08
Juillet

Nous garderons Nantes Atlantique

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Nous garderons Nantes-Atlantique

2014-07 Tract CeDpa Reamenagement-Architectes-page2

 

 

14
Janvier

Lettre ouverte d'un chef d'entreprise à M. Patrick Rimbert, maire de Nantes sur l'impact économique du projet

LETTRE OUVERTE à M. Patrick Rimbert,

Maire de Nantes

 

Objet : le bruit des avions autour de Nantes Atlantique et demande de rendez-vous

 

Monsieur le Maire,

Vous êtes très sensible sur le sujet du bruit, j’ai bien noté une de vos prises de position : « Je suis pour un durcissement des normes de bruit pour assurer une meilleure qualité de vie des habitants. C'est une contrainte mais c'est pour le bien-être des habitants». Vous avez donc sûrement été attentif à l’émotion de certains de  vos administrés, suite à la publication d’une étude de la DGAC sur l’évolution du bruit d’ici 2030. Cette étude conclut à une augmentation importante du bruit (comme on l’avait demandé à la DGAC ?). Un battage médiatique savamment orchestré a amplifié l’émotion de vos administrés.

 

La vérité est exactement inverse ! Les zones de bruit aéroportuaires diminuent à Nantes, comme partout dans le monde :

 
  • Londres HEATHROW, avec une division par 8 des populations concernées de 1980 à 2006, malgré une augmentation de 60 % du trafic ;
  • PARIS où le dernier indice synthétique de bruit aéroportuaire IGMP a baissé de plus de 20,2% depuis le niveau moyen 1999/2000.
  • Les aéroports américains, comme en témoigne  Anne Kohut, rédactrice en chef de la revue AIRPORT NOISE : « le fait que les zones de bruit rétrécissent malgré l’augmentation du trafic en avions plus silencieux est bien connu aux US ».
  • Et même NANTES, suivant les mesures faites depuis des années, auxquelles on fait peu de publicité ! Certaines d’entre elles figurent d’ailleurs sur le site de Nantes métropole.
 

Il est évident pour les experts que la diminution actuelle des zones de bruit va s’accélérer avec la prochaine mise en service  d’avions extrêmement silencieux, l’AIRBUS A350, qui a récemment survolé Nantes dans un silence impressionnant, l’AIRBUS A 320 NEO, etc. Ces nouveaux avions sont d’ores et déjà commandés en très grandes quantités, ils consomment très peu et vont envoyer à la retraite des bruyants gouffres à kérosène, bien avant leur limite d’âge.

 

Le CéDpa a fait faire une étude par des experts néerlandais, spécialisés dans le calcul des PEB. Celle-ci confirme la diminution des zones de bruit sur Nantes d’ici 2030. Cette étude a pris en compte la modernisation de la flotte aérienne. Pour un calcul à l’horizon 2030, il parait évident aux experts néerlandais d’intégrer ce paramètre, ce n’est pourtant pas le point de vue des fonctionnaires de la DGAC. Ce choix de la DGAC parait incompréhensible, il est indispensable de le faire expertiser, j’estime qu’on ne peut en rester là. L’enjeu est de taille, n’est-ce pas ?

 

J’ai travaillé ce sujet et assisté le CéDpa dans ses travaux. J’estime que Nantes peut continuer sereinement à urbaniser sans aucun risque de nouvelle contrainte liée au bruit aéronautique toutes les zones  urbaines de Nantes, en particulier l’ile de Nantes. L’argument suivant lequel « nous ne pourrions pas accueillir 20 000 habitants si nous ne faisions pas ce choix de libérer cet espace » est faux :

  • d’une part parce que le maintien de la piste pour AIRBUS ne permet de libérer que des zones mineures, en périphérie de la plate forme ;
  • d’autre part parce que Nantes est au cœur d’une vaste zone sans reliefs significatifs, où les réserves foncières sont abondantes, donc , il faut être honnête, il n’y a rigoureusement aucun risque de manquer d’espace !
 

Vous pouvez également tranquilliser vos administrés sur le sujet du bruit aéronautique. Je me permets sur ce point quelques suggestions :

1/ une enquête sur le survol récent de la ville par un RAFALE qui n’avait rien à y faire ; si vous ne la faites pas, d’autres s’en chargeront. Ce genre de comportement est honteux, préjudiciable à vos administrés, et doit être puni.

2/ une révision de la tarification de l’aéroport de NANTES ATLANTIQUE : on prétend lutter contre le bruit, or on ne fait rien pour dissuader les vieux appareils bruyants. Je vous indique ci-dessous le lien vers la tarification de ZURICH pour vous montrer qu’on peut utiliser l’arme de la tarification pour dissuader de façon efficace  l’utilisation des appareils les plus bruyants. Notamment la nuit.

3/ une révision des procédures aéronautiques : il serait facile de diminuer significativement le bruit sur Nantes, en mettant à jour les procédures. Il est incompréhensible de bloquer les choses à ce niveau ; Paris l’a fait depuis plusieurs années, avec un niveau sonore divisé par deux sur de larges zones.

 

Par ailleurs, sur un autre sujet, j’attire votre attention sur les difficultés récurrentes de l’activité hôtelière à Nantes que vous connaissez bien je suppose. La mise en place éventuelle de Notre Dame des Landes serait néfaste pour ce secteur économique. En effet, cet aéroport aura un coût bien supérieur à ce qui est annoncé, qu’il faudra bien financer, VINCI  n’étant pas réputé faire de la philanthropie. Ainsi, soit les taxes d’aéroport vont exploser, ce qui provoquera le départ d’une partie des low cost vers des plateformes plus compétitives, or ces low cost drainent une clientèle touristique vitale vers Nantes et sa région. Soit il faudra faire comme à Strasbourg et c’est le contribuable nantais qui sera sollicité à hauteur d’une dizaine d’euros par passager. Est-ce bien raisonnable en ces temps de fronde fiscale ? Dans les classements, Nantes  n’est pas vraiment bien placée en termes de charge fiscale. Un de vos objectifs est bien sûr de défendre le contribuable Nantais !

 

Enfin, certaines de vos prises de position ont attiré mon attention et je profite de ce courrier pour vous répondre :

 
  • « Nous voulons que notre territoire soit accessible ». La vérité : votre Ville est beaucoup plus difficile d’accès depuis Notre Dame des Landes que depuis Nantes Atlantique, au voisinage immédiat de la rocade de NANTES. Les liaisons avec votre ville (taxi, transport en commun, … Seront au moins deux fois plus couteuses ! Ce nouvel aéroport surdimensionné sera également beaucoup plus cher non seulement au niveau des taxes d’aéroport, mais au niveau de tous les frais indirects : parkings, etc… Le concessionnaire doit bien rentrer dans ses frais !!!!, je vous rappelle que Nantes Atlantique a été plébiscité meilleur aéroport européen de l’année en 2012 par les compagnies aériennes, notamment pour sa compétitivité.
  • « L'aéroport sera un projet de territoire pour Nantes et pour Rennes ». J’ai beaucoup de mal à mettre de la substance sur ces belles paroles. Votre homologue le maire de Rennes s’est-il engagé à fermer son aéroport lors de l’ouverture de NDL ?
  • « L'aéroport sera une ouverture au monde pour les jeunes de notre territoire et nos chefs d'entreprise ». Même M.Gendron de la CCI de Nantes le reconnait: « Il ne faut pas rêver, ce n’est pas parce qu’on déplacera l’aéroport que de nouvelles lignes se créeront ! »   Bien au contraire, des lignes low cost vont partir. La desserte des lignes européennes de NANTES ATLANTIQUE est tout à fait performante aujourd’hui grâce à sa compétitivité, elle se compare de façon favorable à des plateformes de dimensions équivalentes comme Bordeaux ou Beauvais ou même Toulouse quasiment deux fois plus gros !. A l’avenir,  elle risque plutôt de régresser si le nouvel aéroport se fait. Quant aux longs courriers, il ne faut pas rêver, des aéroports beaucoup plus gros que NDL en 2050 comme Lyon, Marseille et Nice n’ont au mieux qu’une seule ligne long-courrier régulière. Il n’y a rien de concret derrière cette « ouverture au monde » que vous nous faites miroiter.  
 

Je sollicite de votre part un rendez-vous, afin de pouvoir répondre à toute question de votre part et de débattre sur ces sujets fondamentaux pour l’avenir de notre ville.

Courtoisement,

 J.M.RAVIER
 chef d’entreprise,habitant NANTES centre, survolé par les avions depuis 14 ans  

 

Références :  

11
Février

Memorandum sur les questions posés par les pilotes, futurs utilisateurs de Notre Dame des Landes

Les pilotes de Nantes Atlantique se réunissent à échéance régulière pour faire le point sur l'avancement du projet de mise en œuvre de la future plate-forme de Notre Dame des Landes. Ces réunions ont pour objet premier d'analyser les études qui ont été menées par les autorités et les divers intervenants mandatés. Ce afin d'anticiper les conditions dans lesquelles les professionnels que nous sommes seront amenés à exploiter les infrastructures de ce futur aéroport avec pour priorité la sécurité des vols.

Des débats menés durant ces réunions, certes informelles, mais structurées et constructives, il ressort un certain nombre de questions qui n'ont toujours pas trouvé de réponses malgré la lecture approfondie des rapports d'études que nous nous sommes procurés, quelquefois publiés sous le sceau d'une confidentialité bien incompréhensible de notre point de vue de contribuables d'une part et de professionnels du transport aérien d'autre part. Peut-être aurons-nous des précisions sur les raisons pour lesquelles certaines informations n'ont pas été mises à la disposition du plus grand nombre ?

Aussi, en propos liminaires, il est essentiel de préciser que les pilotes n'ont aucun a priori sur le projet de l'aéroport de Notre Dame des Landes. Ils veulent connaître, si le projet devait in fine aboutir, les conditions dans lesquelles ils pourraient être amenés à exercer leur activité professionnelle avec pour unique priorité de garantir la sécurité des clients que sont les passagers et, par là même, la leur. A cela il faut ajouter que les compagnies qui décideront de s'implanter sur cette plate-forme devront trouver toutes les facilités leur garantissant une exploitation fluide et continue.

C'est pourquoi nous soumettons les questions auxquelles il nous semble essentiel d'obtenir des réponses précises pour préparer sur le long terme les éventuelles formations qu'il sera probablement nécessaire de délivrer aux pilotes des compagnies qui exploiteront cet aéroport. Aéroport qui, selon les diverses pièces du projet, se présente comme un concentré de technologie, tant dans le domaine de la sécurité que celui également sensible du respect de l'environnement, ce dont nous ne doutons pas.

Nos questions concernent quatre grands thèmes que nous souhaitons évoquer et ce dans le cadre du budget initial :

A propos de la météorologie locale

Existe-t-il des études qui auraient dénombré le nombre de jours durant lesquels la visibilité est descendue en dessous de 500 mètres et ce, pendant quelle durée ?

De la même façon, l'orientation des pistes a-t-elle tenu compte des occurrences de vents perpendiculaires aux axes, supérieurs à 30 kts, valeur au delà de laquelle bon nombre des avions modernes sont limités sur une piste mouillée, ce qui imposerait un déroutement ?

A-t-il été établi une statistique du nombre de jours qui imposeraient des procédures de dégivrage et d'antigivrage des avions avant leur vol ?

A propos de l'accessibilité aéronautique

Les documents en notre possession ne stipulent pas les types d'approches qui seront disponibles dès l'ouverture de l'aéroport, sur les 4 axes. Sera-t-il dès lors possible d'effectuer des approches de catégorie 2, de catégorie 3 ?

Un ILS est-il prévu d'être installé sur chacun des axes d'approche ?

Quels types de rampe d'approche est-il prévu d'être installé sur chaque entrée de piste ?

Les contrôleurs disposeront-ils d'un radar d'approche sur la plate-forme ou simplement d'un déport radar qui pénalise quelque peu le flux de trafic compte tenu des espacements plus important qu'il impose ?

A propos de la protection de l'environnement

Le projet a-t-il prévu une baie spécifique pour effectuer les opérations de dégivrage/antigivrage ou sera-t-il possible de dégivrer au poste de stationnement ?

Sachant que l'aéroport sera sis sur une zone particulièrement humide et sensible, les produits de dégivrage, dangereux et polluants, seront-ils systématiquement collectés en vue de leur recyclage ?

Les procédures de départ antibruit seront-elles compliquées à suivre et feront-elles l'objet d'une surveillance particulière de l'ACNUSA ?

Existera-t-il des contraintes spécifiques quant à l'utilisation des inverseurs de poussée à l'atterrissage ?

Même question pour l'utilisation des APU (Unité Auxiliaire de Puissance) ?

Les plans de descente en approche seront-ils « standards » ou seront-ils accentués pour minimiser l'impact des nuisances sonores ?

A propos de l'infrastructure et des équipements

Sachant qu'il est aujourd'hui encore très difficile sur bon nombre de terrains d'obtenir des coefficients de glissance lorsque les pistes sont contaminées, a-t-il été imposé au futur exploitant de la plate-forme de s'équiper en conséquence ?

Quels seront les équipements mis en oeuvre en cas de situation imposant un dégivrage/antigivrage des avions ? Quels types de produits seront proposés ?

Aurons-nous la possibilité de connaître précisément la hauteur d'eau sur la piste, avant le départ, lors de fortes précipitations ?

Les taxiways seront-ils équipés de cheminements lumineux pilotables par le contrôleur pour minimiser les échanges radio inutiles, comme cela se fait depuis de nombreuses années chez nos amis britanniques ?

Sur quels arguments pertinents repose la décision qui a été prise de créer 2 pistes avec des axes convergents ?

La plate-forme disposera-t-elle d'un service météorologique digne de ce nom ou devra-t-elle se contenter d'une station automatique dont on connaît tous l'approximation toute relative des mesures et des relevés ?

Quel seront le niveau SSLIA maximum et les moyens de lutte contre l'incendie prévus pour l'exploitation de la plate-forme ?

Compte tenu du fait que les taxiways sont limités à un seul accès à chaque piste, tout comme les postes de stationnement sont minimalistes, qu'a-t-il été prévu par les autorités dans le cas où les postes de stationnement seraient tous occupés alors même que d'autres avions continueraient à se poser ? En pareils cas, les roulages risquent fort de durer plus longtemps ce qui occasionnera une pollution inutile en attendant qu'un ou plusieurs postes se libèrent.

En conclusion, les études qui ont été menées ou, en tout état de cause, qui ont été fournies aux divers acteurs qui seront susceptibles d'exploiter cet aéroport encore à l'état de projet, ne permettent pas de répondre à toutes ces questions qui sont pour nous, pilotes de transport, essentielles en matière de sécurité.

En espérant que ce mémorandum apportera des réponses à nos légitimes interrogations.

Les pilotes de Nantes Atlantique
11
Février

Interrogations sur les aspects météorologiques

Lettre ouverte de J. Bankir au directeur de la DGAC
 
Paris, 7 février 2014

Monsieur le Directeur Général,

A la suite de la lettre que je vous ai adressée le 31 décembre dernier, j’ai eu l’occasion de dialoguer avec des pilotes nantais et, à la réflexion, toute une série d’interrogations nous sont venues sur les aspects météorologiques. Ceux-ci, à notre connaissance, ont été traités assez superficiellement.

Or, comme souligné dans ma dernière lettre, le budget initial annoncé pour Notre Dame des Landes est plus que serré. Pour pouvoir justifier l’investissement de 500 millions d’Euros, on a rogné dans tous les domaines et limité la capacité de l’aéroport, à l’ouverture, à 4 millions de passagers, ce qui est le trafic actuel de Nantes-Atlantique. Comme je le disais précédemment, c’est la négation même de l’utilité de l’aéroport dont on n’imagine guère, à ce stade, qu’il puisse être opérationnel avant 2018 ou 2019.

On peut donc légitimement se poser la question du nombre d’impasses qui ont pu être faites ici où là.

J’ai le privilège de l’âge et d’avoir vécu l’ouverture de Roissy-Charles de Gaulle. Je me souviens parfaitement de ces jours, nombreux, les premières années, où le Bourget était parfaitement dégagé, Orly, légèrement dans le brouillard, et CDG, totalement inaccessible. Le mur de brouillard que l’on pénétrait sur les 10km qui séparent LBG de CDG, était spectaculaire. Le phénomène avait une telle ampleur que nous avions été amenés à baser un certain nombre de Caravelles à LBG, pendant les périodes critiques.

Ce n’est pas un cas unique. On construit des aéroports là où l’on évitait d’habiter, dans des zones humides et relativement désertes. Mais, dans le cas de CDG, lancé alors que le trafic croissait de 16% par an et doublait tous les 5 ans, avec les quatre pistes, l’extension des installations passagers, fret et industrielles, tout ce qui a été construit aux alentours, les villages environnant étant devenus des villes et, surtout, les 500.000 mouvements, ces incidences se sont faites rares. Ce ne sera pas le cas de NDL où le nombre de mouvements prévus restera ridiculement faible selon vos propres prévisions tandis que l’on évitera, espérons-le, qu’une ville se développe tout autour. Et cet aéroport doit être construit sur un plateau, à 60 mètres d’altitude en moyenne, terriblement humide.

La contrainte du brouillard risque d’ailleurs d’être sévère pour les compagnies régionales, les charters et les low-costs, soit la quasi-totalité du trafic de Nantes, ce type de compagnies n’ayant pas toujours la politique ou les moyens d’investir et/ou de maintenir la qualification machines/équipages, s’agissant d’approches en catégorie 3.

Il y a enfin, le problème délicat du dégivrage, extrêmement polluant. ADP avait pris une infinité de précautions pour éviter la pollution d’une zone propre, de part et d’autre de la ligne de séparation des eaux de l’Oise et de la Marne. On espère que l’impasse dans ce domaine, n’est pas totale.

Mes amis pilotes ont donc rédigé le mémo qui est joint à cette lettre.

Nous espérons que vous voudrez bien répondre à leurs questions.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de mes salutations respectueuses.

Jacques Bankir

Lettre adressée à Monsieur Patrick Gandil, Directeur Général de l’Aviation Civile, DGAC, 50 rue Henri Farman, 75720 Paris cedex 15.

Pièces jointe : Memorandum du 7 février sur les questions posées par les pilotes, futurs utilisateurs de Notre Dame des Landes

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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