22
Avril

Position de l'ACIPA sur la "consultation"

Publié dans Communiqués de presse

L'ACIPA doit s'adapter aux évènements, comme toujours…

Après le mot “référendum” c'est celui de “consultation” qu’on nous sert. Il est annoncé après le débat public de 2003, l’enquête publique de 2006, la Déclaration d’Utilité Publique de 2008, les jugements Loi sur Eau et Espèces protégées toujours en appel, les jugements en expropriation et en expulsion de 2015 et 2016, ceci pour couvrir un mensonge d’État sur le dossier de Notre Dame des Landes pour lequel il devrait être sanctionné.

Nous avons beaucoup questionné sur la temporalité du calendrier par rapport à l'avancée du projet de Notre Dame des Landes, le périmètre de la consultation, la rédaction de la question posée, les moyens de la communication pendant la campagne et son contrôle, l’articulation avec les recours juridiques (français et européens) toujours en cours d’instruction ou la légalité tant réclamée par nos adversaires,...

L’ACIPA n'a jamais boycotté le débat démocratique, elle s'en nourrit et porte, avec le CéDpa, des propositions pour une " Modernisation de la Démocratie Participative".

 

Le gouvernement, par la voix du Premier ministre, annonce le début des travaux à l'automne ! Il anticipe, par là même, toute utilisation qu’il fera du résultat de cette éventuelle consultation. Il fait fi de l'interpellation de la Commission Européenne qui stipule qu’il n’y ait pas de travaux avant une réponse satisfaisante, de la part de la France, sur la mise en place des mesures de compensations environnementales. Celles-ci doivent être mentionnées dans les documents d'urbanisme du SCOT Nantes-Saint Nazaire actuellement en révision et dont l’enquête publique se déroulera au cours de l’été 2016. Ce document ne sera pas définitivement signé par le Préfet avant la mi-Janvier 2017. Nous ne sommes par dupes des réponses que l’enquête publique pourrait amener en matière de compensations irréalisables et nous savons que l'État tente de trouver une échappatoire face aux questions de l'Europe.

 

 Nous savons que les résultats de la consultation ne représenteront qu’un avis sans fondement juridique. Cependant, l'ACIPA se devra de faire campagne aux côtés des autres organisations volontaires pour mettre en commun tous les moyens d’information à notre disposition. Nous n’avons jamais demandé cette consultation, le gouvernement nous l'impose alors profitons de cette tribune pour informer le public sur les vrais enjeux liés à ce projet comme nous l’avons fait à chaque consultation à la demande de nos nombreux adhérents.

 

Au vu de la position du Premier ministre, rien ne nous oblige à tenir compte du résultat de cette consultation illégale, qui ne sera qu'un avis parmi d'autres, mais nous devons tout faire pour que la population puisse voter en toute connaissance de cause, si jamais cette consultation devait aller à son terme. C’est pourquoi, l’ACIPA continue le combat, notamment juridique sur le fond du dossier, ainsi que l'information continue en direction des citoyens, pour le respect de la planète et des générations futures dans l’esprit porté par la COP 21. Elle saura aussi dénoncer le déséquilibre de moyens que les pro-aéroport seraient tentés de mettre en oeuvre sans oser le débat public contradictoire.

L’ACIPA  continuera de s'opposer aux expulsions des habitants de la zone définie dans la DUP et exige que le Président de la République honore ses engagements locaux : "pas de travaux ni d'expulsion, tant que les recours juridiques ne sont pas tous épuisés”.

 

Pour l’ACIPA, cette éventuelle consultation citoyenne ne peut en aucun cas légitimer un projet d’aéroport à Notre Dame des Landes qui est illégal.

Cette consultation ne sera, dans tous les cas pour nous, qu’une étape dans le long combat pour l’arrêt définitif du projet. 

05
Avril

Notre-Dame-des-Landes : un pas vers l'abrogation de la Déclaration d'Utilité Publique

Publié dans Communiqués de presse

Communiqué de presse - Notre-Dame-des-Landes, le 5 avril 2016


Les experts missionnés par Ségolène Royal ont rendu un rapport intéressant qui montre que le projet de Notre Dame des Landes est surdimensionné et que la rénovation de Nantes Atlantique est une alternative crédible et moins coûteuse.

Ils confirment que le Débat public de 2003 et l’Enquête publique de 2007 ont balayé cette alternative à tort. Pour nous, cela signifie que la Déclaration d’Utilité Publique doit être abrogée, que les procédures d’expulsion en cours doivent être définitivement arrêtées et qu’une consultation en juin n’a plus de sens.

Le CéDpa et l’ACIPA, qui ne partagent pas toutes les conclusions du rapport, sont prêts à participer au travail d’approfondissement sur les points qui posent question pour le maintien de Nantes Atlantique : renforcement de la piste, trajectoires, bruit.

Nous remercions la Ministre de son engagement pour sortir de l’impasse sur ce dossier et espérons qu’elle le poursuivra.

 

Lire le rapport remis à Ségolène Royal

Article du Monde du 05/04/2016

09
Janvier

Communiqué final suite à la journée de mobilisations sur Nantes et ailleurs, le samedi 9/01/2016

Publié dans Communiqués de presse

L'ensemble du mouvement contre le projet d'aéroport, avec ses organisations, collectifs... a préparé dans l'urgence la mobilisation du 9 janvier 2016. Il fallait exiger l'abandon immédiat de la procédure d'expulsion initiée par AGO/Vinci, au nom de l’État, le 7 décembre et relancée pour le 13 janvier. Le référé-expulsion concerne 4 exploitations et 11 lieux de vie...

Nous remercions les paysan-nes venus avec leurs tracteurs, plus de 450, crier la colère du monde paysan. Ces menaces d'expulsion, sans même le respect de la trêve hivernale, avec mise sous séquestre des biens et cheptels, avec des astreintes financières exorbitantes, sont sans précédent, et intolérables.

Nous remercions les 20 000 personnes au moins qui, en vélo ou à pied, ont apporté leur soutien aux habitant-e-s et paysan-nes concerné-e-s.

Nous remercions enfin les milliers et milliers de personnes qui nous soutiennent dans notre lutte, et l'ont montré aujourd'hui dans plus de 40 rassemblements aux quatre coins de France, et même au-delà, comme à Barcelone.

Nous avons fait la démonstration de notre force collective, capable de définir et de tenir ensemble des formes de lutte innovantes, dans une ambiance conviviale et militante : une tracto-vélo-piétons sur le périphérique nantais. Nous avons affirmé la cohésion d'un mouvement riche de sa diversité, déterminé à ne rien lâcher pour sauver les terres de la Zad et tous ceux qui les font vivre...

Hier soir encore, un message a été adressé au Président Hollande pour qu'il respecte sa parole donnée qu'il n'y aurait ni expulsions, ni début des travaux avant l’épuisement des recours. Ceux des arrêtés « lois sur l'eau » et « espèces protégées » sont en cour d'appel. Le respect de la parole présidentielle implique d'attendre, et donc de renoncer au référé-expulsion.

Le silence de M. Hollande est demeuré jusqu'à cette heure assourdissant. Il peut encore entendre raison et intervenir auprès de AGO/Vinci pour l'abandon de la procédure avant le 13. Notre détermination demeure intacte pour l'obtenir. Tous ensemble nous serons capables de nous opposer aux tentatives de début des travaux, capables d'arracher l'abandon du projet.

Rendez-vous si nécessaire devant le TGI de Nantes le mercredi 13 janvier à 10h30.

On ne lâche rien !

08
Janvier

La ZAD – un site naturel pour l'avenir ?

Publié dans Communiqués de presse

Une richesse comparable aux sites Natura 2000 du département

Après trois ans d’inventaires, les résultats obtenus sont saisissants, la richesse inventoriée sur la ZAD est comparable aux autres sites Natura 2000 du département !

11 Habitats d'intérêt communautaire sont présents sur le site de Notre-Dame-des-Landes pour comparaison, 6 Habitats d'intérêt communautaire sont présents à Grand-Lieu, 12 en Grande Brière et marais de Donges, 4 sur le site forêt, étang de Vioreau et de la Provostière et 16 dans les marais de l'Erdre, (sources : INPN MNHN).

Un point très important : l’état de conservation des habitats sur la ZAD est globalement bon et surtout il ne souffre pas de la présence d’espèces invasives (les jussies et l’écrevisse américaine) contrairement à la plupart des autres grandes zones humides du département que sont les sites Natura 2000 de Brière, de l’Erdre, ou du Lac de Grand-Lieu.

14 espèces animales sont inscrites à l’annexe 2 de la directive habitat dont 4 nécessitent la désignation de zones spéciales de conservation pour leur préservation. C’est donc une erreur de croire que la destruction de ces populations n’aura pas d’impact.

Des espèces banales ? Assurément non !

On entend parfois dire que les espèces présentes à Notre-Dame-des-Landes sont banales. C’est faux !

Nous sommes en présence de plusieurs populations d’importance régionale, notamment pour le Campagnol amphibie, le Lézard vivipare, le Triton marbré, mais aussi pour le Triton de Blasius, qui n’a d’ailleurs pas été pris en compte dans les dossiers réglementaires.
Par ailleurs, nous avons notamment découvert plusieurs dizaines d’espèces nouvelles pour le département de Loire-Atlantique et pour la région Pays de la Loire ; et même 5 qui n’avaient jamais été répertoriées en France.

On nous explique qu’il y aura des compensations, mais comment compenser ce que l’on ne connaît pas ? Objectivement personne n'est capable d'affirmer qu'en détruisant les milieux de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, on ne va pas détruire le dernier site hébergeant ces espèces en France !

Le déplacement d'espèces, un mensonge marketing !

Une autre idée fausse souvent reprise, porte sur le déplacement des espèces. Nous tenons à rappeler que parmi plus de 1 500 espèces inventoriées, 130 sont protégées et que seuls quelques individus de 3 espèces seraient déplacés. Il ne s’agit que d’une expérimentation pour mieux connaître leur biologie...  Cela ne représente ni une mesure de réduction, ni une mesure de compensation mais bien une opération de communication. Les travaux entraîneraient la destruction de dizaines de milliers d’individus d’espèces protégées et la disparition définitive de leurs habitats.

Cinq espèces protégées non prises en compte dans les dossiers réglementaires

Pour finir rappelons un point essentiel : au moins 5 espèces protégées n’ont pas été prises en compte dans les dossiers réglementaires. Ni observées ou recherchées par les bureaux d’études, elles n’ont donc pas été évaluées dans les dossiers. Par conséquent, aucune demande de dérogation pour la destruction de ces espèces protégées n’a été faite. Puisque la préfecture de Loire-Atlantique et le ministère de l’écologie en ont été informés et que nous sommes dans un état de droit, les travaux ne peuvent pas commencer.

La non-prise en compte de ces 5 espèces protégées dans le projet d’aéroport nécessite la réouverture du dossier et la réévaluation du projet.

En tant que naturalistes, nous voulons tout mettre en œuvre pour éviter la destruction de milieux naturels, d’autant plus que l’Atelier citoyen de Nantes a démontré que d’autres solutions existaient.
Nous appelons toutes les personnes soucieuses de la préservation de la nature en France à manifester leur opposition au projet en cas de démarrage des travaux.

Nous appelons aussi à participer à la grande journée de mobilisation le samedi 9 janvier 2016 organisée par des composantes de la lutte contre l'aéroport.

Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous le 31 janvier 2016 dans le cadre de la journée mondiale des zones humides
pour venir à la rencontre des habitant-e-s des zones humides de Notre-Dame-des-Landes qui ne comptent pas en déménager !

Pour finir nous citerons Jean-Marie Pelt : « il faut repenser les rapports humains à la nature, les sociétés humaines ne peuvent pas vivre en méprisant les écosystèmes. »

 

Les sons du point de presse

http://www.kalzadud.fr/perche/index.php?post/2016/01/07/Conf%C3%A9rence-de-presse-des-Naturalistes-en-lutte

 

 


Notre-Dame-des-Landes : Conférence de presse des naturalistes

 



Témoignage : Fabrice Nicolino rescapé de Charlie Hebdo

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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