14
Janvier

Fiche n°03 - Bruit

Publié dans Fiches thématiques

Le bruit est évoqué pour justifier le transfert de l’aéroport actuel à Nantes Atlantique, il serait devenu insupportable pour les Nantais. Certes les avions sont bruyants et les populations des communes riveraines subissent des nuisances (guère les Nantais). Ces nuisances sonores ont néanmoins régressé, la Direction générale de l’aviation civile l’affirme mais à Nantes, elle le cache. Elles vont continuer à régresser, d’autant qu’il existe des solutions pour les réduire davantage, non mises en œuvre aujourd’hui à Nantes, notamment l’arrêt des vols de nuit et de nouvelles trajectoires.

 

Le bruit impacte moins d’habitants à Nantes qu’à Toulouse où l’Etat a renoncé à transférer l’aéroport.
Les plans de gêne sonore établis pour chaque aéroport donnent le nombre de logements directement impactés, pouvant bénéficier d’aides à l’insonorisation :
Nantes-Atlantique :  1 750 logements (environ 5 000 personnes)
Toulouse :             20 200 logements (environ 56 000 personnes)

 

Le bruit aérien diminue
Les avions sont de moins en moins bruyants. Les plus anciens, les plus bruyants, sont retirés au fur et à mesure du renouvellement des flottes. On remplit davantage les avions. Le nombre de voyageurs augmente mais pas la nuisance sonore ! La Direction générale de l’Aviation Civile l’a affirmé lors d’un colloque de novembre 2015 à l’Ecole nationale de l’aviation civile (ENAC)1. Cela concerne Nantes Atlantique comme tous les grands aéroports. Autour de l’aéroport d’Heathrow, il y avait en 1998, 341 000 personnes dans le périmètre de 57 db ; en 2012, elles sont 243 000 alors qu’il y a 40 000 mouvements de plus et que l’habitat s’est densifié2.

 

En 2003, la DGAC s’est trompée dans l’estimation du bruit autour de Nantes Atlantique dans le calcul du Plan d’Exposition au Bruit (PEB).

 

En 2013, la DGAC récidive dans les grandes largeurs (voir fiche 02 – personnes survolées). Pour répondre à la demande de la commission du dialogue d’estimer des plans d’exposition au bruit prévisionnels, la DGAC a choisi les hypothèses les plus lourdes pour faire croire à une augmentation future du bruit autour de Nantes Atlantique :

  • Ignorer le progrès technique des appareils de nouvelle génération qui sont sur le marché depuis 2014 ;
  • Gonfler le nombre de mouvements d’avions ;
  • Modifier les trajectoires et l’utilisation de la piste de façon à ce que Nantes soit davantage survolée.

Le progrès technique des avions est un facteur majeur de la réduction du bruit. Le bruit des avions diminue de 50 % en moyenne chaque décennie depuis 1970. Les évolutions apportées par les récents appareils sont importantes.

 
Fiche-03 image-1 Fiche-03 image-2 Zones de bruit comparées d’un appareil actuel (carte de gauche) et d’un appareil doté d’un moteur nouvelle génération (carte de droite)

Fiche-03 image-3

Le graphique britannique ci-contre présente le renouvellement de la flotte. La flotte actuelle (en rouge) va décliner en importance pour laisser progressivement la place à la nouvelle génération d’appareils (en bleu) à partir de 2015. En 2030, ces appareils constitueront environ la moitié du parc.

Le rapport du CGEDD (Commissariat général de l’environnement et du développement durable) demande une tierce expertise pour l’étude des zones de bruit sur Nantes. Nous ajoutons :  INDEPENDANTE.

 Fiche-03 image-4

www.sustainableaviation.co.uk

 

Le bruit impacte bien davantage des habitants de communes proches de l’aéroport, notamment Bouguenais et Saint Aignan de Grandlieu, que ceux du centre ville de Nantes où le bruit provient de bien d’autres sources. Pourtant, pour espérer mobiliser beaucoup de monde, les partisans du projet de nouvel aéroport mettent en avant le bruit sur Nantes.

Des cartes de bruit de jour (moyenne annuelle) de 2015 sont publiées sur le site de Nantes métropole . Elles ont été actualisées dans le cadre du plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE). Curieusement, la carte du bruit aérien 2015 est strictement identique à celle de 2008. Pour le bruit routier, il n’y a pas photo. De là à supposer que les cartes de bruit aérien datées juin 2015 sont en fait celles de 2008 ? La DGAC s’était d’ailleurs opposée à leur actualisation dans le cadre des travaux de préparation de PPBE. Cachez cette réduction de bruit aérien à Nantes que je ne saurais voir !

Bruit aérien Bruit routier
Fiche-03 image-5 Fiche-03 image-6
2008 2008
Fiche-03 image-8 Fiche-03 image-9
2015 2015

 

Pour les habitants directement impactés par le bruit aérien, les nuisances se concentrent sur les WE de grands départs (vacances, WE prolongés). Pour le bruit aussi, la présence du lac de Grandlieu est un avantage considérable pour l’aéroport de Nantes Atlantique car il y a peu de personnes survolées côté sud.


Il existe des solutions pour réduire ces nuisances dès maintenant

  • Arrêt des vols de nuit (23h-6h) comme cela se fait dans beaucoup d’aéroports. Demande jamais soutenue par ceux qui ont l’air si soucieux de la qualité de vie des habitants de l’agglomération…
  • Descente en continu par le nord, avec un plan d’approche plus fort, ce qui permettrait de diminuer sensiblement le bruit, et aussi la consommation de kérosène, l’avion « planant » en quelque sorte jusqu’à son arrivée. Tous les aéroports doivent mettre en application ce nouveau type de procédure (recommandations OACI). A Nantes, on l’a mise en place d’abord pour l’arrivée par le Sud… et non pas pour les atterrissages par le nord pourtant les plus contraignants ! Pour mettre en place ce type de procédure, il faut installer une balise radio-électrique supplémentaire et revoir les procédures d’atterrissage.

 

D’autres solutions devraient être étudiées au cas, peu probable, où il y aurait à l’avenir une forte augmentation du nombre de mouvements d’avions : mise en réseau d’aéroports proches pour les vols vacances Nantes, Angers, Rennes ; nouvelle piste réorientée, dédiée à l’atterrissage.

 

Voir aussi le cahier Bruit de l’Atelier citoyen (www.ateliercitoyen.org)

 

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[1] Voir vidéo à venir

[2] SA Noise road map : http://www.sustainableaviation.co.uk/road-maps/

[3] http://www.nantesmetropole.fr/institution-metropolitaine/competences/les-cartes-des-bruits-27856.kjsp?RH=1272455296326

Mise à jour du 1/05/2016

 
12
Mai

Fiche n°21 : L’optimisation de Nantes Atlantique

Publié dans Fiches thématiques

L’optimisation de Nantes Atlantique est possible et réalisable à bien moindre coût que le projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. L’Atelier citoyen l’a montré en détail à travers tous les aspects techniques du dossier, mettant à jour les nombreux mensonges de la DGAC. Au final, les travaux de l’Atelier citoyen démontrent ce que disent de nombreux professionnels de l’aérien depuis longtemps : le projet de Notre Dame des Landes n’a rien à voir avec une quelconque insuffisance de l’aéroport actuel !

 

Au lieu de transférer l’activité commerciale de Nantes Atlantique à Notre Dame des Landes, ne peut-on pas conserver et optimiser l’aéroport actuel ? La question est posée depuis le Débat public de 2002. A la demande de la commission du dialogue en 2013, la DGAC a mené des études sur le bruit prévisionnel et sur le coût de réaménagement. Celles-ci concluent que, certes, on pourrait maintenir cet aéroport (pour un coût légèrement inférieur à celui de NDL) mais que le bruit imposerait de plafonner le nombre de mouvements, en 2020 environ. Ces études partiales sont contestées par le CéDpa et l’Atelier citoyen. En 2016, le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable reconnaît l’alternative « Nantes Atlantique optimisé » et demande une tierce expertise1 sur ces deux mêmes sujets, le bruit et le coût !

 

L’Atelier citoyen2 a travaillé aux solutions de maintien de l’aéroport actuel. Il a publié en 2015, sept cahiers sur l’aérogare, la piste, la circulation et les trajectoires aériennes, l’économie et les emplois, la finance, le bruit, les transports en commun. A venir en 2016 : l’urbanisme.

 

Conclusion principale : il est possible de garder et d’optimiser l’aéroport actuel pour un coût bien moindre que celui prévu pour Notre Dame des Landes3.

 

Les contraintes liées au bruit ne vont pas augmenter. Les zones de nuisances sonores régressent autour de la quasi-totalité des aéroports et cette tendance va se poursuivre avec l’arrivée depuis 2014 d’une nouvelle génération d’appareils nettement moins bruyants (A320 Neo et B737 Max notamment). Le nombre de mouvements d’avions augmentera peu grâce à la progression continue du nombre de passagers par avion (l’emport) et à la diminution de l’aviation légère qui a disparu des autres aéroports régionaux français, sauf de Beauvais.

 

Des équipements de navigation peuvent être installés dès à présent (certains sont dans des cartons) pour améliorer les trajectoires des avions, ce qui contribuera à la réduction des nuisances sonores, à la fluidification du trafic et à la sécurité.

 

Nantes AtlantiqueDes extensions de l’aérogare sont réalisables au sein même de l’emprise foncière existante pour les mêmes capacités que celles prévues à Notre-Dame-des-Landes (6 et 9 millions de passagers). Une rénovation et une réorganisation des bâtiments existants rendraient les circuits passagers efficaces autour d’un seul point de contrôle de sécurité.
Une rénovation thermique et un travail sur l’usage de l’énergie permettront de réduire de 40 % les consommations énergétiques actuelles et de diviser par trois les émissions de gaz à effet de serre.

 

Le réaménagement, le maintien et l’extension de l’aérogare existante, ainsi que la création de parkings en silos, constituent des économies non négligeables tant financières qu’écologiques.

 

Contrairement aux travaux préconisés par la DGAC pour le maintien à Nantes Atlantique, travaux qui consistaient à tout surdimensionner, à démolir beaucoup et à reconstruire beaucoup, les préconisations de l’Atelier citoyen ont été faites avec des préoccupations économiques et environnementales : améliorer l’existant, préserver les terrains naturels, arrêter les gaspillages, minimiser les déchets produits et les coûts. L’ensemble des travaux préconisés sont autofinancés par le concessionnaire, sans subventions. Certains de ces travaux devront d’ailleurs être faits même si NDL se construisait, pour la période intermédiaire.

 

La piste actuelle ne nécessite que des travaux de rénovation (élargissement du taxiway et prolongation de la piste de 60 m). Au cours de son prochain resurfaçage, il sera possible de rendre le profil conforme aux dernières normes, notamment de corriger le creux existant, et  de renforcer éventuellement certaines zones moins résistantes.

 

Un transport en commun performant peut desservir l’aéroport : le tramway peut-être prolongé de 2 km depuis son terminus de La Neustrie et desservir la zone industrielle d’Airbus ; alternativement, le train peut arriver à 40 m de l’aérogare, la voie ferrée existe, il suffirait de la remettre en état et d’aménager une gare.
Seule cette desserte en transport en commun sera à la charge des collectivités locales, ce qui représente un budget beaucoup plus faible que celui prévu pour la plateforme à Notre Dame des Landes et celui, non inscrit aux budgets, de sa desserte en tram-train.

 

Coût d’investissement initial pour les collectivités
(en millions d’euros 2016)

 

Optimiser Nantes Atlantique Construire un aéroport à
Notre Dame des Landes
Ce tableau n’intègre pas les frais de fonctionnement, ni, dans la solution NDL, ceux de gestion de la piste pour Airbus et la construction d’un éventuel pont sur la Loire.
Choix tramway Choix train
40 à 50 25 à 35 Participation construction :
Tram-train pour NDL :
124,50
114,00*
TOTAL : 25 à 50 selon l’option retenue TOTAL : 238,50

* estimation basse, cela peut être facilement le double

 

Les conséquences du maintien de Nantes Atlantique sur l’économie et l’emploi ont été analysées par l’Atelier citoyen. Elles sont positives :

  • Consolidation du principal pôle économique du sud de Nantes (8000 emplois dont 2000 liés à l’aéroport);
  • Pas de licenciements sur l’aéroport (moins de personnel à NDL, bien plus automatisé) et pas de déménagements;
  • Atout supplémentaire pour l’institut de Recherche Technologique Jules Verne, à proximité;
  • Meilleure desserte de ce pôle économique par l’arrivée des transports en commun;
  • Satisfaction pour la pérennité de l’entreprise Airbus et ses sous-traitants (2.900 salariés);
  • Pas d’aggravation du déséquilibre d’emplois entre nord et sud de l’agglomération (2/3 au nord, 1/3 au sud)4;
  • Pas d’aggravation des embouteillages sur le périphérique nantais5

 

Les analyses détaillées de l’Atelier citoyen confortent nettement les propos de plusieurs professionnels : le projet de Notre Dame des Landes n’a rien à voir avec une quelconque insuffisance de l’aéroport actuel !

 

  • Nicolas Notebaert, patron de Vinci Airport : « Ce transfert n’est pas une réponse à des problèmes aéronautiques mais un choix politique de développement du territoire. »6
  • Jacques Bankir, ancien président de Regional Airlines : « L’intérêt de Nantes c’est d’avoir les meilleures liaisons possibles vers l’Europe des affaires. Ces trafics d’agglomération à agglomération sont favorisés par un aéroport proche, commode et bien géré […] Avec Notre Dame des Landes, Nantes se tire une belle dans le pied. »7
  • Yves Crozet, directeur du laboratoire économique des Transports : « Cet équipement est essentiellement une opération urbaine, pas une opération aéroportuaire. »8
  • Pierre Sparacco, journaliste aéronautique : « L’affaire NDDL est d’autant plus scandaleuse et inadmissible que les uns et les autres ont oublié une fois pour toutes qu’il s’agit au départ de transport aérien, et de rien d’autre. […] Si NDDL se fait, le réveil budgétaire sera à coup sûr pénible. Et, quoi qu’il en soit, nous l’avons déjà suggéré, il conviendrait tout d’abord de dépolitiser le dossier, de le professionnaliser. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Entre-temps, toutes les parties impliquées peuvent se préparer à payer le prix fort pour un enjeu qui n’en vaut pas la peine. »9

 

 

Mise à jour du 15/05/2016
 
(1) : Nous demandons depuis des années une expertise vraiment indépendante, l’État la refuse
(2) : Atelier citoyen http://ateliercitoyen.org/
(3) : Le coût du dédit en cas d’abandon du projet NDL, estimé entre 150 et 250 M euros, est pris en compte
(4) : Recensement de la population 2011 : 205 000 emplois nord Loire et 105 000 emplois sud Loire (dont Ile Beaulieu)
(5) : En 2011, les déplacements quotidiens du sud Loire vers le nord Loire pour le travail concernent 64 600 actifs. Dans le sens inverse, 35 000 actifs habitent nord Loire et travaillent sud Loire (source : Recensement de la population).
(6) : L’Express, 25 juillet 2012 : http://acipa.presse.free.fr/Articles/LExpress20120725.pdf
(7) : Ouest France, 14 novembre 2013 : http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/aeroport-nantes-se-tire-balle-dans-pied-selon-jacques-bankir-14-11-2013-117726
(8) : L’Express, 16 novembre 2012 : http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/aeoroport-notre-dame-des-landes-une-operation-urbaine-pas-aeroportuaire_1436693.html
(9) : http://reporterre.net/Selon-des-experts-aeronautiques
17
Janvier

Naturalistes en lutte : conférence de restitution des études sur la nature à Notre-Dame-des-Landes

Publié dans Communiqués de presse
Le collectif des Naturalistes en lutte, avec le soutien de la coordination des opposants propose une soirée exceptionnelle sur la nature à Notre-Dame-des-Landes animée par Denis Cheissoux.

Après un an de travail sur le terrain et d’étude des dossiers réalisés, les experts des naturalistes en lutte mettront en évidence les incroyables insuffisances des dossiers officiels et les conséquences environnementales du projet d’aéroport.
Lundi 27 janvier

20h30

Salle de la Manufacture de Nantes 10 boulevard de Stalingrad


Cette conférence sera suivie d'une sortie sur le terrain dans le cadre de la journée mondiale des zones humides.

Rendez-vous le dimanche 2 février 2014 à 14h 00 à la Vacherie, lieu-dit les Domaine, Notre-Dame-des-Landes.
 
13
Juin

Audience sur les recours loi sur l'eau et espèces protégées le 18 juin

Publié dans Communiqués de presse

L'audience sur les 17 recours loi sur l'eau et espèces protégées aura lieu au Tribunal Administratif de Nantes (allée de l'Ile Gloriette) jeudi 18 juin prochain.

La Coordination des opposants appelle à un rassemblement ce même jour à partir de 10h à l'endroit de la grève de la faim de 2012, en bas de la rue Jean-Jacques Rousseau à Nantes, pour une occupation de ce lieu symbolique de la lutte le temps de la durée de l'audience.
Prévoyez votre pique-nique.

Voir le communiqué de presse du Tribunal Administratif

 

Article de FNE (co requérant) sur citizen case

 

Et les quelques articles en ligne :
A Notre-Dame-des-Landes, la justice commence à trancher


NDDL. Les recours examinés le 18 juin par le tribunal administratif


ND-des-Landes: les recours environnementaux contre l'aéroport examinés le 18 juin

twitter acipa

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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