12
Mai

Fiche n°21 : L’optimisation de Nantes Atlantique

Publié dans Fiches thématiques

L’optimisation de Nantes Atlantique est possible et réalisable à bien moindre coût que le projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. L’Atelier citoyen l’a montré en détail à travers tous les aspects techniques du dossier, mettant à jour les nombreux mensonges de la DGAC. Au final, les travaux de l’Atelier citoyen démontrent ce que disent de nombreux professionnels de l’aérien depuis longtemps : le projet de Notre Dame des Landes n’a rien à voir avec une quelconque insuffisance de l’aéroport actuel !

 

Au lieu de transférer l’activité commerciale de Nantes Atlantique à Notre Dame des Landes, ne peut-on pas conserver et optimiser l’aéroport actuel ? La question est posée depuis le Débat public de 2002. A la demande de la commission du dialogue en 2013, la DGAC a mené des études sur le bruit prévisionnel et sur le coût de réaménagement. Celles-ci concluent que, certes, on pourrait maintenir cet aéroport (pour un coût légèrement inférieur à celui de NDL) mais que le bruit imposerait de plafonner le nombre de mouvements, en 2020 environ. Ces études partiales sont contestées par le CéDpa et l’Atelier citoyen. En 2016, le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable reconnaît l’alternative « Nantes Atlantique optimisé » et demande une tierce expertise1 sur ces deux mêmes sujets, le bruit et le coût !

 

L’Atelier citoyen2 a travaillé aux solutions de maintien de l’aéroport actuel. Il a publié en 2015, sept cahiers sur l’aérogare, la piste, la circulation et les trajectoires aériennes, l’économie et les emplois, la finance, le bruit, les transports en commun. A venir en 2016 : l’urbanisme.

 

Conclusion principale : il est possible de garder et d’optimiser l’aéroport actuel pour un coût bien moindre que celui prévu pour Notre Dame des Landes3.

 

Les contraintes liées au bruit ne vont pas augmenter. Les zones de nuisances sonores régressent autour de la quasi-totalité des aéroports et cette tendance va se poursuivre avec l’arrivée depuis 2014 d’une nouvelle génération d’appareils nettement moins bruyants (A320 Neo et B737 Max notamment). Le nombre de mouvements d’avions augmentera peu grâce à la progression continue du nombre de passagers par avion (l’emport) et à la diminution de l’aviation légère qui a disparu des autres aéroports régionaux français, sauf de Beauvais.

 

Des équipements de navigation peuvent être installés dès à présent (certains sont dans des cartons) pour améliorer les trajectoires des avions, ce qui contribuera à la réduction des nuisances sonores, à la fluidification du trafic et à la sécurité.

 

Nantes AtlantiqueDes extensions de l’aérogare sont réalisables au sein même de l’emprise foncière existante pour les mêmes capacités que celles prévues à Notre-Dame-des-Landes (6 et 9 millions de passagers). Une rénovation et une réorganisation des bâtiments existants rendraient les circuits passagers efficaces autour d’un seul point de contrôle de sécurité.
Une rénovation thermique et un travail sur l’usage de l’énergie permettront de réduire de 40 % les consommations énergétiques actuelles et de diviser par trois les émissions de gaz à effet de serre.

 

Le réaménagement, le maintien et l’extension de l’aérogare existante, ainsi que la création de parkings en silos, constituent des économies non négligeables tant financières qu’écologiques.

 

Contrairement aux travaux préconisés par la DGAC pour le maintien à Nantes Atlantique, travaux qui consistaient à tout surdimensionner, à démolir beaucoup et à reconstruire beaucoup, les préconisations de l’Atelier citoyen ont été faites avec des préoccupations économiques et environnementales : améliorer l’existant, préserver les terrains naturels, arrêter les gaspillages, minimiser les déchets produits et les coûts. L’ensemble des travaux préconisés sont autofinancés par le concessionnaire, sans subventions. Certains de ces travaux devront d’ailleurs être faits même si NDL se construisait, pour la période intermédiaire.

 

La piste actuelle ne nécessite que des travaux de rénovation (élargissement du taxiway et prolongation de la piste de 60 m). Au cours de son prochain resurfaçage, il sera possible de rendre le profil conforme aux dernières normes, notamment de corriger le creux existant, et  de renforcer éventuellement certaines zones moins résistantes.

 

Un transport en commun performant peut desservir l’aéroport : le tramway peut-être prolongé de 2 km depuis son terminus de La Neustrie et desservir la zone industrielle d’Airbus ; alternativement, le train peut arriver à 40 m de l’aérogare, la voie ferrée existe, il suffirait de la remettre en état et d’aménager une gare.
Seule cette desserte en transport en commun sera à la charge des collectivités locales, ce qui représente un budget beaucoup plus faible que celui prévu pour la plateforme à Notre Dame des Landes et celui, non inscrit aux budgets, de sa desserte en tram-train.

 

Coût d’investissement initial pour les collectivités
(en millions d’euros 2016)

 

Optimiser Nantes Atlantique Construire un aéroport à
Notre Dame des Landes
Ce tableau n’intègre pas les frais de fonctionnement, ni, dans la solution NDL, ceux de gestion de la piste pour Airbus et la construction d’un éventuel pont sur la Loire.
Choix tramway Choix train
40 à 50 25 à 35 Participation construction :
Tram-train pour NDL :
124,50
114,00*
TOTAL : 25 à 50 selon l’option retenue TOTAL : 238,50

* estimation basse, cela peut être facilement le double

 

Les conséquences du maintien de Nantes Atlantique sur l’économie et l’emploi ont été analysées par l’Atelier citoyen. Elles sont positives :

  • Consolidation du principal pôle économique du sud de Nantes (8000 emplois dont 2000 liés à l’aéroport);
  • Pas de licenciements sur l’aéroport (moins de personnel à NDL, bien plus automatisé) et pas de déménagements;
  • Atout supplémentaire pour l’institut de Recherche Technologique Jules Verne, à proximité;
  • Meilleure desserte de ce pôle économique par l’arrivée des transports en commun;
  • Satisfaction pour la pérennité de l’entreprise Airbus et ses sous-traitants (2.900 salariés);
  • Pas d’aggravation du déséquilibre d’emplois entre nord et sud de l’agglomération (2/3 au nord, 1/3 au sud)4;
  • Pas d’aggravation des embouteillages sur le périphérique nantais5

 

Les analyses détaillées de l’Atelier citoyen confortent nettement les propos de plusieurs professionnels : le projet de Notre Dame des Landes n’a rien à voir avec une quelconque insuffisance de l’aéroport actuel !

 

  • Nicolas Notebaert, patron de Vinci Airport : « Ce transfert n’est pas une réponse à des problèmes aéronautiques mais un choix politique de développement du territoire. »6
  • Jacques Bankir, ancien président de Regional Airlines : « L’intérêt de Nantes c’est d’avoir les meilleures liaisons possibles vers l’Europe des affaires. Ces trafics d’agglomération à agglomération sont favorisés par un aéroport proche, commode et bien géré […] Avec Notre Dame des Landes, Nantes se tire une belle dans le pied. »7
  • Yves Crozet, directeur du laboratoire économique des Transports : « Cet équipement est essentiellement une opération urbaine, pas une opération aéroportuaire. »8
  • Pierre Sparacco, journaliste aéronautique : « L’affaire NDDL est d’autant plus scandaleuse et inadmissible que les uns et les autres ont oublié une fois pour toutes qu’il s’agit au départ de transport aérien, et de rien d’autre. […] Si NDDL se fait, le réveil budgétaire sera à coup sûr pénible. Et, quoi qu’il en soit, nous l’avons déjà suggéré, il conviendrait tout d’abord de dépolitiser le dossier, de le professionnaliser. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Entre-temps, toutes les parties impliquées peuvent se préparer à payer le prix fort pour un enjeu qui n’en vaut pas la peine. »9

 

 

Mise à jour du 15/05/2016
 
(1) : Nous demandons depuis des années une expertise vraiment indépendante, l’État la refuse
(2) : Atelier citoyen http://ateliercitoyen.org/
(3) : Le coût du dédit en cas d’abandon du projet NDL, estimé entre 150 et 250 M euros, est pris en compte
(4) : Recensement de la population 2011 : 205 000 emplois nord Loire et 105 000 emplois sud Loire (dont Ile Beaulieu)
(5) : En 2011, les déplacements quotidiens du sud Loire vers le nord Loire pour le travail concernent 64 600 actifs. Dans le sens inverse, 35 000 actifs habitent nord Loire et travaillent sud Loire (source : Recensement de la population).
(6) : L’Express, 25 juillet 2012 : http://acipa.presse.free.fr/Articles/LExpress20120725.pdf
(7) : Ouest France, 14 novembre 2013 : http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/aeroport-nantes-se-tire-balle-dans-pied-selon-jacques-bankir-14-11-2013-117726
(8) : L’Express, 16 novembre 2012 : http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/aeoroport-notre-dame-des-landes-une-operation-urbaine-pas-aeroportuaire_1436693.html
(9) : http://reporterre.net/Selon-des-experts-aeronautiques
28
Novembre

Lancement d’un atelier citoyen pour l’optimisation de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique

Publié dans Communiqués de presse

Expertise citoyenne :

Appel pour créer un atelier citoyen et rassembler une équipe pluridisciplinaire autour du réaménagement de l’aéroport existant à Nantes. L'optimisation de Nantes-Atlantique étant la seule alternative au projet de Notre-Dame-des-Landes.

 

Nantes, le 25 Novembre 2014

 

Le projet de Notre-Dame-des-Landes était depuis quelques mois au bord de l’abandon. Les événements du Tarn, la mort de Rémi Fraisse et les manifestations qui suivirent à Toulouse et à Nantes, ont relancé les débats sur l’utilité de certains grands équipements dont l’aéroport.

 

L’optimisation de l’aéroport existant à Nantes est de manière évidente la seule alternative possible et réaliste. Il existe des solutions pour réduire le bruit et éviter le survol de la Ville. Il existe des solutions pour optimiser et développer les infrastructures existantes dans l’emprise foncière actuelle. Il existe des solutions pour réinvestir ce morceau de territoire et promouvoir la métropole Nantaise à l’échelle tant régionale qu’internationale.

Nous lançons aujourd’hui un appel pour former un atelier citoyen, atelier d’experts mais aussi d’utilisateurs, d’employés, d’ingénieurs, d’architectes, de spécialistes de l’aviation civile, de la navigation aérienne et de la programmation aéroportuaire, d’acousticiens, de sociologues, d’écologues, d’informaticiens, d’économistes, etc pour réfléchir et proposer des solutions optimales au maintien de cet aéroport.

 

Une première réunion publique aura lieu le 12 décembre 2014 à 20h à la Gare de l'État à Nantes pour présenter cet atelier et l’appel à idées qui suivra.

 

Cet Atelier Citoyen est lancé par le collectif d’architectes conduit par Ivan Fouquet et Franco Fedele. Ce collectif a réalisé en juin dernier une étude pour le CéDpa (Collectif d’élu-e-s) sur les possibilités d’optimisation de cet aéroport.

L’initiative de cet atelier est soutenue par plusieurs personnalités importantes de l’architecture et du milieu aéronautique, notamment par l'architecte Patrick Bouchain, par l’ingénieur Alain Bornarel, par l'expert aéronautique Jacques Bankir et par un collectif de pilotes de ligne.

 

Lire l’appel citoyen complet :

http://www.ateliercitoyen.org/wp-content/uploads/2014/11/Appel-citoyen_v3.pdf

Dossier de presse de l’étude d’optimisation de l’aéroport existant (Juin 2014) :

https://www.dropbox.com/s/817oujvh02dexia/Dossier%20presse.pdf?dl=0

Site web : www.ateliercitoyen.org

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Twitter : @At_Citoyen

14
Décembre

Lancement d’un atelier citoyen pour le maintien et l’optimisation de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique

Publié dans Communiqués de presse

Le lancement de l’Atelier Citoyen a été un formidable succès ce vendredi 12 décembre à Nantes.

 

Si un aéroport est sources de nuisances, il est possible de l’améliorer, de l’optimiser pour atténuer les gênes et développer les quartiers qui l’entourent. Tel est le pari lancé par l’Atelier Citoyen qui vient d’ouvrir à Nantes. Il s’agit de trouver des solutions pérennes pour favoriser son maintien avec comme objectifs principaux :
- réduire les nuisances ;
- préserver l’environnement ;
- favoriser le développement économique et les emplois.
L’Atelier Citoyen a réuni une soixantaine de personnes venant de tous les horizons, au-delà des clivages politiques, tous soucieux de l’aéroport et de la ville : Pilotes, ingénieurs, spécialistes de la navigation aérienne, acousticiens, géographes, architectes, spécialistes des pistes, chefs d’entreprises, urbanistes, sociologues, syndicalistes, experts en transports, écologues, usagers et riverains…
Tous se sont regroupés en ateliers de travail liés à un sujet particulier : Aérogare, approche et trajectoire aérienne, économie et emplois, pistes, plan d’exposition au bruit, transport en commun et urbanisme.

 

Chaque groupe a été force de nombreuses propositions d’études et d’actions positive et prometteuse pour apporter des alternatives et éclairer le débat public. Chaque groupe compte entre 5 et 12 membres, ils restent cependant ouverts pour accueillir de nouveaux adhérents experts et/ou citoyens. Chaque groupe se réunit indépendamment pour avancer sur son sujet et le rendez-vous est lancé pour une première réunion plénière le 16 janvier prochain.

 

Au delà de ce problème d’aéroport, il germe ici une société plus harmonieuse et plus responsable où chacun apporte ses compétences et son savoir faire de manière complémentaire.

 

Nous tenons aussi à remercier tous les journalistes et les médias qui ont relayé l’information sur le lancement de cet atelier et sans qui il n’aurait pas connu ce succès vendredi soir.


Continuez à nous suivre :

 

Information complémentaire :

Les groupes de travail formés sont les suivants :

  • Aérogare : Le groupe engage une réflexion globale répondant au problème d’optimisation de cette aérogare existante. Celle-ci est devenue au fil des années un véritable labyrinthe, construit organiquement en attendant un transfert toujours repoussé.
  • Approche et trajectoire aérienne : Le groupe montrera comment limiter le survol de la ville et optimiser les approches aériennes au décollage et à l’atterrissage.
  • Economie et emplois : L’aéroport, les usines Airbus et la zone D2A forment une importante zone économique. Plus de 200 entreprises liées de près ou de loin aux activités aéroportuaires génèrent plus de 6 000 emplois. Le maintien de l’aéroport est très favorable à cette dynamique économique. Il s’agit pour ce groupe de réfléchir à la préservation et au développement économique de ce secteur et de ces emplois.
  • Piste : L’état de la piste, son entretien et sa prolongation éventuelle est un enjeu important posé dans le rapport de la DGAC en novembre 2013.
  • Plan d’exposition au bruit (PEB) : Le bruit est souvent mis en avant pour justifier le transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique alors qu’il apparaît que les zones de bruit diminuent.
  • Transports en commun : L’aéroport de Nantes Atlantique est idéalement situé, proche de la ville et du terminus de tramway, et jouxtant une voie ferrée. Le groupe avec l’association Nexus montrera comment tirer parti de cette situation.
  • Urbanisme : L’aéroport est à la fois source de nuisances et source de développement économique et urbain. Le groupe réfléchira à une planification durable des territoires autour de cet équipement.

 

 2014-12-12 AtelierCitoyen

 Réunion de lancement de l’Atelier Citoyen pour le maintien et l’optimisation de l’Aéroport de Nantes-Atlantique, le 12 décembre à L’ancienne Gare de L’Etat à Nantes (Photo libre de droit – Atelier Citoyen )

14
Décembre

Enfin !

Publié dans Communiqués de presse
Communiqué de presse du CéDpa - 14 décembre 2017
 
Le rapport remis le 13 décembre au Premier Ministre par les médiateurs dessine, enfin, une sortie possible du dossier de Notre-Dame-des-Landes.

Le CéDpa en a fait une lecture attentive et en sort conforté dans ses convictions.
 
En effet, pour la première fois, les arguments que nous avons développés depuis des années sur la possible modernisation de Nantes-Atlantique ont été entendus et validés par une analyse rigoureuse de tous les enjeux. Y compris celui du bruit et de la manière de répondre aux riverains de l'actuel aéroport dès à présent.

Les médiateurs ont aussi clairement pointé "les défaillances de la décision publique" et "l'absence d'un débat transparent et démocratique". Tous les élu.e.s devraient méditer aussi leurs recommandations sur la méthode et les critères qui aboutissent à une Déclaration d'Utilité Publique, à l'heure où les citoyens veulent légitimement participer aux décisions qui les concernent.

Nous tenons à  remercier tous ceux et toutes celles qui ont apporté leur temps, leurs compétences, leur énergie et aussi leur argent pour bâtir ensemble (CéDpa, Atelier Citoyen, Coordination des opposants) une contre-expertise crédible. Nous espérons que le gouvernement, désormais éclairé sur la vérité des faits et des enjeux, choisira la voie de la raison et de l'apaisement.  
 
Nous espérons aussi qu'il voudra bien ne plus nous traiter comme de dangereux irresponsables (voire pire) et nous recevoir enfin. Nous avons en effet aussi des idées sur ce qui pourrait être pour toutes les parties une sortie honorable de ce mauvais dossier qui n'a que trop duré.
 
Le CéDpa

 

 

twitter acipa

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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