06
Février

Le CéDpa demande au Préfet un contrôle de légalité

Publié dans Communiqués de presse

Le CéDpa, qui est très soucieux de la bonne utilisation de l'argent public en cette période difficile et qui s'est réjoui de faire rentrer 876 599 € d'avances illégales consenties à AGO dans les caisses de l'Etat et des collectivités locales, s'étonne de la décision du Président de la Région de lancer une campagne publicitaire, payée par le contribuable, pour demander l'évacuation de la ZAD.


Est-ce bien dans les compétences de la Région ?


Est-ce une utilisation normale et régulière de l'argent public ?


Le CéDpa demande à M. le Préfet de bien vouloir exercer son contrôle de légalité. Et rappelle à M. Retailleau qu'il serait plus utile de regarder enfin le fond du dossier de Notre Dame des Landes, du point de vue économique et financier, ce qui devrait être la première préoccupation d'un élu responsable.

 

Vous pouvez agir vous aussi !
Le CéDpa invite les élu-e-s et les citoyen-ne-s à interroger Monsieur le Préfet de Région sur la légalité de la campagne de communication de Bruno Retailleau, en utilisant si besoin la base du courrier de ce lien :
http://aeroportnddl.fr/articles.php?lng=fr&pg=762

08
Février

Le CéDpa met à jour l’imposture de la pertinence économique du projet NDL

Publié dans Communiqués de presse

2016-02-08 CeDpa-Gains-TempsCommuniqué de presse - Nantes, le 8/02/2016

Le CéDpa n’a pas obtenu la totalité des documents qu’il demande à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) concernant les gains de trajet pour les usagers du projet NDL, malgré l’avis favorable de la Cada et la volonté de transparence de Ségolène Royal. Pourtant, grâce à deux documents reçus du Ministère de l’Écologie récemment, il a mis à jour l’imposture du bénéfice économique du projet.
 
Comme l’écrit la DGAC, « les gains de temps pour les usagers sont la source principale de rentabilité économique du projet NDL ». Sans ces gains, pas de rentabilité… et donc pas d’utilité publique.
 
Dans le document d’enquête publique, les gains pour les usagers s’élèvent à 911 M euros sans précisions.
Nous savons maintenant qu'ils se décomposent ainsi :

  • Perte de temps par la route (les usagers vont mettre plus de temps à rejoindre l’aéroport qu’aujourd’hui avec Nantes Atlantique) : - 230 M
  • Gain de temps par le train : + 220 M
  • Très surprenant, énorme gain de temps en avion : + 700 M
  • Autres gains (coûts usage TGV, péages, carburant…) : + 221 M
 
La manipulation vient de ce que les gains de temps en avion ne sont pas de réels gains de temps passé en avion. En effet, prendre son avion à Notre Dame des Landes ou à Nantes Atlantique ne change pas vraiment la durée du vol. Ce sont des gains virtuels, imaginés par la DGAC pour parvenir à trouver un bénéfice économique au projet.
 
Ces gains virtuels découlent d’un scénario dans lequel il a été imaginé que le trafic à Nantes Atlantique serait plafonné assez rapidement (en 2019 avec 56 000 mouvements, calcul totalement invalidé par la réalité et par l’étude Adecs Airinfra de 2013) et que des passagers se rendraient alors dans d’autres aéroports. A tous ceux qui se rendraient dans divers aéroports proches de leurs domiciles, comme Rennes, Dinard, Brest, Lorient ou La Rochelle, on affecte un « temps aérien » de 1,5 à 2,5 heures pour « compenser » le fait que ces aéroports ont une offre peu développée. Un peu comme si un vol Dinard-Berlin durait 4h (1h30 réel et 2h30 de handicap) alors que NDL-Berlin ne durerait que 1h30.   Ou bien comme si Rennes-Londres durait 2h45 quand NDL-Londres dure 45 mn.
 
A partir de là, on prétend que le projet NDL économise toutes ces heures de temps aérien !
 
On comprend mieux que, depuis le début, la DGAC ait caché ce mode de calcul et l’énorme « gain de temps aérien » qui en découle. Les hypothèses sous-jacentes relèvent de la science fiction, elles ne servent qu’à obtenir au final un « gain pour les usagers » suffisamment élevé pour justifier le projet NDL !
 
 
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12
Février

Notre Dame des Landes - Un référendum : pour qui, comment, pourquoi ?

Publié dans Communiqués de presse
Communiqué de presse de l'ACIPA  - Notre Dame des Landes, le 12 février 2016

L’ACIPA a bien entendu les paroles de François Hollande s’adressant aux Français ce jeudi 11 février et annonçant la tenue d’un référendum local sur la question du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Dans la même intervention, il a aussi rappelé par 2 fois que les travaux pourraient débuter à l’automne 2016.

Notre position n’a pas changé pour autant ; nous demandons toujours à François Hollande de confirmer qu’aucune expulsion n’aura lieu tant que les recours juridiques nationaux et européens ne seront pas épuisés. Nous avons bien entendu M. Hollande réaffirmer que ces recours n’étaient pas épuisés mais pas un mot sur les expulsions programmées ! Nous lui renouvelons également notre demande de rencontre.

Quant au référendum local annoncé, nous nous posons beaucoup de questions :
  • Qui a légitimité à organiser un référendum sur un projet d’État dont la Déclaration d’Utilité Publique a déjà été publiée ?
  • Qui décidera de son périmètre ?
  • Qui décidera de la question qui sera posée ?
  •  L’information pourra-t-elle être impartiale et complète ? avec quels moyens ?
  •  Les questions de fond de ce dossier basé sur des manipulations et mensonges pourront-elles être présentées à la population ? etc….
 
Nous constatons également que Ségolène Royal a été reconduite dans ses fonctions. Depuis notre rencontre au Ministère de l’Écologie le 22 janvier dernier, nous travaillons avec elle et ses services, sur la remise à plat du dossier (étude des alternatives à l’aéroport à Notre Dame des Landes, dont la mise en réseau des aéroports existants). Ce gros travail a été lancé avec l’aval du Président de la République. Il nous apparaît donc urgent d’attendre les conclusions de ce travail commun qui doivent être rendues le 31 mars.

En attendant, notre détermination reste intacte et nous appelons à une mobilisation massive le 27 février prochain à Notre Dame des Landes pour l'abandon du projet d'aéroport !
23
Février

ZAD de Notre-Dame-des-Landes : des voisins s'expriment

Publié dans Communiqués de presse

Nous relayons à leur demande le texte lu par des voisins de la zad ce soir dans le bourg de Notre Dame des Landes.. Une cinquantaine d'habitants des bourgs alentours étaient présents à ce point presse.

DES VOISINS DE LA ZAD S'EXPRIMENT

Nous, résidents, voisons de la ZAD


Sommes outrés par la propagande quasi quotidienne des « va-t’en guerre » qui se permettent en plus de parler en notre nom : « les habitants excédés » disent-ils.

Cela suffit ! Nous ne voulons plus être spectateurs des mises en scène anti-ZAD de M. Retailleau et du couple Lamisse qui d’ailleurs n’habite plus là depuis des années, ni des mensonges grossiers de M. Valls et consorts sur les soi-disant activistes ultra violents qui rackettent
volent et détruisent.

Nous ne bénéficions pas des 60 000 euros d’encart publicitaire payé par le conseil régional mais nous pouvons néanmoins témoigner de notre réalité d’habitants.

Déambulations champêtres ponctuées de rencontres enrichissantes, petit café offert ou simple bonjour, on se sent chez nous et en sécurité sur la ZAD.

Pour beaucoup d’entre nous c’est l’occasion de redécouvrir notre bocage et sa richesse, de renouer avec un territoire et ses habitants.

La ZAD ce n’est pas une forteresse isolée mais au contraire un lieu
foisonnant où se construisent des projets de vie basés sur l’échange solidaire et les valeurs humanistes. En ce sens, pour nous, la ZAD fait partie de la dynamique et de la vie de nos communes.

A ce titre nous sommes heureux d’accéder aux productions faites sur place : pain, légumes, fromages, lait ; d’accéder aux projets culturels qui y germent,  aux rencontres où l’on réfléchit sur l’avenir de notre territoire avec ceux qui y vivent et qui luttent pour le préserver.

Pour nous il est urgent de dénoncer les stigmatisations orchestrées par ceux qui veulent nous diviser et décrédibiliser notre lutte.

Sachez que nous « des habitants indignés » nous serons aux côtés de tous ceux que l’on veut expulser de la ZAD.

C’est pourquoi le 27 février nous serons présents dans la mobilisation
contre l’aéroport et contre toutes les expulsions.

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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