16
Octobre

Notre-Dame-des-Landes : le jeu trouble des services de l’État

Publié dans Communiqués de presse

L'Avant Projet Simplifié du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes confirme tout à fait les révélations du Canard enchaîné du 8 octobre. Une présentation publique du projet réalisée par AGO en 2013 également.


Nous avons vérifié les chiffres cités par le Canard et avons fait de nouvelles découvertes :

  • la caserne des pompiers perdrait 20 % de sa superficie et sa distance maximale à une extrémité de piste passerait de 1700 m à 3200 m... Sachant que la DGAC recommande un maximum de 2150 m ;
  • le bâtiment servant à la maintenance des avions perdrait presque la moitié de sa superficie (3695 m2 à Nantes Atlantique, 2013 m2 prévus à NDL) ;
  • « l'amélioration du parcours client » affichée par AGO-Vinci se traduirait par une distance parcourue par les passagers pour aller prendre leur avion deux à trois fois plus longue.

Les passagers attendus par AGO à Notre Dame des Landes sont servis : parcours plus longs, temps d'attente probablement prolongés les jours de pointe (du fait du faible nombre de comptoirs d'enregistrement et de postes de contrôle), moins de passerelles d'embarquement.

 

Le CéDpa demande des explications au Ministre des transports : comment l'État peut-il justifier une si grande différence entre ce qu'il exige pour Nantes Atlantique et le projet qu'il a avalisé pour Notre Dame des Landes ? A quel jeu trouble joue la DGAC ? De deux choses l'une : ou bien son cahier des charges initial pour Notre Dame des Landes ressemblait à ce que qu'elle veut pour Nantes-Atlantique et, dans ce cas, comment a-t-elle pu accepter finalement tout autre chose ? Ou bien la DGAC a rédigé pour Notre Dame des Landes un cahier des charges nettement plus modeste que celui qu'elle nous a présenté pour Nantes Atlantique, et alors elle a sciemment chargé la barque pour justifier le transfert...

 

De manipulations en grossières exagérations, la coupe « NDL » déborde. Il est urgent d'abandonner ce projet infondé, dont les aspects calamiteux sont de plus en plus évidents, d'abroger la déclaration d'utilité publique de 2008 et de lancer les travaux de réaménagement de l'aéroport existant dont les grandes qualités vont commencer à pâlir faute d'investissements. Il est urgent de revenir à la raison sur ce dossier.

 

Pièces jointes :

17
Mars

La position du CéDpa confirmée par l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aériennes

Publié dans Communiqués de presse
Communiqué de presse du CéDpa - 16 mars 2017

La lecture du rapport 2016 de l’ACNUSA est, cette année encore, très instructive et nous la recommandons aux partisans du transfert de Nantes-Atlantique.(http://www.acnusa.fr/web/uploads/media//default/0001/02/1081_rapportacnusa2016.pdf)

L’ACNUSA consacre en effet un long développement aux progrès réalisés par l’industrie aéronautique en matière de bruit : « Depuis la fin des années 1990, le bruit des avions a été divisé par deux. Et on estime que l’empreinte sonore de chaque nouvelle génération d’appareils est inférieure d’au moins 15 % à celle qu’elle remplace. En outre, presque partout, en dépit de l’augmentation du trafic, les territoires couverts par les PGS pourraient diminuer. »

Elle conclut : « La première leçon à tirer est que la situation des riverains s’améliore et continuera de s’améliorer même si le trafic doit encore augmenter. (…) Dépenser plusieurs milliards pour déplacer un aéroport (ou ses pistes !) dans le seul but de mettre fin à un niveau de nuisance qui n’existera plus dans vingt ou trente ans ne peut pas être regardé comme raisonnable. » (page 33). Si la phrase se réfère explicitement au projet de déplacement des pistes à Orly, projet jugé illusoire par l’Autorité, on ne peut évidemment s’empêcher de penser aussi à Notre-Dame-des-Landes ...

N’est-ce pas ce que nous avons dit et écrit depuis plusieurs années ?

Le deuxième point intéressant concerne la révision des Plans de Gêne Sonore, en général. Précisément parce que la réalité du bruit se modifie, l’ACNUSA demande « que soit examinée au moins tous les deux ans la pertinence des prévisions (trafic, procédures de navigation aérienne, infrastructures...) ayant servi à l’établissement du PGS. »

Pour l’aéroport de Nantes-Atlantique, elle réitère pour la 3e année consécutive sa demande de révision du PGS : « L’ACNUSA demande à l’Autorité préfectorale compétente de mettre en révision le plan de gêne sonore de l’aéroport de Nantes-Atlantique dans les délais les plus brefs. » (page 14)

L’ACNUSA rappelle en effet que les procédures et les trajectoires ayant été modifiées, le PGS nantais n’est plus en adéquation avec la réalité des nuisances subies. Elle regrette explicitement que le refus des autorités préfectorales soit lié au projet de transfert : « Depuis 2014, l’Autorité, constatant que les trajectoires réalisées ne sont plus en adéquation avec celles qui prévalaient lors de l’élaboration du plan de gêne sonore de l’aéroport, demande la mise en révision de ce dernier.
Le préfet s’y est toujours refusé, au motif que la décision concernant le transfert de la plateforme vers Notre-Dame-des-Landes était toujours en attente et qu’il ne fallait pas préjuger de l’avenir.(...)
L’ACNUSA persiste dans sa position car il n’est pas normal de maintenir des personnes dans des conditions de bruit qui pourraient leur être épargnées en attendant une hypothétique décision de transfert.
» (page 83)

N’est-ce pas ce que nous disons aussi depuis plusieurs années ?

Car nous ne le rappellerons jamais assez, nous ne nions pas les nuisances aériennes mais nous pensons qu’elles ne peuvent justifier le transfert ; nous affirmons en même temps que tout doit être fait pour que les habitants vivent au mieux avec l’aéroport actuel (révision du PGS, prise en charge à 100 % de l’insonorisation des logements, révision des procédures d’approche, diminution des vols de nuit). Sur cette volonté d’améliorer la vie des riverains dès maintenant, les partisans du transfert devraient au moins être d’accord, non ?

Le CéDpa
02
Novembre

Trop c’est trop !

Publié dans Communiqués de presse

Communiqué de presse du CéDpa - jeudi 2 novembre 2017

 

Les trois associations pro transfert reçues en début de semaine hurlent à nouveau à la partialité supposée des médiateurs. Mais cette fois, elles vont plus loin, affirmant que « des négociations parallèles seraient menées avec les opposants en dehors des lieux officiels » et que ces mêmes opposants auraient été associés au choix des experts missionnés.
           
Le CéDpa répète qu’il n’a pas participé au choix des experts, ni à la définition des missions qui leur ont été confiées. Il n’a aucune idée de ce que seront les rapports de ces expertises. Sur la question du bruit et du PEB, le CéDpa regrette vivement qu’une tierce expertise n’ait pas été menée, contrairement à ce qu’avaient suggéré l'Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA) dans son rapport de 2013 et le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD) dans son rapport de mars 2016. Parce que la médiation a choisi de travailler avec la DGAC sur ces questions et que cette administration ne fait pas preuve d’impartialité, le CéDpa doit faire travailler en parallèle son propre cabinet d’experts.

 
Quant à l’affirmation de rencontres parallèles (pourquoi pas occultes et complotistes, tant qu’on y est) elle est tout bonnement ridicule. Le CéDpa a rencontré les médiateurs soit à la Préfecture de Nantes (principale et annexe), soit au ministère boulevard Saint-Germain pour des réunions de controverse avec la DGAC.
 
Enfin, on est en droit de se demander pourquoi les trois associations qui disent se préoccuper des riverains de Nantes-Atlantique n’ont jamais agi pour limiter les nuisances dans l’attente du transfert en demandant la révision du PGS désormais inadéquat, la limitation des vols de nuit, l’augmentation de la tarification pour les avions bruyants etc... Quelle est leur crédibilité alors qu’ils n’ont pas posé un seul acte qui prouve leur réelle volonté d’améliorer la situation pour les riverains ?


Les élu.e.s du CéDpa

 

14
Décembre

Enfin !

Publié dans Communiqués de presse
Communiqué de presse du CéDpa - 14 décembre 2017
 
Le rapport remis le 13 décembre au Premier Ministre par les médiateurs dessine, enfin, une sortie possible du dossier de Notre-Dame-des-Landes.

Le CéDpa en a fait une lecture attentive et en sort conforté dans ses convictions.
 
En effet, pour la première fois, les arguments que nous avons développés depuis des années sur la possible modernisation de Nantes-Atlantique ont été entendus et validés par une analyse rigoureuse de tous les enjeux. Y compris celui du bruit et de la manière de répondre aux riverains de l'actuel aéroport dès à présent.

Les médiateurs ont aussi clairement pointé "les défaillances de la décision publique" et "l'absence d'un débat transparent et démocratique". Tous les élu.e.s devraient méditer aussi leurs recommandations sur la méthode et les critères qui aboutissent à une Déclaration d'Utilité Publique, à l'heure où les citoyens veulent légitimement participer aux décisions qui les concernent.

Nous tenons à  remercier tous ceux et toutes celles qui ont apporté leur temps, leurs compétences, leur énergie et aussi leur argent pour bâtir ensemble (CéDpa, Atelier Citoyen, Coordination des opposants) une contre-expertise crédible. Nous espérons que le gouvernement, désormais éclairé sur la vérité des faits et des enjeux, choisira la voie de la raison et de l'apaisement.  
 
Nous espérons aussi qu'il voudra bien ne plus nous traiter comme de dangereux irresponsables (voire pire) et nous recevoir enfin. Nous avons en effet aussi des idées sur ce qui pourrait être pour toutes les parties une sortie honorable de ce mauvais dossier qui n'a que trop duré.
 
Le CéDpa

 

 

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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