27
Février

Succès incontestable de la mobilisation pour l'abandon du projet d'aéroport

Publié dans Communiqués de presse

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Communiqué de presse - Notre-Dame-des-Landes, le 27 février 2016

Les diverses composantes de la lutte de Notre-Dame-des-Landes (Coordination des opposants, COPAIn, ZAD ...) organisatrices de la mobilisation du samedi 27 février 2016 "pour l'abandon du projet d'aéroport et pour l'avenir de la ZAD", se réjouissent de l'énorme réussite de cette journée, pourtant organisée une nouvelle fois dans un délai très court.
Nous avons vécu ce jour certainement la plus grosse manifestation pour la sauvegarde du bocage de Notre-Dame-des-Landes et pour le soutien à celles et ceux qui font vivre cette ZAD.

Les organisateurs saluent les plus de 60 000 personnes qui se sont déplacées, parfois de très loin (68 cars venus de toute la France), pour apporter leur soutien infaillible à cette lutte emblématique contre un projet inutile - basé sur des mensonges, des secrets et des manipulations - écologiquement et économiquement intenable.
Le convoi venu de l'est était composé d'une cinquantaine de tracteurs - présence voulue symbolique pour rappeler l'enjeu de préservation de la terre agricole - et d'un millier de personnes à vélo dès le point de départ de l'Erette.
Il a rejoint, sous les acclamations, l'impressionnante marche venue de l'ouest, festive, musicale et colorée.

Les nombreux messages de soutien venant de partout (Allemagne, Italie, Turquie, Belgique, Grande-Bretagne, Québec...) prouvent, s'il en était encore besoin, que la lutte au départ locale de Notre-Dame-des-Landes rejoint désormais des préoccupations globales de choix de société. Le constat de l'incohérence entre, organiser la COP21 et, quelques mois après, vouloir construire un aéroport près d'une ville qui en possède déjà un, a été lui aussi renouvelé.

L'ambiance festive qui a régné toute la journée ne doit pas faire oublier la détermination farouche des opposant-e-s pour obtenir rapidement l'arrêt des procédures d'expulsion et l'abandon du projet. Les prochaines semaines seront déterminantes.

L'annonce d'un référendum sur le projet d'aéroport - dont l'organisation reste pour le moins floue et sujette à caution - n'a pas affaibli le mouvement d'opposition, bien au contraire.

On ne lâchera rien ! L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne se fera jamais !

 

Prises de paroles

 

Retour en images

 

 

 

 

09
Mars

Manif du 27/02/2016 - Prise de parole des historiques expulsables

Depuis 40 ans la population dit non à ce projet d’aéroport et aujourd’hui c’est toujours non !

Mais aujourd’hui, nous sommes très très nombreux.

Ce ne sont plus seulement les paysans qui disent non, mais aussi toute la population : des jeunes, des moins jeunes. Tout le monde se sent concerné par ce débat.

Les raisons sont en partie les mêmes : la défense des terres agricoles, la défense d’emplois locaux, le refus que de grands élus décident pour nous, le refus que l’aménagement du territoire se fasse au profit des grandes villes et au détriment des territoires ruraux.

Depuis, d’autres motivations se sont ajoutées : l’horreur pour les dossiers compliqués bourrés de chiffres, non consultables et surtout bidouillés pour aboutir au résultat que l’on veut ; c’est le cas de l’étude cout bénéfice.

Bien sûr, le respect de l’environnement, de notre terre, de celle de nos petits enfants est une dimension qui a pris de l’ampleur aussi.

C’est pourquoi, François Hollande l’a reconnu : « on ne peut pas circuler sans entendre parler de Notre Dame des landes ». C’est le fruit de toutes vos mobilisations, partout en France et sous différentes formes. Notre Dame des landes est un débat incontournable et sur lequel on ne lâchera pas.

Attention, les choses s’inversent, bientôt on dira : « vous savez Nantes, cette ville à 20 km de Notre Dame des landes, cette ville qui détruit tout l’environnement dans son voisinage pour être toujours plus verte »

Pour cette ville-entreprise qui investit des millions dans la communication sur son image, ce serait trop la honte !

En tout cas, il y en a qui ne changent pas ! Ce sont les hommes politiques ! Toujours droits dans leurs bottes, à répéter les mêmes mensonges. C’est normal, ils mettent à la poubelle les notes techniques de leurs services censées les faire réfléchir.

Nous, nous sommes les braves gens, qui sans peur du ridicule avons sans cesse fait appel au bon sens : quand on n’est pas riche et que l’on a un outil qui marche bien ( et les compagnies aériennes qui ont primé Nantes Atlantique meilleur aéroport régional savent qu’il marche bien !) Et bien quand un outil fonctionne bien, on ne le casse pas pour en faire un neuf dont on n’est jamais certain qu’il marche aussi bien et dont on est sûr qu’il coutera beaucoup plus cher.

Cette évidence, les porteurs du projet ne l’ont jamais partagée. Ah oui, il y a un détail, nous raisonnons avec notre argent et eux raisonnent avec l’argent des autres, l’argent public, le vôtre, celui des services sociaux que l’on réduit parce qu’il faut faire des économies.

Voilà pourquoi nous sommes dans cette bagarre.

Qui sommes-nous, les historiques expulsables?

Des habitants, locataires bien avant 2008 ; par exemple Alphonse qui vit ici depuis plus de 80 ans. Beaucoup y ont vécu toute leur vie d’adulte.

Tous nous étions ici pendant l’opération César, avec une foule de combattants harassés voire blessés, avec les flics à proximité. Tous nous avons vécu l’occupation policière qui a suivi. Nous avons mis à disposition de la lutte la vacherie, la Rolandiére, les fosses noires. Avec l’aide des terres de Bellevue, nous avons réorganisé l’usage du foncier pour gérer les dégâts de l’opération César et s’organiser avec les activités agricoles de Sème ta ZAD.

Les paysans ont acheté soit du foncier en bordure de zone, soit une maison dans la zone pour limiter l’emprise de Vinci.

Les paysans ont participé d’une façon ou d’une autre à la grève de la faim.

Hervé était le premier occupant illégal en s’installant en 78 sur les terres de ses parents.

Nous ne gênons pas physiquement Vinci pour l’année 2016, quels que soient ses projets.

Mais nous sommes des opposants à abattre, nous n’avons pas encaissé les chèques des expropriations et nous n’avons jamais signé de bail annuel avec Vinci pour vivre dans nos maisons ou utiliser nos parcelles historiques. Selon la bible de Vinci, notre activité agricole est illégale et donc nous devons partir.

La plupart des historiques vivent avec ce projet au-dessus de leur tête depuis l’enfance, c’est une partie de leur vie.

Ce paysage, ces terres, cette biodiversité, c’est en partie le fruit de leur travail, de leur mode de vie en recherchant un équilibre entre production et respect de la terre et du bocage.

On peut sans doute faire mieux et on le fera. Mais l’urgence aujourd’hui, c’est de sauver ces terres.

On croit être seul en voulant sauver ces terres de Notre dame, mais en fait, on s’aperçoit que c’est le même problème ailleurs. Quand on a reçu Via Campesina, avec des délégations de plein de pays différents, on a découvert qu’il y avait la même histoire en Indonésie, au japon. En un siècle, on a imperméabilisé 25% des terres agricoles en France, et on a le même phénomène au niveau mondial. Vous connaissez tous ces terres que l’on arrache aux paysans à Madagascar, que l’on privatise en Amérique latine, en Ukraine etc.

C’est bien un combat universel que nous menons, celui de la sauvegarde de la terre nourricière.

Dans un pays comme le nôtre, réduire les terres agricoles, c’est condamner les paysans à utiliser plus d’intrants avec des cultures plus productives et plus exigeantes et donc plus fragiles. Ailleurs, cela se traduira par plus de défrichage de forêts. A tout point de vue, c’est le contraire de ce qu’il faut faire. C’est en particulier très contradictoire avec les engagements de la COP 21.

C’est pour cela qu’il faut gagner cette lutte.

Nous pouvons être fiers, tous ensemble, de ce que nous avons fait tous ensemble. Résister pendant si longtemps, nous avons montré que c’est possible. Cet aéroport qui devait être inauguré en 2017 et les travaux n’ont toujours pas commencé. Hou la la, on comprend qu’ils soient furieux en face.

Non, messieurs, nous ne vous élisons pas pour que vous décidiez pour nous. Non, messieurs, nous ne laisserons pas les lobbies du BTP et de l’immobilier nous gouverner.

Non, messieurs, nous ne vous laisserons pas détruire notre bocage avant le verdict de tous les recours.

Assurément, la force de notre lutte est la diversité des acteurs :

L’opposition des pilotes de ligne et leur expertise aéronautique

L’implication des élus et aussi leur expertise des dossiers

L’expertise des naturalistes en lutte

L’expertise des ateliers citoyens

Les mobilisations et le travail d’information

L’action juridique

L’engagement sur le terrain des paysans de Copain

La résistance sur le terrain par les occupants

La non collaboration têtue des historiques

Dans un monde normal, deux parmi ces résistances auraient dû suffire à couler le projet, en fait, toutes ces forces ensemble n’ont réussi qu’à le bloquer. Mais c’est déjà cela. Il nous reste à construire notre avenir et le chemin qui mène à la victoire. Depuis 2012, nous avons su gérer chaque difficulté et nous allons continuer à le faire.

Vous l’avez vécu comme nous l’hiver a été chaud. En plus, ici, il a été rude.

Cela a commencé dès l’été quand les juges ont dit qu’ils n’avaient pas compétence pour se prononcer sur le respect de l’environnement par ce projet.

Le lobby du patronat, soutenu par le premier ministre y est allé à fond : « il faut démarrer les travaux, l’avenir de la région en dépend, la région est prise en otage, la ZAD c’est l’ultra violence, c’est Mossoul, c’est la république qui est en danger »

Ont succédé ensuite, les expropriations des derniers dossiers d’historiques, puis les procès pour expulsion, qui se sont conclus par des décisions d’expulsion.

Vinci nous avait bien prévenu qu’en ne signant pas amiable, nous passerions devant le juge. C’est fait et plusieurs fois, nous connaissons très bien le chemin maintenant.

Au 26 mars, nous serons tous comme les autres occupants de la ZAD, expulsables de nos maisons. Depuis la fin janvier, l’utilisation de nos terres et la présence de nos troupeaux sont illégales. Nous ne sommes pas certains du tout de toucher les aides PAC pour 2016. C’est dommage, car avec le prix du lait que nous aurons ce serait assez dur de joindre les deux bouts sans les aides PAC. Ce sera une affaire à suivre.

Merci à tous pour le soutien et les mobilisations que nous avons menées pour éviter ces jugements. Ce fut beaucoup d’énergie et nous pouvons être très fiers de tout ce qui s’est fait. Le courage, c’est aussi de résister aux provocations des flics quand nous l’avons décidé ensemble. Solidarité totale avec tous les amis paysans et chauffeurs escargots qui ont été arrêtés et pénalisés lourdement.

Ici, quand on se mobilise pour Notre Dame, on paie toujours très cher.

Enfin, on voudrait conclure par un mot sur la vie sur la ZAD.

Nous y vivons tous les jours, nous y dormons toutes les nuits, nous pouvons en parler en vrai.

Nous sommes heureux d’avoir des voisins et qu’ils aient occupé la place des maisons détruites en 2012 par César. Nous sommes heureux qu’ils aient remis de la vie là ou césar nous organisait un désert humain.

Il peut arriver qu’il y ait des embrouilles, mais nous retenons surtout la solidarité et l’énergie mise pour les résoudre. Qui peut réunir pendant des années 2 à 300 personnes sans qu’il y ait d’embrouilles.

Nous sommes riches de la convivialité, des échanges dans un sens et dans l’autre et de la solidarité avec les occupants.

Trouvez nous un autre endroit où vous pourrez sans argent partager du pain des légumes, de la vie culturelle et bien d’autres choses encore.

Alors, nous considérons que c’est plutôt une chance de côtoyer ces tentatives pour construire un monde diffèrent.

Gardons aussi les terres de Notre Dame pour que tous ces rêves en construction continuent à prendre forme.

 

Marcel Thébault et Sylvain Fresneau pour les historiques expulsables

14
Mars

Intervention de Françoise Verchère pour le CéDpa au rassemblement du 27 février 2016

Le nez des porteurs de projet NDL s'est encore allongé depuis notre dernière manifestation. Il sera bientôt aussi long qu'est haute la vigie en cours de construction sous nos yeux !

Nous avons fini par trouver la grandiose arnaque (voir ici) qui en 2007 au moment de l'enquête d'utilité publique a permis de présenter une étude socio-économique soi-disant favorable au transfert.

Fondée sur le mensonge de la saturation de NA à 56 000 mouvements, et sur un scénario de science-fiction aéronautique tellement tordu qu'il est impossible de l'expliquer facilement …Cette arnaque n'était pas dans le dossier d'enquête publique. Il nous aura fallu solliciter la Commission d'Accès aux Documents Administratifs, la ministre de l’Écologie, sortir la loupe au sens propre, lire et relire pour trouver enfin! Encore n'avons-nous pas tout élucidé car nous n'avons toujours pas l'étude complète.

Mais on comprend mieux que la Direction Générale de l'Aviation Civile ait refusé depuis si longtemps de nous répondre. Le fera-t-elle pour les inspecteurs nommés par Ségolène Royal qui doivent remettre un rapport pour le 30 mars ? Un rapport dans lequel ils doivent , et c'est une première, comparer le projet de NDL et d'autres solutions comme l'optimisation de Nantes-Atlantique ou la mise en réseau des aéroports existants.

Nous voulons bien encore essayer d'y croire même si les élus échaudés craignent désormais toute nouvelle commission qui pourrait être nouvelle entourloupe. Comme peut l'être aussi cette idée de consultation ou de referendum qui pose tant de questions : sur le périmètre, sur la formulation, sur les moyens matériels et financiers donnés aux deux parties. On ne sort pas de l'impasse d'un mauvais projet par une question posée in fine mais par d'abord la vérité.

Car nous ne pouvons accepter que la décision publique soit fondée sur le mensonge, sur la paresse intellectuelle qui fait que tant d'élus ne rouvrent pas le dossier, sur les petits arrangements avec le monde financier et probablement avec la spéculation immobilière.

Nous, élus et anciens élus, nous ne pouvons accepter que la notion d'intérêt général soit à ce point bafouée, que l'opacité pour ne pas dire plus, règne, alors que les mots de transparence et de démocratie sont répétés à l'envi.

Nous ne pouvons accepter que de telles pratiques jettent la suspicion sur toute action politique et creusent le fossé déjà très profond entre la population et ceux qui sont censés la représenter.

NDL est le signe de la faillite intellectuelle et morale de ceux qu'on appelle à tort « les élites ».

Nous tous ici,  nous sommes les « gens ordinaires » dont parlait Georges Orwell, ceux pour qui les valeurs d'honnêteté, de vérité, de bien commun, de partage ont encore un sens.

Notre combat collectif est le signe de la volonté inébranlable que nous avons de nous réapproprier l'avenir et de décider de la vie que nous voulons mener sur cette terre déjà si malmenée.

03
Février

APPEL : Notre-Dame-des-Landes – Samedi 27 février 2016 - Mobilisation générale

Publié dans Divers

L'annonce le 11 février d'un possible référendum local par François Hollande ne remet aucunement en cause la mobilisation du 27 février et notre détermination. Nous appelons à manifester d'autant plus nombreux ensemble ce jour là pour l'arrêt des menaces d'expulsion, l'abandon du projet d'aéroport et l'avenir de la zad !

Informations pratiques et déroulé de la manif

Nombreuses vidéos d'appel :

 

 

Pour l’abandon du projet d’aéroport - Pour l'avenir de la ZAD

Ni expulsions, ni travaux

 
Face aux menaces du gouvernement, le mouvement anti-aéroport est plus dense et vivant que jamais. En témoignent la mobilisation en urgence de 20 000 personnes et près de 500 tracteurs sur le périphérique nantais le 9 janvier, les actions de blocages et mobilisations paysannes qui ont suivi, le rassemblement devant le tribunal de Nantes et les multiples manifestations dans des dizaines d'autres villes en France et au-delà.
 
La résistance à Notre-Dame-des-Landes est aujourd'hui devenue emblématique de tant d’autres luttes contre les destructions environnementales et sociales, de tant de combats face à la disparition des terres agricoles ou aux causes du changement climatique. Elle marque un refus ferme de la marchandisation continue du territoire et de nos vies. Ce qui se construit sur la ZAD est porteur d'un immense espoir parce que s'y inventent d’autres manières d’habiter le monde, de cultiver, de créer et de s'organiser en commun. Les 30 et 31 janvier, c'est un millier de personnes qui sont venues participer à plus de 30 chantiers simultanés pour renforcer ce que Vinci voudrait détruire. En ces temps d'état d'urgence en passe de devenir perpétuel et d'atteinte prolongée aux libertés publiques, la détermination qui anime le bocage est un encouragement contagieux à ne pas se résigner.

Mais le 25 janvier, le juge des expropriations a prononcé l'expulsion des paysan-ne-s et habitant-e-s légaux de la ZAD : immédiate pour les exploitations agricoles, sous deux mois pour les habitations.  Les quelques 200 nouvelles personnes qui, depuis 2007, se sont installées sur la ZAD pour y vivre et la protéger, sont, elles aussi, susceptibles d'être délogées par la force. La décision de passer à l'acte est aujourd'hui entre les mains du gouvernement.
 
Hollande s'était engagé à attendre la fin des recours juridiques contre le projet d'aéroport. Ceux-ci ne sont pas épuisés : les recours contre les arrêtés loi sur l'Eau et Espèces Protégées sont en appel, une procédure de pré-contentieux est encore pendante devant la Commission Européenne. Pourtant, Valls, de son côté, martèle toujours sa volonté d'expulser la ZAD et de démarrer les chantiers à court terme, confortant les porteurs du projet. De premiers travaux de défrichage sont censés commencer avant la mi-mars.
 
Si la pression sur l'ensemble de la zone est aujourd'hui plus forte que jamais, il n'est pas question de partir et de laisser la place aux tractopelles de Vinci, ni de vivre continuellement avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il n'est pas non plus question de diminuer notre propre pression sur les porteurs du projet et le gouvernement.
 
Au contraire, c'est maintenant qu'il faut enfin gagner l'abandon du projet d'aéroport par notre mobilisation ! Dans le bras de fer qui s'est engagé, la puissance du mouvement dans la France entière pendant les semaines à venir va être décisive. Toutes les composantes de la lutte appellent donc à multiplier les actions de solidarité, en préambule d'une journée de mobilisation massive et générale le 27 février. Cette journée aura pour mot d’ordre l’arrêt des menaces d’expulsion sur les paysan-ne-s et habitant-e-s de la ZAD, ainsi que l’abandon définitif du projet d’aéroport. Nous invitons tous les comités et soutiens à relayer très fortement l'appel pour cet événement et à organiser des bus et convois pour s'y rendre.
 
Nous nous rassemblerons le 27 février en fin de matinée, précisément là où les travaux sont censés commencer, pour y faire la démonstration concrète de notre capacité à les bloquer. Nous convergerons ensuite vers une grande fête pour l'avenir de la ZAD. Les différentes heures exactes de rendez-vous et points de départ des cortèges seront précisés par la suite.
 
Celles et ceux qui habitent et cultivent la ZAD ne la quitteront pas !
Il n’y aura jamais d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes !

 


 

Signataires de ce texte :

  • des membres de la Coordination des opposants : ACCV, ACIPA, ADECA, Agissons Pour l’Avenir, Amis de la Terre (France), ATTAC, CéDpa, CELA, EELV , Ensemble ! 44 et Ensemble ! national,  Greenpeace France, MEI 44, Décroissance-MOC, M’PEP, Nature Avenir, NPA 44 et NPA national, OBSLAB, Parti de Gauche 44 et PG national, Place au Peuple-FDG44, Rezé à Gauche Toute, Solidarités Ecologie, Sèvre propre 2015, Union Syndicale Solidaires 44 et national, Vertou écologie Solidarité, ….
  • le COPAIn 44 (Confédération Paysanne 44, CIVAM, GAB44, Manger Bio, Accueil Paysan, Terroirs 44)
  • des occupant-e-s de la ZAD
  • l’assemblée du mouvement réunie le 2 février
  • Les Naturalistes en lutte
  • des comités de soutien : le CAAC La Chapelle sur Erdre, le collectif NDDL/Plateau de Saclay dans le 91, le Collectif Vigilance Aéroport Pays de Redon et de Vilaine,  le collectif Alsace NDDL, le comite soutien ZAD-Catalunya!, le Comité de Chantenay, le collectif Sud Loire Vertou, le collectif de Chemillé, le comité bigouden, le comité NDDL du Comminges (sud de la Haute-Garonne, 31), le collectif d'opposants à l'aéroport de Notre Dame des Landes du pays de Saint-Malo,  le collectif des buzug du Trégor (22), le comité Sud Vilaine, le Comité NDDL 63 (Puy de Dôme), le Comité de soutien de Ploërmel (Morbihan), le comité Notre Dame des Landes La Roche sur Yon (85), le comité Guérande/Cap Atlantique contre l'aéroport NDDL, le Comité NDDL 18,   le  Collectif d'opposants au projet d'aéroport à NDDL-Région Cholet, le Comité Pays Basque !,  le collectif Pays de Vannes contre l'aéroport NDDL, le Cpapa ( Comité Pour l'Abandon du Projet d'Aéroport ) St Nicolas, Plessé, Avessac, Fégréac, le comité de ouest du 43 (Haute-Loire), le Collectif de Saint-Herblain/Indre,  le collectif Lochois nddl, le "collectif NDDL St-Brieuc", le collectif lorientais, le comité anti-aéroport de la région nazairienne (CAARN), le Comité de Montaigu, le comité de Blain contre le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes, l'intercomité 79 de lutte contre le projet d'aéroport, le Collectif des CItoyens Vendômois COntre le Projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes,  le comité de Couëron, Les comités lorrains de soutien à la lutte à NDDL, le CCACPA (Angers),  Comité poitevin contre l'aéroport de NDDL et son monde, le collectif contre l'aéroport et son monde de Morlaix, les comités lorrains, le comité NDDL Pays Basque, le collectif Jura Notre Dame des Landes,  le Comité NDDL Saumur-Chinon, COOPA: Collectif Orvaltais des Opposants au Projet d'Aéroport, ...…
  • des organisations diverses : Alternatives et Autogestion, Les Amis de la Confédération Paysanne, Nantes est une fête, Génération Ecologie, La Fédération de Vendée du Parti Communiste Français, Initiatives Décroissantes pour le Climat, Ami-e-s du Front de Gauche de l'Est du Morbihan, UTOPIA, " Restons  fermes ", « Collectif Bon pied bon oeil", ''Sous le vent, les pieds sur terre'',  MS21 ( Mouvement pour un socialisme du 21è siècle), PCF56, Bureau National de Solidaires-Météo, l'association La Marmite, de La Vraie-Croix (56), la CNT 29, la Coordination Climat Justice Sociale de Genève, AIVES, Alternatiba Caen Coalition Climat, Alternatiba Nantes et Alternatiba Paris, Le Front Anticapitaliste 44, Le Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN), Alternative libertaire, syndicat CGT-FORET Centre Ouest Auvergne Limousin, la Coordination BureStop, Confédération Paysanne nationale, La Fédération anarchiste,  …

Mise à jour du 20/02/2016

 


 

Nous invitons à relayer très largement cet appel au format numérique, à le mettre sur vos sites et à le diffuser dans vos réseaux.

Nous appelons les orgas, collectifs, assos, comités qui le souhaitent à co-signer ce texte (envoyez vos signatures à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) ou afficher par d'autres biais leur soutien et leur participation à la mobilisation du 27 février.

Evènement Facebook à partager, infos diverses (dont les cars organisés par les comités et les liens vers les sites de covoiturage)

Pour vos covoiturages / cars / offfres et demandes d'hébergement site dédié :

http://annonces-ndl.org/

Téléchargez les affiches - des tirages papier sont disponibles au local du bourg de NDL ce samedi 13/02

2016-02-27 Manif Affiche A4-CL-icone

2016-02-27 Manif Affiche A5-CL-icone 2016-02-27 Manif Affiche JPG-HD-icone 
2016-02-27 Manif Affiche A4-NB-icone 2016-02-27 Manif Affiche A5-NB-icone  2016-02-27 Manif Affiche JPG-BD-icone

 

 

 

A bientôt et merci pour tous les gestes de solidarité.

twitter acipa

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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