27
Mai

Communication du COPAIN par rapport au foncier à Notre-Dame-des-Landes

Le collectif COPAIN très engagé dans la lutte de Notre Dame des Landes communique :


Nous constatons quelques conflits d'usage sur le foncier à l'intérieur de la ZAD, nous voudrions rappeler quelques évidences juridiques :

Dans le déroulement de la procédure d'expropriation des terres, les propriétaires et les fermiers ont eu deux choix : l'accord amiable avec AGO-Vinci ou bien l'absence d'accord et la procédure d'expropriation.

Accord amiable, comme son nom l'indique signifie que les deux partenaires signent de leur plein gré.

L'expropriation signifie que le cédant n'est pas d'accord et l'Etat, compte tenu de la déclaration d'utilité publique, impose la vente au propriétaire ou le renoncement au bail pour le fermier à des conditions fixées par le juge d'expropriation. Concrètement, cela se passe par l'envoi d'une ordonnance d'expropriation par le juge, d'une offre par AGO et la convocation devant le juge.

Ainsi, quand la déclaration d'utilité publique du projet de transfert d'aéroport va être annulée, seules les personnes ayant reçu une ordonnance d'expropriation, peuvent dans un délai de deux mois, demander l'annulation de l'ordonnance, c'est-à-dire le retour à la situation avant Déclaration d'Utilité Publique.

Les propriétaires expropriés vont récupérer leurs biens alors que ceux qui ont vendu amiable ne seront pas prioritaires pour acheter leurs parcelles, si toutefois l'Etat veut les vendre.

De même, les fermiers expropriés reviendront à la situation initiale, c'est-à-dire seront titulaires de leur bail.

Ce qui ne sera pas le cas des fermiers qui ont signé un accord amiable, c'est-à-dire un renoncement à leur bail, ils n'auront aucune priorité sur le plan juridique pour continuer à exploiter les parcelles concernées.

 

La position du collectif Copain :

Les exploitants impactés ont été perturbés par ce projet qui leur a été imposé. Chacun a fait ses choix dans cette situation de contraintes.

Si un exploitant ne revendique pas les terres auxquelles il a renoncé et pour lesquelles il a reçu une indemnité, personne ne peut le critiquer ; on peut regretter que son attitude n'ait pas été très militante, mais c'est son droit.

Par contre, si l'exploitant veut reprendre ses parcelles, après renoncement amiable au bail, l'expression qui vient à l'esprit est « prendre le beurre et l'argent du beurre » et cela se discute.

On peut comprendre que l'utilisation, l'entretien des terres soit utile à la communauté en préservant le potentiel agricole des terres. On peut entendre qu'une petite exploitation ait besoin de ses terres.

Pour nous Copain, qui nous battons pour défendre les terres agricoles et vivrières avec de nombreux paysans, la demande de nouvelles installations est prioritaire face à de grosses exploitations qui veulent reprendre des terres auxquelles elles avaient renoncé. En effet, elles ont touché de l'argent en dédommagement de ces terres et elles se sont agrandies sans concurrence des voisins car elles étaient impactées par le projet.

04
Avril

Lettre ouverte d’un chef d’entreprise à un autre

Monsieur Le Duff,

 

Je me permets de réagir à l’article paru dans Ouest France d’hier intitulé « Le groupe Le Duff va-t-il quitter Rennes ? » et de vous poser quelques petites questions :

 

Vous nous dites que le personnel et les visiteurs de votre nouveau siège ont besoin de Notre Dame des Landes pour leurs déplacements.


Avez-vous remarqué que votre nouveau siège est à 10 minutes de la gare TGV de Rennes, qui est réliée plusieurs fois par jour à Charles de Gaulle ? Beaucoup plus simple d’aller n’importe où sur la planète à partir de CDG que de Notre Dame des Landes… et beaucoup plus pratique pour vos visiteurs qui auront le choix entre plusieurs fréquences par jour, sur chaque destination… Là, il y a beaucoup de temps à gagner !

 

Vous nous laissez entendre que vous pourriez renoncer à votre siège rennais et à ses 300 emplois. Est-ce bien sérieux ?  Où iriez-vous ? La région parisienne sans doute…


Avez-vous questionné vos 300 collaborateurs ? Sont-ils enthousiastes ? et leurs conjoints ?, leurs enfants ? Ont-ils envie de vendre leur résidence rennaise pour acheter en région parisienne, surface divisée par deux, à iso budget, temps de trajets multipliés par deux. Il va falloir augmenter leurs salaires M. Le Duff, sinon, ils ne vous suivront pas…

 

Comme moi, vous êtes un chef d’entreprise M. Le Duff. Supposez qu’une de vos filiales de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 15 millions d’euros de profits vous propose d’investir 1 milliard 300 millions d’euros, pour moderniser son outil de production. La première question que vous allez lui poser, c’est la croissance qu’on peut en attendre. Réponse : en moyenne 3% par an, en étant optimiste.


Allez-vous investir dans ce projet ? Rien que les frais financiers sur l’endettement au meilleur taux possible (OAT 50 ans) couvrent la quasi-totalité du CA, ils font plus que doubler les coûts et conduisent à des pertes abyssales… sans même évoquer le remboursement du capital.


La seule manière de s’en sortir, c’est de faire payer le contribuable, d’une manière ou d’une autre…

 

Mais ne pensez -vous pas que le contribuable de 2014 préfère se régaler avec vos succulentes viennoiseries plutôt que de payer des géants du BTP pour couler du béton dans un millier d’hectares de bocage miraculeusement conservés depuis 1970 ?

 

Très respectueusement

 

J.M.RAVIER
Ingénieur, chef d’entreprise

19
Avril

Lettre du CéDpa et de l'ACIPA à Ségolène Royal

Le CéDpa (Collectif d'élu-e-s) et l'ACIPA ont écrit à Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, le 7 avril dernier :

Objet : demande de rencontre au sujet du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes

 

Madame la Ministre,

 

C'est avec beaucoup d'espoir que nous nous adressons à vous au lendemain de votre nomination au Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie, nomination dont nous tenons à vous féliciter sincèrement.

 

En effet, nous n'avons pas oublié vos prises de position courageuses plusieurs fois réitérées au sujet de Notre Dame des Landes. Vous aviez notamment souhaité une nouvelle enquête d'utilité publique et affirmé qu'il fallait remettre à plat le dossier. Nous n'avons pas non plus oublié votre action pour protéger le marais poitevin que le projet autoroutier de l'A83 menaçait directement. Vous savez combien il est difficile de lutter pour préserver une zone humide particulièrement fragile car le pique-prune là-bas ou le campagnol amphibie ici pèsent peu face aux arguments du "développement "...

 

Aujourd'hui, le dossier de Notre Dame des Landes est dans l'impasse, parce qu'il concentre toutes les erreurs qu'il ne faudrait plus commettre : destruction inutile de terres agricoles et d'un écosystème remarquable, partenariat public-privé très discutable, arguments mensongers et entêtement inexplicable des porteurs du projet. La mobilisation citoyenne, la résistance sur le terrain ont permis de faire prendre conscience à beaucoup de Français de l'inutilité de ce projet du siècle passé. Fin février, le précédent premier ministre, Jean-Marc Ayrault a promis que les travaux ne commenceraient pas avant la fin de tous les recours juridiques. Cette position de gouvernement a été actée dans certains accords électoraux locaux entre écologistes et socialistes.

 

Cependant, même si cette décision est positive, nous ne pouvons nous en satisfaire. Pour deux raisons.

 

La première est une question de fond. Les recours encore pendants portent essentiellement sur le droit de l'environnement, et non plus sur le dossier de DUP alors que notre contrexpertise en avait montré les failles. Certes, nous avons confiance dans la force de nos arguments environnementaux puisque le site est une vaste zone humide qui a toutes les caractéristiques d'une zone « Natura 2000 ». D'ailleurs, le collège d'experts scientifiques nommé par le gouvernement a été très clair dans son rapport d'avril 2013 : la destruction de cet écosystème remarquable n'est pas compensable. Et si l'intérêt général, continuent les scientifiques, impose la destruction du site, alors la méthode de compensation retenue par l'Etat et AGO, est à revoir car elle n'est pas valide ni dans ses principes ni dans son application à Notre Dame des Landes. C'est pourtant cette méthode de compensation, invalidée par les experts, qui fonde les arrêtés préfectoraux de décembre 2013. Nous espérons que la justice dira le droit mais il nous semble que ce serait à l'Etat garant de la loi sur l'eau de prendre acte et de renoncer enfin à ce site choisi dans les années 70.

 

La seconde est que l'enlisement judiciaire nous semble lourd de conséquences, voire de risques.

 

Voilà déjà quarante ans que les habitants et les élus du secteur vivent avec ce projet et les contraintes qui en découlent sans pouvoir s'engager dans un autre modèle de développement ; voilà aussi de trop longues années que Nantes-Atlantique souffre du syndrome « Notre Dame des Landes » et ne s'est pas projeté dans un maintien à long terme. Or il faut travailler à son amélioration et le plus tôt sera évidemment le mieux. Nous voulons d'ailleurs attirer votre attention sur les toutes dernières études que la Direction Générale de l'Aviation civile a réalisées sur ce sujet à la demande de la commission du dialogue. Une fois de plus, les résultats en sont caricaturaux. La DGAC prétend malgré l'évidence, malgré des chiffres et des arguments imparables que l'amélioration de Nantes-Atlantique coûterait plus cher que la construction d'un aéroport neuf... Elle prétend aussi que le nombre de mouvements sur Nantes-Atlantique va continuer à croître et donc à pénaliser l'urbanisation alors que les chiffres de 2013 invalident déjà ses hypothèses...

 

La manifestation du 22 Février dernier a montré la puissance de la contestation : 540 tracteurs et des dizaines de milliers de manifestants venus de toute la France. Nous regrettons vivement les incidents qui se sont produits et ont malheureusement occulté le succès de cette mobilisation. Mais l'exaspération ne peut que grandir quand un problème n'est pas traité correctement. A force de ne pas répondre sur le fond, à force d'agir en contradiction avec son propre discours sur la nécessaire protection des zones humides, de la biodiversité, et des terres agricoles, l'Etat discrédite sa parole et affaiblit sa légitimité. C'est aussi une des leçons à tirer de ce dossier et nous sommes sûrs que vous en aurez la volonté.

 

Malgré nos demandes régulières, malgré les promesses faites en juillet 2013, nous n'avons jamais encore été reçus par le Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable. C'est pourquoi nous réitérons aujourd'hui cette demande de rendez-vous afin de pouvoir vous remettre un dossier complet et vous expliquer de vive voix les raisons pour lesquelles il est temps d'arrêter ce projet inutile, coûteux et destructeur. Bien évidemment si vous en manifestiez le souhait, nous pourrions aussi vous accueillir sur place et vous montrer à la fois l'aéroport actuel et le site de Notre Dame des Landes.

 

Nous attendons avec confiance et espoir votre réponse, et dans cette attente nous vous assurons, Madame la Ministre, de notre plus parfaite considération,

 

Les coprésidents du CéDpa : Françoise Verchère, Jean Paul Naud, Isabelle Loirat

Les coprésidents de l'Acipa : Anne Marie Chabod, Dominique Fresneau, Christian Grisollet

30
Mai

Nouvelle lettre de René Leblanc à Jacques Auxiette

Quelneuc le 06/03/2014
Monsieur le Président et cher Jacques Auxiette,
Hier soir, j'ai visionné votre interview concernant le projet d'aéroport de Notre Dame dans « la voix est libre » animée par Xavier Rolland, et, ce matin, j'ai suivi, sur BFM-TV, l'interview de notre premier Ministre, par Jean-Jacques Bourdin, interview au cours de laquelle le projet NDDL a également été évoqué.


J'ai constaté que vous aviez l'un et l'autre une propension remarquable au « jésuitisme », c'est-à-dire à l'art consommé « du mensonge par omission ».


Que vous resterait-il d'autre, d'ailleurs, pour justifier, en toute objectivité et en 2014, de ce projet ?


C'est ainsi, par exemple, que pour vous :

    • Nantes Atlantique possède la plus forte progression (8%) de passagers
      Vous omettez : - que l'on observe, en revanche, une baisse de 2% des mouvements en 2013 et que seul le low-cost explique la progression du nombre de passagers.

 

    • Nantes Atlantique serait saturé avec 3,9 millions de passagers annuels
      Vous omettez : - que Cointrin, avec même emprise au sol et à seulement 4 kms du centre de Genève, comptabilise 14 millions de passagers et que Nantes Atlantique a été sacré meilleur aéroport européen en 2011-2012.

 

    • Vous êtes respectueux de la démocratie et la légalité doit être respectée
      Vous omettez : - qu'en 1996 vous défiliez au Carnet contre le remblaiement des zones humides en Loire Atlantique et signiez avec le maire de Nantes une pétition à cet effet.

 

    • Vous détenez, de par votre mandat, la légalité et pouvez donc imposer ce que bon vous semble
      Vous omettez : que la légalité n'est pas la légitimité, d'autant que vos ralliements ayant permis votre élection contestent tous ce projet et que vous auriez dû accepter les contraintes d'un débat loyal, objectif et contradictoire sur son bien-fondé. La plupart des grands élus sont d'une ignorance étonnante sur ce projet. Ils votent les yeux fermés, pour ne pas déplaire et assurer leur prochaine élection. Ecoutez le discours de Mme Duflot, en juillet 2011 à NDDL.

 

    • NDDL ne coûterait quasiment rien : 40 Millions à la Région Pays de Loire
      Vous omettez le coût pour les autres collectivités, soit 115 Millions au total, dont 30 Millions pour la seule Bretagne, et 130 Millions pour l'Etat. Quant aux coûts des voies d'accès (ils seront gratuits sans-doute !), la destruction des zones humides (bonjour les inondations futures en Pays de Vilaine) et la faune protégée dont les arrêtés envisagent non pas le déplacement comme vous le déclamez, mais la destruction. Qu'en faites- vous Monsieur le Président Auxiette ?. Tout cela vous le passez allègrement par pertes et profits et étrangement sous silence. Naturellement, ces coûts seront, vous le savez, beaucoup plus élevés, comme dans tous ces projets pharaoniques et dispendieux.

      L'ironie que trahit votre sourire, nous dit : « je fais ce que je veux, puisque vous m'avez élu, même si vous rejetiez personnellement, en m'élisant, cet aberrant projet ». Je suis le roitelet !!! Tant pis pour vous !

 

  • Et notre premier ministre d'ajouter ce matin : « ce n'est pas moi, ce sont les autres avant moi : Jospin, Raffarin, de Villepin, Fillon, etc... sans oublier Voynet,... la vilaine petite écolo de service qu'il faut bien tacler au passage, en oubliant délibérément les vrais décideurs.
    Vous omettez précisément l'un et l'autre de rappeler que : ce projet fut enterré pendant 27 ans (1973-2000), après la première crise pétrolière, qu'il n'aurait jamais dû ressortir du placard, que c'est le Ministre Gayssot qui rouvrit ce dossier (à la demande de qui ? cherchez bien et vous trouverez ? C'est si simple). L'ingénieur en chef des Ponts, directeur du cabinet Gayssot, Gilles RICONO, en fut la cheville ouvrière et pensante, son adjoint Nicolas Notebaërt, également ingénieur des Ponts, l'assista dans cette tâche. Dès 2002, ce dernier émigrait chez Vinci et aujourd'hui il porte ce projet, côté concessionnaire. Dans l'ombre, Gilles RICONO, de retour en 2004, comme chef des services à la Région Bretagne, put jouer de son influence pour convaincre les élus bretons. A 66 ans, en mars dernier, il dut, par devoir, dit-il, rejoindre à nouveau Paris, pour prendre la direction du cabinet de Mme Batho qui n'était pas trop convaincue. Il resta, après l'éviction de Madame la Ministre, directeur du cabinet de Monsieur Martin et les bonnets rouges ayant donné du fil à retordre à l'exécutif, il fut rappelé en toute première urgence « chez Monsieur le premier Ministre », en charge de cet épineux dossier. Il serait juste et loyal de ne pas camoufler toutes ces étranges vérités et coïncidences. Comme il serait normal de rappeler que l'enquête publique de 2007 fut validée par le Préfet Hagelsteen qui rejeta toutes les observations des opposants et se fit recruter, le plus rapidement possible, mais toujours dans les délais réglementaires, à un poste majeur chez Vinci. Mais comble de la légalité : devinez qui rejeta, en Conseil d'Etat, tous les recours au plus haut niveau ? Madame Hagelsteen, épouse du dit Monsieur le Préfet. Normal !!!!

 

Rien que de la légalité, en effet. De la légalité administrative et d'Etat certes, autrement dit de façade. Dites-le très clairement pour une information objective et non biaisée, lorsque la presse vous sollicite pour la persuasion des français qui naturellement ne connaissent pas toutes ces ficelles. Et pourtant, elles ne sont pas grosses, elles sont énormes. Tout cela vous le savez aussi bien que moi. Si les murs avaient des oreilles, comme dit l'adage, et s'ils parlaient, les cassettes d'enregistrement de Patrick B. ne seraient, comparées à votre Légalité, que de la roupie de sansonnet.


J'ai dû, croyez-moi, consulter nombre de pièces, pour m'assurer d'une analyse complète et objective de ce que j'aimerais vous entendre dire à vos électeurs.


Allons ensemble sur un plateau et parlons sans détours, sans mensonges, les yeux dans les yeux et, je vous assure, tout ira pour le mieux et pour tout le monde. Cette opportunité ne me sera pas offerte.

 

Faits et constats :


Hier, mercredi, 05 mars, accompagné de mon épouse, j'ai revisité (pour la 3ème fois) Nantes Atlantique International (NAI) et son environnement proche.


- Arrivée à 12h07 sur le parking P3 (à 200 mètres de l'aérogare) à peine occupé à 60%


- Dans le hall de l'aérogare, assez désert et excellemment entretenu (bravo Vinci), pas la moindre queue à l'embarquement ou à la récupération des bagages. Chacun vaquait tranquillement et prenait bien son temps (comme dans la fable, le coche et la mouche).


J'interroge un jeune couple, en partance touristique pour Rome (250 euros A/R), originaire du Pays de Redon. Ils éclatent à l'unisson de rire lorsque je leur annonce que, selon vous, Nantes Atlantique serait saturé. J'ai ajouté que vous n'y veniez peut-être que très rarement et étiez, de ce fait, tout excusé, re-éclat de rire général.


-12h30, direction le buffet à l'étage. Alors là, c'est la foule de midi : 25 couverts à servir sur les 130 possibles (18% de taux d'occupation). Excellent déjeuner, à prix plus que raisonnable : plats du jour + desserts +eau plate +vin + café = 48,50 euros pour nous deux, réglés par carte à 13h13mns37s.


N'avions pas encore entendu le bruit d'un seul réacteur.


-Retour au parking, sous un soleil printanier. Depuis le temps que les dérèglements climatiques nous ont pourri l'hiver (excès de Co2 oblige). Vive Bouguenais !


-13h34, règlement des 5,50 euros à la caisse automatique ( stationnement de 1h27 minutes). Les secondes sont gratuites. Et hop !, pour occuper l'après-midi, nous allons visiter les environs. Du tourisme local, finalement. Pas si mal, le vignoble nantais.


-Direction St Aignan de Grand-Lieu. Il paraît que la vie y est impossible, selon Monsieur le maire. Et si les jets jetaient à terre le coq du clocher! Etonnant que Notre Dame puisse permettre un tel crime.


-Arrivés place de l'église à 13h42, nous attendons plus d'une demi-heure sans le moindre survol. Seules les voitures circulent et émettent leurs décibels habituels, plutôt gênants à la longue. Enfin, 14h16 le premier vol arrive dans l'axe de la piste, à environ 50 mètres à l'ouest de l'église. Le coq du clocher est sauf ! Moins de 6 secondes et nous n'entendons déjà plus rien. On se croirait au printemps. Les oiseaux s'égaient allègrement. C'est la période des amours. Un second avion approche à 14h34. Il est de très petite taille.


Nous visitons les rues en direction du lac de Grand Lieu. Une jolie résidence très récente du côté pair de la rue du lac. Le groupe scolaire Jules d'Herbauge avec ses immenses terrains de loisirs où jouent, dans la bonne humeur, une bonne trentaine de gamins sans soucis. Une très belle demeure est en chantier, chemin de la Roche.


Finalement, St Aignan ne rebute pas les acquéreurs, même si, j'imagine que le prix au m2 n'est pas aussi attractif que sur les bords de l'Erdre.


Retour vers Nantes Atlantique. Les terrains regorgent d'eau.


-A moins de 100 m de l'aérogare, une voie ferrée désaffectée n'attend qu'une remise en service. Nous suivons son parcours et nous nous retrouvons à un passage à niveau, toujours en service, à moins de 200m du terminus de la station tramway de la Neustrie. Le collège du même nom a été relooké il n'y a pas si longtemps si j'en juge à la qualité des bâtiments. Des travaux, au coût dérisoire, permettraient une desserte idéale par Tramway de ce bel outil qu'est Nantes Atlantique. Mais cela, il ne faut surtout pas le dire, les français découvriraient votre supercherie, pour peu qu'ils y regardent d'un peu plus près.


Mais où sont donc passés les jets qui pourrissent la vie des nantais ? Pour moi qui ai vécu pendant près de 10 ans, 1972-1981, au 12 avenue de Valenton, à Limeil-Brévannes, à environ 6 kms et dans l'axe des pistes d'Orly, à l'époque des caravelles et des premiers Boeings très bruyants, je peux vous assurer qu'ici nous sommes à mille lieues de ce que doivent supporter les résidents de ces communes urbanisées que sont Limeil-Brévannes, Valenton, Villeneuve St Georges et tout près d'Orly , Villeneuve le Roi et Ablon avec son lycée Georges Brassens à 1200 m et dans l'axe de la piste principale. Avec un trafic 6 fois supérieur à Nantes Atlantique (24 Millions de passagers annuels), ce sont pourtant plus de 600 Millions de travaux qui vont y être investis prochainement pour sa rénovation, pas pour son déplacement. Il est vrai que près des aéroports, partout dans le monde, il serait préférable d'éviter de construire dans l'axe précis des pistes, mais les maires des grandes agglomérations délivrent permis sur permis et ensuite les propriétaires posent des réclamations. Où est la logique des grands élus?


Nantes Atlantique est à 10 kms du centre de Nantes, Cointrin à 4 kms du centre de Genève, Toulouse Blagnac est quasiment au cœur de Toulouse. Il est très important qu'un aéroport soit proche d'une ville et bien desservi par celle-ci. Pourquoi diantre, une étude contradictoire et sérieuse ne pourrait être conduite, en toute indépendance, pour évaluer le coût d'une rénovation de Nantes Atlantique qui d'ailleurs fonctionne parfaitement bien qu'il n'ait fait l'objet d'aucune rénovation conséquente depuis des années. Chut ! N'en parlons pas.


Vous évoquez le projet de Notre Dame comme un aéroport de dégagement de Paris, notamment pour le fret et pour éviter des passages par la capitale.


Ignoreriez-vous qu'il existe déjà cet aéroport de dégagement ? Si tel était le cas, renseignez-vous. C'est votre devoir de grand élu, soi-disant responsable. Il a même été mis en service en l'an 2000 (l'année de l'exhumation de votre projet)). Il se nomme « Paris-Vatry », est situé à 124 kms d'ORLY et 130 Kms de Roissy. Il végète lamentablement (101000 passagers en 2013) et 25.000 tonnes de fret, alors qu'avec sa piste de 3860m, il peut accueillir tous les plus gros porteurs du monde. Alors, dites-moi, avec ses 2 pistes non parallèles de 2900m (l'exacte même longueur que la piste actuelle de Nantes Atlantique International), NDDL fait figure de nain de jardin.


Pourquoi ne dites-vous pas que votre Aéroport du Grand Ouest (AGO) ne desservira, pour l'essentiel, que l'Europe (ce que fait déjà très bien NAI). Ne nous enfumez pas avec des japonais qui se fichent bien de votre projet et n'atterriront pas davantage à Notre Dame qu'ils n'atterrissent à Nantes Atlantique, en provenance directe de Tokyo. Pourquoi, alors, mentez vous ? Dites le moi. Tout ceci me fut confirmé par la Commission Chéreau, sachez-le. Je l'avais compris depuis belle lurette. Sachez que l'aéroport de Lorient sera rénové, cette année 2014. Il pourra accueillir tous types de porteurs. Rappelez-le à Alain Mustière qui me fait bien rire avec son association « des ailes pour l'Ouest » et ses tissus de mensonges.


Cher Jacques Auxiette, vous et moi sommes de la même génération. Vous n'êtes mon aîné que de 4 ans. Elu de la République comme moi (même si je ne suis qu'un tout petit élu) vous êtes partisan d'une vraie démocratie (moi également) et voulez que les décisions de justice soient exécutées immédiatement pour faire évacuer séance tenante tous ces maudits occupants (soi-disant 150) qui sèment la terreur et ont massacré le centre de Nantes ce samedi 22 février. On se croirait dans la célèbre fable « les animaux malades de la peste » de Jean de la Fontaine... avec ce mal qui répand la terreur, ce kyste qu'il faut éliminer. Avez-vous seulement conscience du ridicule de vos propos ? Oublieriez-vous que ces méchants jeunes que vous semblez bien connaître puisqu'ils sont de gauche (notre Ministre de l'Intérieur les a même identifiés « Black Blocs », terroristes de Notre Dame, danger pour la démocratie dont vous êtes l'un des garants et que nous, les opposants à votre funeste projet, défendrions, protégerions, nous les irresponsables... ; ces méchants jeunes vivent, sachez-le, chacun de très peu de terre qu'ils cultivent en commun et dont ils partagent les fruits, terre que vous avez acquise, vous les décideurs visionnaires pour la ridicule somme de 0,16 euro/m2. Si chacun de ces dangereux trublions ne vous a accaparé (pardon, loué gratuitement et hors contrat), mais illégalement, j'en conviens, que 300 m2 (la surface d'un jardin moyen), il vous a effectivement spolié de l'énorme somme de 0,16 x 300= 48 eurosou 3 euros/an à la location (90 euros/ha agricole). Quel crime, ces pelés, ces galeux ont-ils commis, il faut vite que, tel l'âne de la fable citée ci-dessus, qui avait « tondu de ce pré la largeur de sa langue », chacun de ces malfrats soit pendu. Votre discours, est trop bien rôdé pour être crédible. La même cellule qui cogite dans l'ombre vous fournit les éléments de langage à diffuser sur les ondes. Nous retrouvons les mêmes expressions, les mêmes termes que ceux proférés par ce cher Alain Mustière, le Président des Ailes pour l'Ouest (il est vrai qu'il n'y a toujours pas d'ailes à l'Ouest, seulement le meilleur aéroport européen à Bouguenais, dénommé Nantes Atlantique International –NAI- desservant plus de 100 destinations et qui pourrait en desservir beaucoup d'autres). Ce président Mustière qui s'obstine à ne jamais répondre à mes questionnements ni à me proposer un débat contradictoire. L'aveu !


Cher Jacques Auxiette, j'ai pris connaissance de votre entretien à l'Echo du Berry du 29/02/2012. J'en aurais presque la larme à l'œil, tellement il me rappelle ma jeunesse dans la toute petite ferme familiale à Carentoir. Il est vrai qu'en mai 68, vous effectuiez vos obligations militaires au titre de la coopération en Tunisie et n'étiez pas en France pour dresser les barricades. J'étais à Rennes, et mon labo ayant été fermé, je revins à la ferme aider mes parents aux travaux des champs. Quant à vous, j'imagine que, depuis la Tunisie, votre parcours syndical à l'Unef vous interdisait d'interdire, selon la célèbre formule de Dany. Le respect de la légalité que vous exigez des autres aujourd'hui était plus élastique à cette époque de votre vie, vous aviez l'âge des Zadistes de NDDL qui sont, à ma connaissance et pour la plupart de véritables pacifistes, pas les terroristes que vous accablez afin de pouvoir justifier l'évacuation immédiate du site manu militari. A ma connaissance, le millier de CRS, gardes mobiles et autres forces policières, lourdement équipés, n'ont pas même arrêté un seul de ces jeunes Zadistes que vous avez désignés à la vindicte publique dès le soir du 22 février. Seriez-vous un calomniateur? Sachez que la calomnie finit toujours par se retourner contre son auteur.


Comme vous, vos amis ont fait de brillantes carrières politiques. J'ai même le sentiment que l'humanisme chrétien et l'humaniste laïc auquel vous faites référence et qui vous animait alors, vous l'avez passablement oublié. Vous vous êtes même bigrement embourgeoisé, comme beaucoup de vos proches amis politiques. Vous avez cumulé allègrement et pendant tant d'années, tout en prônant le partage et la retraite à 60 ans (pour les autres seulement) : « Proviseur d'un grand lycée + maire d'une grande ville (la Roche/Yon) + conseiller Général+ Conseiller régional ». J'en oublie probablement. Quel talent ! Quelle puissance de travail ! Mais je vous le demande, comment assuriez-vous vos 35-40h chaque semaine au sein de votre lycée parallèlement à toutes ces fonctions électives prestigieuses ? Vous avez pour le moins eu le don d'ubiquité.
L'essentiel est qu'aujourd'hui, vous touchiez bien votre retraite complète de fonctionnaire de l'Education nationale et cela depuis près de 15 années, je suppose.
Pour ma part, mon activité professionnelle à laquelle j'ai ajouté la gestion d'une petite commune rurale m'a suffisamment occupé (avec une indemnité de 578 euros mensuels). Je n'ai jamais ménagé mon temps. Depuis ma retraite en 2007, je remplaçais le secrétaire de mairie pendant ses congés ou ses absences afin d'économiser dans l'intérêt de Quelneuc. Demandez aux administrés. Ils vous le confirmeront. Pendant mon activité professionnelle, je gérais en soirée et le week-end.
Les jeunes Zadistes que vous voulez chasser des terres qu'ils vous pillent ont certainement une autre conception de la vie (ce n'est pas la mienne, mais je la comprends) et ils sont peut-être aussi heureux que nous. Peut-être même sont-ils plus heureux. Rappelez-vous la fable « le savetier et le financier ». Jean de la Fontaine est l'un de mes auteurs préférés. Ses fables sont, au travers des animaux, de telles leçons pour les humains.


A propos, êtes-vous bien rémunéré pour assurer la présidence du Syndicat mixte aéroportuaire AGO? Si la réponse est positive, quel est le montant de votre indemnité ? Cela pourrait m'intéresser en qualité de contribuable. Ne devenez pas, avec votre ami Alain Mustière, les « Maître Jacques (jojo) et Maître Alain (Pierre) de Jacques Brel. Ce serait trop dommage.


Vous, cher Jacques Auxiette qui manifestiez en 1996 en compagnie de Monsieur le premier Ministre, pour la défense des zones humides et contre le projet du Carnet, vous qui dans l'Echo du Berry déclariez, il y a peine plus d'une année, en vantant le Boischaut-Sud « une région d'élevage, qui a assuré son développement sans massacrer le bocage, ni les paysages », de grâce n'ayez pas un double langage, selon les circonstances et les opportunités. Deviendriez-vous, à la fin de votre longue, trop longue carrière, et sans même vous en apercevoir, un fossoyeur de la nature, reniant sans le moindre état d'âme, vos engagements passés.


C'est bien ces incohérences, ces mensonges, ces contre-vérités que dénoncent nos concitoyens et ce samedi 22 février, dans la bonne humeur et dans la joie, nous étions nombreux à vous le rappeler. Nous ne sommes pas les irresponsables que vous dénoncez. Nous sommes des non-violents, mais comme le dit si bien Françoise Verchère, dont le mérite est immense, tellement elle parle vrai, nous sommes capables de juger avec « notre cerveau et de l'exprimer avec notre plume ».


Alors de grâce, changez de logiciel. Evoluez. Dites la vérité aux français, sinon ils se détourneront de vos mensonges. L'époque du gaspillage, de la gabegie : c'est fini. Consommons nos ressources fossiles épuisables et polluantes raisonnablement et non comme de fieffés égoïstes. Ce serait tellement un contresens dans la perspective de la Conférence Mondiale sur le Climat que présidera notre Président l'an prochain. A nous, pays riches de donner l'exemple
Que vous disent les bonnets rouges bretons, avec leur bon sens paysan ? : faisons produire le plus et le mieux possible chez nous. Evitons par l'écotaxe de sur-fiscaliser la livraison de proximité de nos biens nécessaires à notre quotidien. Posons-nous la vraie question de la détaxation du kérosène ainsi que la pérennité du low cost, si coûteux au contribuable (et pour qui veut raisonner sainement, voué, à moyen terme, à l'échec). A NAI, seul le low cost est générateur de la croissance du nombre de passagers. Comment un déplacement de 20 kms au nord de Nantes, avec une piste de même longueur, changerait quoi que ce soit au trafic aéroportuaire. Les deux dizaines de kilomètres économisés aux bretons ne changeront en rien leur vie ou leur économie. Votre aéroport du Grand Ouest n'est qu'un mot de plus dans vos éléments de langage. Les pistes ont l'exacte même longueur que celle de Nantes Atlantique International. L'accès sera plus coûteux. Ce ne sont finalement que des mots, des mots anesthésiants pour qui veut réfléchir. De la réclame, en somme, comme disait ma grand-mère.


En revanche, le coût écologique sera immense du fait du bétonnage et du bitumage de si nombreux hectares de zones humides et tampons en tête de bassins, notamment pour le Pays de Vilaine, en aval. La revue Nature annonçait, le week-end dernier, un doublement des risques inondation dans les décennies à venir, pour nos territoires. Evidemment vous pouvez le nier, l'ignorer, le passer sous silence. Pourtant des faits récents sont déjà là et ils sont têtus.


Dame Nature ne veut plus être violée, pas même à Notre Dame des Landes.

Pour ce qui concerne votre gloire de gagner tous vos procès, j'aurais moins d'arrogance. Des condamnations au pénal, sur plainte du commandant Pierre M..ant, outragé que deux jeunes, Erwan et Elise, se soient dénudés en sa présence. J'espère au moins qu'il n'aura pas eu besoin d'un trop coûteux soutien psychologique et qu'aujourd'hui, il va mieux. Rassurez-moi sur ce point essentiel. A défaut, je puis lui offrir la cassette du film « Les gendarmes de St Tropez », avec Louis de Funès. Il pourra ainsi se remettre de ces affreux outrages subis dans l'exercice de sa haute mission. J'ajoute que la condamnation pour dégradations de bâtiments (publics) (graffitis et autres) destinés à être totalement détruits par le concessionnaire, ne manque pas de sel, reconnaissez-le.


La Bretagne et les Pays de Loire possèdent tellement de richesses du fait d'un littoral de près de 3000kms, que vous seriez mieux avisé, monsieur le Président, de concentrer tous les efforts financiers de nos régions, à les développer toujours plus.


Je suis certain que vos ennemis jurés que sont les occupants de la Zad et qui sont dans leur immense majorité des pacifistes, seront les premiers à vous applaudir. Vous pourrez même offrir à nombre d'entre eux un travail rémunérateur, même s'ils savent se contenter de peu.


A Quelneuc, j'aide un de ces jeunes zadistes (3 mois à NDDL) dont le frère réside sur la commune, à acquérir une petite maison sans le moindre confort. Je ne le connaissais même pas, fin janvier. Il voudrait s'installer ici et cultiver paisiblement quelques terres tout en élevant volailles et petits animaux. Il vit dans un vieux combi. Je ne pense pas que ce soit celui de Notre Premier Ministre.


Cher Monsieur le Président Auxiette, ne le faites pas jeter dans la prison de Nantes. Il pourrait ravir le cœur de la fille du geôlier. Retrouvez plutôt vos idéaux de jeunesse. Ayez du cœur, un cœur à gauche, pas un cœur de pierre.


Avec l'humaniste Howard ZINN, professeur émérite à Boston « j'éprouve bonheur et plénitude, en m'engageant, avec d'autres, pour une cause noble et digne »


René Leblanc (alias : the white Plouc)

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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