19
Janvier

Une prise de position de Comités de soutien proches de la ZAD sur la route D281

Texte rédigé par des comités de soutien voisins de la ZAD, avant la décision du Gouvernement.

 

Nous voulons attirer l'attention sur un point qui nous semble important quant à la D281.
Nous sommes des Comités et Collectifs proches de NDDL.
Nous sommes souvent sur la Zad, que ce soit pour des chantiers, des réunions, des rassemblements ou diverses mobilisations.
Nous participons régulièrement aux AG.
Quand on y évoque le devenir de la D281, nous entendons souvent de la part de certains habitants, énoncé comme une certitude, que les citoyens alentour, les comités de soutien se mobiliseront et viendront défendre la route, ses chicanes, ses constructions et ses habitants contre une éventuelle tentative d'évacuation par les forces de police.
Nous nous devons de vous dire clairement ceci.
Nous sommes prêts à défendre la Zad et son avenir.
Nous sommes prêts à soutenir les projets, les réalisations, les expérimentations, les installations sur la Zad, tant agricoles que sociales et culturelles.
Nous sommes prêts à soutenir le droit de tous ceux et toutes celles qui souhaiteront rester vivre sur ce territoire.
Nous adhérons au texte des 6 points.
Mais nous devons aussi dire que pour nous il est indispensable que le territoire reste un territoire commun, public, ouvert à tout le monde, librement, que les chemins et toutes voies de circulation soient accessibles à tous, sans obstacles ni contrôle, à l'inverse d'un lieu privé.

Pour revenir à la D281 : Si le projet d'aéroport est enfin abandonné, si la DUP s'éteint, s'il n'y a pas d'expulsion, nous pensons que cette route doit redevenir une voie de circulation départementale, gérée par le Département.
Cela signifie que la circulation y est totalement libre, notamment pour toutes les personnes qui la fréquentent quotidiennement pour aller au travail par exemple, qu'ils soient riverains, paysans ou autres.
Travailler ensuite à obtenir que la circulation y soit ralentie, sous la responsabilité du Département et de la Commune, pour tenir compte de la vie et des activités alentour, nous semble raisonnable.

Nous entendons la population autour de nous.
Nous avons déjà, depuis plusieurs années, beaucoup de difficultés à expliquer et à justifier la situation de cette route alors qu'il n'y a pas de menace imminente d'intervention policière.
Nous savons qu'elle joue un rôle extrêmement négatif dans les esprits, y compris dans l'esprit de nombreuses personnes pourtant prêtes à soutenir la lutte contre l'aéroport et son monde, à soutenir d'autres manières de vivre, d'habiter et de travailler développées sur la Zad.
Nous savons tous que l'image de cette route est très facilement, trop facilement, utilisée par la propagande contre la Zad.
L'occupation de la route ne sera plus justifiée, ni justifiable, s'il y a abandon du projet, si la DUP s'éteint, s'il n'y a pas d'expulsion.
Nous sommes persuadés que très peu d'entre nous viendraient défendre cette route si par malheur le mouvement ne parvenait pas à la rendre libre collectivement et de manière concertée, laissant alors à l'État l'occasion d'une intervention policière qui malheureusement risquerait bien de ne pas se limiter à cela.
Nous sommes persuadés qu'un entêtement de certains habitants à vouloir conserver l'occupation de la route, pour des raisons principalement symboliques et/ou affectives, compromettrait gravement les discussions avec l'État, qui déjà, tout le monde s'en doute, seront très compliquées pour atteindre nos objectifs communs.

Nous appelons donc tout le monde à la lucidité.
Nous assurons que plusieurs membres de nos comités sont prêts à participer à des chantiers de déplacement de constructions, ou d'aménagement de circulation douce à proximité de la route.

Merci.

Signataires au 16/01/2018
CAAC (comité anti aéroport de La Chapelle sur Erdre qui comprend aussi Grandchamp et Treillères)
Collectif de Saint-Herblain/Indre des opposants à NDDL 
COOPA (Comité d'Orvault des opposants au projet d'aéroport)
CSAA Comité de Sucé-sur-Erdre
Comité de Carquefou
Comité du Pays de Retz
Comité de Couëron

15
Janvier

NDL2018 : réservez vos 7 et 8 juillet 2018 pour le rassemblement estival de la Coordination

Publié dans Divers

Mise à jour du 4 mai 2018

Le rassemblement NDL2018 est ajourné

Plus d'infos ici >> 

 


 

Alors que la préparation du rassemblement du 10 février 2018 continue, l'ACIPA vous invite à réserver d'ores et déjà votre week-end des 7 et 8 juillet prochain pour le 18ème rassemblement estival de la Coordination des opposants à Notre-Dame-des-Landes.

Plus de 5 mois seront passés après la décision du gouvernement et - nous l'espérons - l'expiration de la DUP. 

A ce moment-là, nous devrions y voir plus clair dans l'avancée d'un dialogue constructif et apaisé entre le mouvement dans son ensemble et les services de l'Etat.

10
Mai

Rassemblement le lundi 14 mai pour un avenir commun dans le bocage ! 13h place du Pont Morand à Nantes

Publié dans Divers

A l’appel de COPAIn 44, Acipa, des habitant.e.s de la zad, Naturalistes en lutte.


La vague d'expulsions sur la zad de notre dame des landes a suscité d'importantes mobilisations sur le terrain et des réactions à travers tout le pays. Après dix jours d'intervention, les destructions de lieux de vie ont été suspendues. Un dialogue a repris entre le mouvement et la Préfecture après le dépôt collectif d'un dossier présentant plusieurs dizaines de projets agricoles , artisanaux, sociaux ou culturels sur la zad. Ce geste collectif vise à mettre en avant ce qui lie profondément ses activités et l'usage commun des terres et ressources.


Mais la trêve apparaît extrêmement fragile : des centaines de gendarmes sont toujours déployés dans le bocage, maintenant une pression quotidienne et mettant à mal la possibilité même de mettre en oeuvre les travaux agricoles en plein début de saison. Le premier ministre a posé un nouvel ultimatum avec la menace d'une reprise des expulsions après le 14 mai. Alors qu'un cycle de rendez-vous est actuellement engagé sur la pérénnisation des projets, le gouvernement décidera-t-il de rompre une fois de plus unilatéralement le dialogue pour se livrer à une nouvelle opération de destruction ?


Au-delà des lieux de vie, certains projets agricoles en cours depuis plusieurs années sont aujourd’hui menacés sur des terres convoitées par d’autres agriculteurs. Le gouvernement doit trancher au plus vite pour que les parcelles concernées aillent à de nouvelles installations plutôt qu’à l’agrandissement d’exploitations existantes.


Le 14 mai va se tenir en préfecture un second comité de pilotage censé examiner les projets portés par les habitants de la zad. Nous paysan.ne.s, associations, habitant.e.s, naturalistes qui avons défendu les terres de la zad contre le projet d'aéroport et nous projetons dans leur avenir - appelons à un pique-nique et rassemblement calme et déterminé devant la préfecture lors de la tenue du comité de pilotage.

 

Il s'agira d'y affirmer le refus de toute nouvelle expulsion sur la zad et d'y apporter un soutien aux différents projets présentés, à la vision coopérative qui s'en dégage. Nous refusons qu'on impose à ce qui s'est construit d'unique dans le bocage de notre-dame-des-landes les critères du modèle agricole classique dont on connaît partout les conséquences : désertification rurale, disparition des
petites exploitations et individualisme entrepreneurial, sujétions aux groupes de l'agrochimie, dégradation continue des sols et de la biodiversité.


Nous souhaitons toujours pour notre part enraciner sur la zad une pratique des communs et d’une paysannerie solidaire, réellement soucieuse du soin du bocage et de l’environnement. Nous voulons toujours un territoire vivant et partagé, qui laisse la place à des manières de l'habiter qui ne soient pas qu’agricoles et à diverses formes d'expérimentation sociales. Il faut que le temps nécessaire soit laissé pour un dialogue réel autour de l'avenir du bocage de Notre-Dame-des-Landes. Ceci implique un calendrier crédible et des délais tenables et la fin des ultimatums et des menaces. Le rassemblement du 14 mai marquera la vigilance accrue de tous et toutes sur la suite du processus.


Pour un avenir commun dans le bocage !

14
Mai

Motion du Conseil National de la Protection de la Nature sur la nécessité d’une agriculture non intensive respectant la biodiversité remarquable du site de Notre-Dame-des-Landes

Publié dans Divers

Le CNPN s’est à plusieurs reprises penché sur le patrimoine biologique exceptionnel du site de l’ancien projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en tant que l’un des très rares bocages relictuels en France (120 m de haie/ha), préservé du remembrement pendant plus de 50 ans, et la quasi impossibilité de compenser ses fonctions écologiques et ses habitats naturels lors du projet d’aéroport, en tant que zone humide issue d’anciennes landes oligotrophes, ne supportant pas l’intensification agricole et notamment les apports d’engrais.

Le secteur de Notre-Dame-des-Landes est à ce titre identifié comme « réservoir de biodiversité » dans le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) de la région Pays-de-laLoire, avec 146 espèces protégées présentes, dont 10 sont inscrites à l’annexe II de la Directive européenne Habitats-Faune-Flore, ainsi que 11 Habitats d'Intérêt communautaire, justifiant la désignation de zones spéciales de conservation pour leur préservation. Plusieurs populations de vertébrés sont d’importance régionale, notamment pour le Campagnol amphibie, le Lézard vivipare, le Triton marbré, le Triton de Blasius et la Grenouille agile (plus importante population de France). Plusieurs dizaines d’espèces nouvelles d’invertébrés ont été inventoriées pour le département de Loire-Atlantique et pour la région Pays-de-la-Loire dont 5 qui n’avaient jamais été répertoriées en France.

Le CNPN s’inquiète de l’éventualité de voir tout ou partie de l'écosystème original de Notre-Dame-des-Landes confié à l’agriculture intensive, ce qui ne manquerait pas de porter atteinte à ce patrimoine naturel exceptionnel. Il conviendrait au contraire de privilégier un système de polyculture-élevage faisant une large place à l’agro-écologie et à l’agriculture biologique, en concertation avec les organismes de protection de l’environnement et les services dédiés des Ministères de la Transition Ecologique et Solidaire et de l’Agriculture.

Le CNPN considère que cette zone a les capacités de porter un projet territorial conjuguant production économique adaptée aux enjeux écologiques et conservation de la biodiversité, constituant de fait un « Territoire engagé pour la biodiversité », tel que le soutient l'Etat, valant exemple et expérimentation.

Motion adoptée à l’unanimité des membres présents,
lors de la réunion du CNPN plénier du 26 avril 2018

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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