05
Septembre

Communiqué de Presse des Copains 44 et 35 : Appel à mobilisation

Publié dans Communiqués de presse
Communiqué de Presse des Copains 44 et 35 : Appel à mobilisationLe 5 septembre 2012
Depuis les 40 ans de lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, des paysans, aux côtés des autres militants, sont actifs pour refuser l’artificialisation de 1500 hectares de terres agricoles.
Aujourd'hui, alors que les commissions de dialogue valident nos thèses, que l'Europe se saisit de l'utilité du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, que les opposants seront reçus le 10 septembre au ministère des Transports, que d'autres grands projets d'infrastructures (LGV...) sont abandonnés... la machine judiciaire continue.
Depuis le début de l'opération César, ce sont plus de 200 interpellations, 47 condamnations en comparutions immédiates. Des paysans ont aussi été condamnés.
En Juillet 2011 s'est créé le collectif d’organisations agricoles COPAIN 44 qui essaimera ensuite en Ille-et-Vilaine avec la création de COPAIN 35 en Juin 2012, et dans d'autres départements. Depuis leur création, les actions de ces collectifs paysans ont été nombreuses, fédératrices et parfois spectaculaires avec notamment des énormes convois de tracteurs : 100 tracteurs à Rennes le 10 Novembre 2012, plus de 400 à Notre-Dame-des-Landes le 17 Novembre 2012.
Le 27 Janvier 2013, COPAIN 44, aidé de zadistes et comités de soutien occupent la ferme de Bellevue laissée vacante la veille par l’ancien exploitant locataire. Des paysans et paysannes s'y déclarent résidents, la protégeant ainsi d'une destruction imminente. Depuis 7 mois, de nombreux chantiers ont été réalisés, permettant ainsi de faire vivre ce lieu et de lui redonner sa vocation productrice : réhabilitation du four à pain, boulangerie, transformation fromagère etc.
Poursuivis par AGO Vinci, et jugés par 2 fois en février et mars pour occupation illégale ce sont 18 paysans et paysannes qui font appel de leur jugement le 10 septembre à Rennes.
Le collectif 35 contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, COPAIN 35 et COPAIN 44 appellent à :
un rassemblement de soutien, le mardi 10 septembre à partir de midi, place du Parlement à Rennes.
Pour soutenir celles et ceux qui proposent un autre modèle de développement et sont aujourd’hui les porte-paroles de tous ceux qui refusent la réalisation de ce projet inutile.
La relaxe de tous les chefs d’inculpation redonnerait à l'occupation de la ferme de Bellevue son rôle d’intérêt général :
arrêter toute destruction ou saccage tant que tous les recours ne sont pas aboutis et préserver le potentiel d'installation et d'innovation alternative après abandon du projet.
Appel à mobilisation lancé par le Collectif 35 contre l'aéroport de NDDL et COPAIN 35 et 44
(Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles INdignées par le projet d'aéroport)


 
Voir aussi :
 
Infos covoiturage :
  • à 10h30  au parking de la poste à Notre Dame des Landes, au parking de la Maison Régionale à Sainte Pazanne et au Cardo à Nantes
  • à 11h à l’aire de covoiturage, zone de l’Oseraie (côté Grigonnais) par la sortie Puceul/La Grigonnais de la 4 voies de Rennes, au Wagon à Pannecé
 
 
22
Février

Communiqué des organisateurs de la manifestation anti-aéroport du 22 février

Publié dans Communiqués de presse
La manifestation d'aujourd'hui a connu une mobilisation inégalée.

520 tracteurs, venus de tous les départements limitrophes ont été comptés, deux fois plus que le 24 mars 2012 à Nantes. Cela marque une implication massive du monde paysan. Les tracteurs vigilants sont prêts à intervenir sur la zad.

Il y avait 63 bus venus de toutes les régions de France, deux fois plus encore que lors de la chaîne humaine. C'est le signe d'une mobilisation nationale et de la connection entre Notre Dame des Landes et d'autres luttes contre les grands projets inutiles et imposés.

Il y avait entre 50 et 60 000 personnes, plus encore que lors de la manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012. Il s'agit de la plus grosse mobilisation du mouvement.

Le défilé a été festif, créatif et déterminé, avec des batukadas, salamandres, tritons géants, masques d'animaux marquant le refus de la destruction des espèces protégées et des mesures dites de compensation.
Des prises de paroles et animations ont eu lieu jusqu'à 18h square Daviais.

La préfecture avait choisit de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d'être visible dans le centre ville. C'est la première fois qu'on interdit à une manifestation d'emprunter le Cours des 50 Otages. Une partie du cortège est passée par l'île Beaulieu. Une autre a essayé de passer par le trajet initialement prévu et a fait face à une répression policière violente avec tir de flashball, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Cela n'a pas empêché les manifestants de rester en masse dans les rues de Nantes jusqu'à la fin.

Il existe différentes manières de s'exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n'est pas étonnant qu'une certaine colère s'exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la zad ?

Cette journée est un succès et les différentes composantes de la lutte restent unies sur le terrain. L'opposition ne fait que croître depuis 30 ans. Le gouvernement n'a pas d'autre choix que d'abandonner le projet d'aéroport !



27
Février

Succès incontestable de la mobilisation pour l'abandon du projet d'aéroport

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Communiqué de presse - Notre-Dame-des-Landes, le 27 février 2016

Les diverses composantes de la lutte de Notre-Dame-des-Landes (Coordination des opposants, COPAIn, ZAD ...) organisatrices de la mobilisation du samedi 27 février 2016 "pour l'abandon du projet d'aéroport et pour l'avenir de la ZAD", se réjouissent de l'énorme réussite de cette journée, pourtant organisée une nouvelle fois dans un délai très court.
Nous avons vécu ce jour certainement la plus grosse manifestation pour la sauvegarde du bocage de Notre-Dame-des-Landes et pour le soutien à celles et ceux qui font vivre cette ZAD.

Les organisateurs saluent les plus de 60 000 personnes qui se sont déplacées, parfois de très loin (68 cars venus de toute la France), pour apporter leur soutien infaillible à cette lutte emblématique contre un projet inutile - basé sur des mensonges, des secrets et des manipulations - écologiquement et économiquement intenable.
Le convoi venu de l'est était composé d'une cinquantaine de tracteurs - présence voulue symbolique pour rappeler l'enjeu de préservation de la terre agricole - et d'un millier de personnes à vélo dès le point de départ de l'Erette.
Il a rejoint, sous les acclamations, l'impressionnante marche venue de l'ouest, festive, musicale et colorée.

Les nombreux messages de soutien venant de partout (Allemagne, Italie, Turquie, Belgique, Grande-Bretagne, Québec...) prouvent, s'il en était encore besoin, que la lutte au départ locale de Notre-Dame-des-Landes rejoint désormais des préoccupations globales de choix de société. Le constat de l'incohérence entre, organiser la COP21 et, quelques mois après, vouloir construire un aéroport près d'une ville qui en possède déjà un, a été lui aussi renouvelé.

L'ambiance festive qui a régné toute la journée ne doit pas faire oublier la détermination farouche des opposant-e-s pour obtenir rapidement l'arrêt des procédures d'expulsion et l'abandon du projet. Les prochaines semaines seront déterminantes.

L'annonce d'un référendum sur le projet d'aéroport - dont l'organisation reste pour le moins floue et sujette à caution - n'a pas affaibli le mouvement d'opposition, bien au contraire.

On ne lâchera rien ! L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne se fera jamais !

 

Prises de paroles

 

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08
Octobre

Premiers chiffres, serment du bâton et textes communs du mouvement lus à l'arrivée de la manifestation du 8 octobre

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Mise à jour 9/10/2016 :

Lien vers l'album photo de l'ACIPA

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Notre-Dame-des-Landes, le 8 octobre 2016 - 15h00

 

La mobilisation du 8 octobre a déjà réuni plus de 40 000 personnes sur les terres de Notre Dame des Landes. Et de nombreuses personnes continuent à arriver pour la suite de l'après-midi et de la soirée. Alors que le gouvernement n'a pas encore, et fort heureusement, lancé de nouvelle opération d'évacuation, nous sommes d'ores et déjà au moins autant que lors de la manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012 qui était survenue après 4 semaines d'opération policière.

Un bilan plus détaillé de la journée suivra, voici déjà les textes communs du mouvement lus à l'arrivée de la manifestation pendant que les bâtons étaient plantés et les hangars levés.

## serment du bâton et textes communs du mouvement lus à l'arrivée de l'a manifestation du 8 octobre

Voici le serment des bâtons et les autres textes communs du mouvement (texte sur la mobilisation et texte de solidarité avec Calais) lus à l'arrivée de la manifestation du 8 octobre avant que les manifestatnts viennent planter leur bâtons dans la terre de la zad.

### Le serments des bâtons

Dès notre plus tendre enfance, le bout de bois, puis le bâton, prolongent notre main, en un outil incomparable...
Bâtons de l'exploration prudente, pour sonder d'éventuels dangers...
Pilons heurtant le riz ou le manioc dans les mortiers, qui scandent la vie quotidienne de tant de villages, en Afrique ou ailleurs...
Bâtons pour rouir le chanvre, pour fouler la laine, pour remuer la lessive... comme l'ont fait nos parents...
Bâtons du voyage et de l’échange, de celui du colporteur aux mats des plus grands voiliers, qui assuraient partout dans le monde la circulation des cultures.

Bâtons qui nous rassurent et nous soutiennent quand les problèmes ou l'âge sont là, sous forme de tant de cannes...
Bâtons de la protection et de la défense, en particulier des troupeaux, ici pour déplacer les vaches, là pour la transhumance des brebis ou contre les prédateurs... bâtons des palissades...bâtons qui maintiennent nos dunes...
Bâton du pèlerin... bâton de l'engagement... bâtons de la parole partagée...
Oui les bâtons accompagnent nos vies. Et c'est la symbolique de tous ces usages du bâton que nous portons ensemble ce 8 octobre.

Mais bien sûr les bâtons nous parlent aussi de colère et de révolte. Ceux des innombrables jacqueries paysannes qui ont émaillé et construit notre histoire. Et il n'y a pas si longtemps, les paysans du Larzac ont préféré le chant de leurs bâtons de bergers aux bruits de bottes de l'extension d'un camp militaire. Ce qui nous menace ici n'est plus un camp, mais la voracité sans fin des multi-nationales prêtes à toutes les destructions pour la croissance de leurs profits. Ce sont les appétits personnels de leurs soutiens politiques. Ce sont eux qui sont responsables de l'opération César il y a quatre ans déjà, opération que nous avons fait collectivement échouer, ceux qui sont coupables de la mort de Rémi Fraisse. Nous ne pouvons oublier !

Pas plus que nous ne pouvons ignorer dans la période présente, les menaces et indices d'une agression prochaine de la zad, en vue de l'évacuer totalement et de la détruire. En ce 8 octobre, nous saisissons nos bâtons symbole de notre détermination, en tant qu'outils de protection de cette zad que nous aimons : ce que nous souhaitons, c'est que ce message de détermination soit si massif, porté si puissamment par la population, qu'il résonne si fort qu'il puisse éliminer la menace. Selon les choix des personnes ou collectifs qui les amènent ici, ces bâtons sont anonymes ou identifiés de différentes manières. Mais tous sont porteurs de notre engagement commun à ne pas abandonner cette zone au béton et aux avions.

En les plantant ici aujourd'hui, de manière publique et solennelle, nous scellons dans le sol de Notre Dame notre serment collectif, de venir, en cas d'agression de la zone, les reprendre ici face aux forces du désordre, et de participer à la défense à laquelle nous nous sommes préparés, dans la diversité de nos choix et capacités. Et s'il nous est impossible de rejoindre la zone, nous participerons, dans la France entière et bien au-delà, patout où nous serons, aux actions déjà en préparation.

Nous sommes convaincus que la force collective de personnes déterminées, sûres du bien-fondé de leur positionnement, peut encore faire entendre raison à tous ceux qui, à l'instar de Vinci et des élus corrompus, choisissent l'unique objectif du profit maximum pour quelques-uns.

Nous ne nous soumettons ni à la loi du profit, ni à celle du plus fort. Avec Michel Tarin - habitant de Notre-Dame-des-Landes décédé en 2015, ancien du Larzac, qui à mené, avec d'autres, une grève de la faim de 28 jours en 2012 - qui souhaitait tant que résonne le chant de nos bâtons, ensemble nous répétons : « nous sommes là, nous serons là... »

Serment : En ce 8 octobre, nous saisissons nos bâtons, symbole de notre détermination et outil de protection de cette ZAD que nous aimons. En les plantant aujourd’hui, nous scellons dans le sol de Notre-Dame-des-Landes notre serment collectif de revenir, si nécessaire, défendre la ZAD. Nous ne nous soumettons ni à la loi du profit, ni à celle du plus fort :

nous sommes là, nous serons là !

## Texte général sur la manifestation

Tout d'abord un très grand merci à vous tous d'avoir répondu si nombreux à l'appel de l'ensemble du mouvement anti-aéroport à venir ici ce 8 octobre sur la zad pour qu'y “résonnent les chants de nos bâtons”. Cette mobilisation, dont la date a été annoncée dès le rassemblement de l'été dernier a été  préparée de la manière la plus collective. Des dizaines de cars, de tracteurs, des milliers de vélos, voitures, piétons nous ont rejoint. Merci à tous.

L'année passée !
Nous avons vécu toute cette année de nombreux épisodes qui n'ont entamé ni la cohésion ni la détermination de notre mouvement.

Il y a presqu'un un an, à l'occasion de la COP21 à Paris, le mouvement a dit combien le projet d'aéroport était climaticide, destructeur de terres vivrières, de biodiversité... En montant jusqu'à Versailles en convoi, puis en se rassemblant ici à notre Bourget 44. Avant même la fin de cette COP, la réactivation des procédures d'expulsions vis à vis des personnes 'historiques' vivant et cultivant sur la Zad a été l'élément déclencheur de très fortes mobilisations devant le tribunal en décembre, puis le 9 janvier sur le périphérique de Nantes. Nous ne sommes pas près d’oublier les images des centaines de tracteurs-fourmis sur le Pont de Cheviré... Devant la persistance de la menace, nous avons organisé une mobilisation nationale le 27 février. Du jamais vu ! les deux côtés de la double-voie Nantes-Vannes envahies sur des kilomètres, la construction de la Vigie... A chaque étape vous avez répondu à nos appels, , toujours bien au delà de nos attentes...

Ces manifestations ridiculisant les tentatives du pouvoir d'accréditer le caractère « minoritaire groupusculaire » du mouvement, le gouvernement a dégainé une arme nouvelle, qu'il nous espérait fatale : un impossible « référendum », aussitôt requalifié en « consultation », pour le mois de juin.  Très vite après son annonce, le mouvement dans son ensemble a dénoncé cette opération d'enfumage.
Certains ont tenu des dizaines de réunions d'information, actualisé des argumentaires, réalisé des outils de campagne, et convaincu un nouveau public, comme l'ont prouvé le vote de Nantes, et celui des bourgs proches de Notre Dame. Une autre partie du mouvement a poursuivi, pendant cette période, sans s'impliquer dans la campagne, de nombreux chantiers pour l'avenir de la zad. Les constructions ont fleuri, les projets agricoles ont pris encore plus d'ampleur. Certains ont participé aux manifestations contre la loi travail, avec présence de tracteurs le 31 mars, ont ravitaillé des occupations, des piquets de grève, comme à la raffinerie de Donges. Tout ceci a renforcé les liens avec les salariés en lutte et avec la jeunesse de Nantes.
Le 26 juin au soir, face au résultat de la consultation, nous nous sommes retrouvés tous ensemble, pour réaffirmer que nous ne pouvions nous sentir engagés par les résultats de ce non événement, que toutes nos raisons de poursuivre la lutte étaient intactes.
Se croyant malgré tout forts du résultat de cette mascarade, les pro-aéroport et le premier ministre ont confirmé leur intention de procéder cet automne à l'évacuation et à la destruction de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Ces déclarations font fi de la situation juridique du dossier puisqu'entre autres les autorisations de travaux ne sont toujours pas accordées, les recours auprès de la Cour administrative d'appel concernant la loi sur l'eau, et les espèces protégées sont toujours en attente. La plupart des personnes habitant la zad ne sont pas juridiquement expulsables. La procédure de précontentieux, engagée vis à vis de la France par la Commission Européenne n'est pas close. Elle concerne le « saucissonnage » du dossier. La France doit fournir ses réponses par le biais d'un document annexé au Scot Nantes St-Nazaire, dont l'enquête publique est en cours (jusqu'au 21 octobre). Un point d'info spécial  dans le rassemblement vous permettra d'en savoir plus.

Aujourd'hui
Ce mois d'octobre nous remémore des moments de résistance, mais aussi des moments difficiles : ceux du 16 octobre 2012 et des semaines suivantes, ici, ceux du 26 octobre 2014 à Sivens, avec la mort de Rémi Fraisse, tué d'un tir dans le dos par une arme de la police, mort sur laquelle ses parents essaient encore aujourd'hui de faire la lumière...
Ce mois d'octobre-ci commence par un moment heureux : nous avons vécu ce matin trois magnifiques déambulations sur la zone. Ces 2000 ha de bocage et ce qui s'y vit sont aujourd'hui porteurs d'espoirs indéracinables de défense du vivant, des terres agricoles et de lutte contre la marchandisation du monde. Pour nous il est impensable que tout cela disparaisse.

Depuis ce matin, nous avons fait résonner le sol de milliers de bâtons.
Tout-à-l'heure, nous planterons dans la terre de Notre-Dame, ces bâtons que nous vous avons invités à apporter, en symbole de notre volonté commune d'empêcher toute agression contre la Zad et tout démarrage des travaux. S'ils se produisaient, nous viendrions reprendre nos bâtons. Nous plaçons ainsi la ZAD sous votre protection, population, comités de soutien, collectifs de lutte et toutes les personnes, ici ou ailleurs. Cette zad, que nous défendons, nous n'en sommes pas propriétaires, nous voulons être des “passeurs de terres” , pour reprendre l'expression de Michel Tarin.

La journée verra aussi le levage du hangar dit “de l'avenir” dont les éléments ont été fabriqués de manière traditionnelle durant l'été sur la zad par des dizaines de charpentiers et charpentières. Cette oeuvre collective sera une structure commune pour le futur : un atelier menuiserie et charpente pour construire encore longtemps de belles choses sur la zad, et un espace pour penser l'usage commun des forêts. D'autres structures sont en préparation, lieux d'organisation pour la lutte en cas d'aggression. L'une d'elles, un hangar métallique, est aujourd'hui en cours de construction, juste au bord de la zad, près du Liminbout. Nous vous invitons à passer voir ces deux chantiers dans l'après midi, et à 18 heures, les charpentiers vous invitent à venir à leur rencontre sous le hangar de l'avenir.

Vous entendrez donc successivement, d'abord l'expression de l'ensemble du mouvement :

le serment des bâtons après lequel nous irons tous ensemble les planter dans le champs voisin.
Nous ferons alors une pause puis reprendrons avec :
le texte des six points sur l'avenir de la zad ;
un texte de solidarité avec les 10000 personnes migrantes de Calais dont l'expulsion est programmée. Car nous en sommes pas seuls à vivre sous la menace d'expulsion.

Puis, en alternance avec des moments musicaux, vous entendrez d'autres collectifs qui nous sont proches :
les voisins solidaires des bourgs alentour ;
une prise de parole syndicale : sans doute avez-vous repéré dans les cortèges de ce matin la présence de militants syndicaux, de la CGT et de Sud notamment. Nous saluons tout particulièrement les salariés d'AGO de Nantes Atlantique, et de la CGT Vinci, et les écouterons avec attention.
Une intervention des personnes visées par des interdictions de manifester.
Des personnes de Bure, de Calais,  d'autres qui luttent face aux politiques racistes et coloniales, et des camarades du NO TAV...

Si vous voulez prendre la parole, en votre nom ou depuis un collectif, il y a un espace consacré à cela dans le champs des bâtons. Nous vous y lirons des messages de soutien reçus par mail.

Et à 19 heures sous le grand chapiteau, un spectacle cabaret, son et lumière vous racontera des bribes d'histoires de la lutte.

Que résonnent les chants de bâtons !

## Texte de solidarité avec Calais

Aujourd'hui nous entendons que si les expulsions n'ont pas lieu immédiatement à NDDL c'est parce que l'Etat met en priorité l'expulsion de la jungle de Calais.
Loin de nous en réjouir nous affirmons notre soutien à toutes et tous les exilé.E.s et autres personnes indésirables au yeux du gouvernement.

A partir du 17 octobre, le bras armé de l'Etat compte expulser et déporter 10 000 personnes aux quatres coins de France voir dans d'autres pays.
Il brise ainsi les réseaux de solidarité et exclu encore une fois toute possibilité de libre-circulation pour une partie de la population , qu'elle fuie les guerres menée notamment par La France, une situation économique difficile ou qu'elle souhaite simplement choisir son pays d'habitation.

Ici comme à Calais, main dans la main avec les multinationales, les politiques agissent dans une logique de gestion des population.
Ici comme là-bas, VINCI, parmi tant d'autres voit ses intérêts financiers assurer par la destruction d'habitats, la construction d'un mur ou bien d'un aéroport.

Nous appelons à la solidarité et l'organisation d'actions contre les politiques  xénophobes et raciste de l'état français, contre VINCI et les autres qui seraient impliqués dans les expulsions de Calais et à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Nous appelons à écouter et prendre en compte les revendications des habitants de la jungle de Calais.


 

 Vidéos

 Que résonnent les chants de nos bâtons !

Notre-Dame-des-Landes, l'avis de la CGT VINCI et la CGT AGO

Notre-Dame-des-Landes, déclaration d'habitants et habitantes de La Pâquelais

twitter acipa

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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