnies aériennes il y a juste deux ans. Il gagne de l’argent, paye des impôts et n’a pas besoin de subventions. Notre aéroport, réaménagé et modernisé, ce qui est parfaitement possible techniquement et économiquement, a vraiment de beaux jours devant lui ; il ne lui manque que l’arrêt du projet absurde à Notre Dame des Landes.

Le CéDpa

09
Mars

Un référendum, c'est mieux que la guerre mais...

Publié dans Communiqués de presse

Nous, associations ADECA, ACIPA et CéDpa, dont les actions portent sur lutte contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, avons bien entendu la proposition d’organiser un référendum départemental sur le sujet de Notre Dame des Landes faite ce matin même par Ségolène Royal.

Nous apprécions que Madame la Ministre ne soit pas, comme d'autres, sur une position guerrière de démarrage des travaux et d'expulsion de la ZAD. Mais nous voulons lui rappeler d'abord qu’un entretien lui est demandé par le collectif d’élu-e-s depuis juin 2013 sans réponse à ce jour. Ce serait pourtant l’occasion de l'informer de divers aspects du dossier dont elle n’a pas forcément eu connaissance.

Nous voulons aussi lui dire qu’un référendum ne pourra régler le problème du dossier de Notre Dame des Landes parce que ce dossier est basé sur des mensonges et des manipulations. Le choix du site est contraire à la loi sur l‘Eau et à la protection des espèces protégées et des recours sont toujours en attente de jugement sur ce sujet. La réponse de la France aux questions posées par la Direction Générale de l’Environnement de Bruxelles n'a pas été apportée à ce jour.

Enfin, nous rappelons que lors de son discours d'ouverture de la conférence environnementale François Hollande a exprimé l’idée que « Tout doit être fait pour que, sur chaque grand projet, tous les points de vue soient considérés, que toutes les alternatives soient posées, que tous les enjeux soient pris en compte […] La transparence est la première condition de la démocratie participative », ce qui est loin d’être le cas pour le dossier de Notre Dame des Landes.

Un référendum, outre le fait que son organisation même puisse être sujette à manipulation, n’est pas la solution pour régler les difficultés liées à ce dossier. La seule solution, c’est de suivre les avis scientifiques, dont le dernier date de février 2015, d'abandonner le site de Notre-Dame-des-Landes et de faire étudier de manière sérieuse et indépendante l’alternative tout à fait crédible de l’optimisation de l’aéroport de Nantes Atlantique.

22
Avril

La CCI et l’environnement : une étude pour rien

Publié dans Communiqués de presse

L'étude du cabinet Ernst & Young commanditée par la CCI est basée sur un agrandissement de la surface de Nantes Atlantique tel que la DGAC l’a estimé, avec notamment un prolongement de la piste de 700 m vers le sud.

C'est cet allongement qui pourrait poser problème par rapport aux exigences de Natura 2000. En réalité, il est totalement inutile ! Il relève d’un ensemble de propositions et de chiffrages de la DGAC destinés à augmenter artificiellement le coût d’un réaménagement de la plateforme.
La plus grande des deux pistes du projet de Notre Dame des Landes fait 2900 m comme celle de Nantes Atlantique. Elles pourraient être prolongées mais ce n’est prévu qu’en 2058 !
Par comparaison, l’aéroport de Nice a des pistes de 2900 m et 12 millions de passagers par an…
 
Les réaménagements à envisager à Nantes Atlantique restent aisément à l'intérieur de l'emprise de l'aéroport actuel rendant inutile toute enquête publique. Les travaux peuvent démarrer rapidement comme l’indiquent les premières conclusions de l’Atelier citoyen.

De plus, si l’aéroport était transféré (et sa piste maintenue pour Airbus), ce ne seraient pas 15 000 mais au plus 4 000 personnes qui seraient susceptibles de s’installer. Ou alors, il faut modifier le PLU de Bouguenais et supprimer des terres agricoles et/ou densifier massivement des quartiers existants.

Enfin, quant au lac de Grand Lieu, le professeur Marion du CNRS, conservateur de la réserve pendant 23 ans, beaucoup plus qualifié en écologie que les salariés du cabinet Ernst & Young, a clairement pris position : le pire qui puisse arriver serait le départ de l'aéroport car il s'en suivrait une urbanisation massive, totalement incompatible avec l'équilibre du biotope du lac.

 

Lire aussi

Communiqué EELV Pdl : http://elus-pdl.eelv.fr/c_presse-une-etude-independante-pour-une-optimisation-de-nantes-atlantique-pas-pour-un-agrandissement/

Communiqué des Naturalistes en lutte : La CCI découvre le droit de l'environnement

02
Juin

Aides d'Etat à AGO, le rapporteur public préconise le remboursement des intérêts

Publié dans Communiqués de presse
Le CéDpa, qui a toujours été soucieux de la bonne utilisation des finances publiques se réjouit des conclusions du rapporteur public qui préconise la récupération des intérêts des aides versées à AGO par l’État et le Syndicat Mixte Aéroportuaire. 450 000 € pourraient ainsi revenir dans les caisses de l’État et des collectivités, ce qui n'est pas négligeable en ces temps de restrictions budgétaires…

Nous rappelons que c'est à la suite de la pétition déposée par l'Acipa et le CéDpa devant le Parlement européen que la Commission s'est penchée sur ces aides financières. L’État et les collectivités avaient visiblement « oublié » de notifier l'aide non négligeable (150M€) qu'ils apportent au groupe AGO pour la réalisation d'un aéroport à Notre Dame des Landes .

Même si la Commission a reconnu la compatibilité de ces aides avec le droit de l'Union, elle a aussi dit clairement qu'elles avaient été versées illégalement de 2011 à 2013 (soit 38 M€). Curieux de la part de ceux qui ne cessent d'en appeler à l’État de droit et voient dans les opposants de quasi délinquants !

Alors que nous avions demandé aux collectivités concernées et à l’État de récupérer ces sommes illégalement versées, surtout au moment où le projet est à l'arrêt, on ne nous a opposé que silence et mépris. Les conclusions du rapporteur public montrent pourtant que nos questions étaient légitimes.

Nous attendons désormais avec confiance la décision du Tribunal Administratif et suggérons qu'en cas de décision favorable, une partie de l'argent que devrait reverser AGO serve à financer - enfin ! - l'étude indépendante et loyale sur le réaménagement de Nantes-Atlantique que nous demandons depuis si longtemps.
 
Le CéDpa
 

Dans son jugement le 2 juillet 2015, le juge a suivi le rapporteur public et a condamné l'Etat à rembourser les intérets (de l'ordre de 450 000 €)

http://www.lavoixdunord.fr/economie/nd-des-landes-l-etat-condamne-a-reclamer-le-ia0b0n2922878

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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