30
Mai

Ferme des 1000 vaches, l'ACIPA apporte son soutien aux militants interpellés

Publié dans Communiqués de presse
L'ACIPA a pris connaissance des derniers évènements concernant la "ferme des 1000 vaches" et s'indigne devant le traitement réservé ce 28 mai à Laurent Pinatel porte parole de la Confédération Paysanne ainsi qu'aux autres paysans et opposants à qui elle apporte son soutien. Elle condamne sans réserve cette réaction d'un gouvernement socialiste à l'encontre de responsables d'une organisation syndicale nationale.
 
Devant l'ampleur de la question agricole, l'ACIPA considère que ces arrestations et gardes-à-vue dépassent le cadre du Droit Commun et pourraient s'apparenter dorénavant à des arrestations d'ordre politique.
En effet, la mise en chantier de cette "ferme" industrielle constitue une grave atteinte à la qualité de l'alimentation, des sols et sous-sols, de la condition animale et percute de plein fouet l'impérieuse nécessité de maintenir une agriculture paysanne, à taille humaine et les circuits courts garants d'un tissu rural, véritable vivier d'emplois. Ce modèle d’entreprise agricole condamne à court terme l’activité de milliers de paysans et paysannes dont le type d’agriculture est seule garante d’une alimentation saine et de proximité et du maintien d’un tissu rural vivant. Pour toutes ces raisons, la lutte contre « La Ferme des 1 000 vaches »  sera l’invitée d’honneur du rassemblement à Notre Dame des Landes les 5 et 6 juillet prochains.
 
L'ACIPA interpelle en particulier nos ministres, Ségolène Royal et Stéphane Le Foll sur ces sujets majeurs qui ne peuvent souffrir d'aucune ambiguïté de positionnement et souligne que Laurent Pinatel, tout comme l'une de nos délégations, est attendu ces 31 mai et 1er Juin au Plateau des Glières, sous l'égide des 70 ans du Conseil National de la Résistance.
 
24
Juin

Des architectes : "Réaménager Nantes Atlantique coûterait deux fois moins cher que de construire un nouvel aéroport"

Publié dans Communiqués de presse

La rénovation de Nantes Atlantique serait beaucoup moins coûteuse que la réalisation d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. C'est ce que montre avec précision un travail de fond mené par plusieurs architectes, à tous les horizons d’étude demandés par la commission du dialogue (5, 7 et 9 millions de passagers).

 

La DGAC a voulu faire croire l’inverse (en novembre 2013) en comparant un coût TTC de Nantes Atlantique configuré pour 9 millions de passagers à un coût HT de NDL configuré pour 4 millions de passagers. Mais les propres chiffres de la DGAC montrent que développer Nantes Atlantique est moins coûteux à chaque étape (économies respectives de 400, 250 et 167 M€ TTC pour 5, 7 et 9 M passagers).

 

Le travail des architectes a également mis en évidence que la DGAC a multiplié par 4 les coûts des bâtiments, des transports et des parkings ! Surestimation des besoins, oubli des potentiels et des technologies actuels, multiplication de travaux inutiles comme le choix de démolir et reconstruire la quasi-totalité des bâtiments de l’aéroport… Du côté des architectes, l’optimisation qu’ils proposent représente, à terme, une économie de 349 M€ TTC ! Leur étude de faisabilité montre aussi que l'aéroport existant, loin d'être saturé, peut être agrandi et développé de multiples manières dans son emprise foncière existante.

 

Par ailleurs, même si l’on intègre le propre chiffrage de la DGAC sur une rénovation totale de la piste (domaine non pris en compte dans l’étude et qu’il faut de toutes évidences expertiser), la comparaison est toujours à l’avantage d’une rénovation-optimisation de Nantes Atlantique. A l’horizon 9 M de passagers par exemple, développer Nantes Atlantique coûterait au minimum deux fois moins cher que de construire et développer un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes (475 M € TTC versus 992 M € TTC ).

 

Les conclusions de cette étude s’ajoutent à la longue liste des irrégularités commises par les services de l’Etat dans le dossier de Notre Dame des Landes : chiffres truqués sur les bénéfices économiques du projet, coûts oubliés, mépris de l’avis des experts scientifiques concernant le respect de la loi sur l’eau, exagérations des nuisances sonores, etc. Sur tous ces sujets, le CéDpa réitère sa demande d’un réel dialogue et d’une expertise indépendante. Continuer à pousser l’avancement du projet de nouvel aéroport sur des bases aussi fausses est indigne d’un Etat démocratique.

 

Liens vers l'étude:

 

Compléments

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30
Juin

Les Ailes pour l'Ouest brassent du vent

Publié dans Communiqués de presse
Suite à l’étude de fond menée sur l’optimisation et le développement de l’aéroport existant de Nantes Atlantique, l’association Les Ailes pour l’Ouest, dans son communiqué de presse du 26 juin 2014, brasse beaucoup de vent pour éviter de répondre sur le fond. Le sérieux de notre travail étant mis en doute, nous voulons préciser certains points.
 
« Etude militante, soi-disant indépendante » : l’étude n’est pas présentée comme indépendante, mais comme une démarche citoyenne. Il s’agit d’une commande du CEDPA, Collectif d’élu(e)s Doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des- Landes. Cette association a invité des architectes à vérifier le rapport de la DGAC de novembre 2013 et à faire des propositions. Nous avons ainsi recalculé une à une les propositions de ce rapport et proposé un autre développement de l’aéroport. Nous nous sommes basés sur les recommandations et les modes de calcul publiés par le STAC, et sur des réalisations récentes en France.

« Oublié de traiter l’élément central de tout aéroport, c’est-à-dire la piste » : la piste représente 42 % des coûts globaux annoncés par la DGAC. Faute d’éléments techniques suffisamment précis sur l’état de la piste (éléments non fournis par la DGAC malgré les demandes nombreuses du CéDpa), nous avons travaillé sur les 58 % restants (bâtiments, parkings, transports) et avons CONSERVE TELS QUELS les coûts annoncés par la DGAC sur la piste. Elle est donc d’une certaine façon intégrée dans l’étude et au prix fort. Conscient des exagérations récurrentes de la DGAC sur ce dossier, nous doutons de ses annonces concernant une piste qui a parfaitement supporté pendant des années un trafic récurrent de très gros porteurs (B747) aujourd’hui remplacés par des avions beaucoup moins lourds (A330).

Concernant « la fermeture de l’aéroport pendant une période de trois à six mois », cette hypothèse de longue fermeture se révèle inédite à l’échelle internationale. Par sérieux, elle n’a pas été reprise dans notre étude, au profit d’une autre possibilité provenant également du rapport de la DGAC, §3.3, page 35 proposant de « réaliser les travaux de nuit ». Cette pratique d’entretien des infrastructures aéronautiques est quasi systématique et limite l’impact sur leur fonctionnement.

Enfin, concernant « la Zone Natura 2000 du Lac de Grand Lieu » : l’étude montre qu’il est possible de développer l’aéroport dans l’emprise foncière existante, sans expansion sur les terrains voisins, qui impliquerait des compensations environnementales. La Zone Natura 2000 du Lac de Grand Lieu, et ses alentours, situés à 4 km au sud de la piste existante sont particulièrement protégés du grignotage urbain par les servitudes aéronautiques liées à l’aéroport existant. Loïc Marion, (Université de RENNES I, CNRS, UMR 6553, Ecobio) ancien directeur de la réserve naturelle de Grand-Lieu, a affirmé officiellement* « le déménagement de l’aéroport représentera une menace environnementale considérable pour l’avenir de tous les terrains situés entre les pistes et le lac, qui bénéficient actuellement d’une interdiction ou d’une limitation drastique des constructions (Rezé, Nantes, St-Aignan de Grand-Lieu, Bouguenais, Bouaye), reprise dans les POS ou les PLU, qui sera levée puisque leur constructibilité est revendiquée par Nantes Métropole comme argument du déménagement. » A 10 km au nord du Lac de Grand Lieu, les terrains autour de l’aéroport et de l’usine Airbus laissent de nombreuses possibilités d’urbanisation comme celles de la Zac Croix Rouge, actuellement en cours d’aménagement.
 
A court d’arguments rationnels contre cette étude, l’association Les Ailes pour l’Ouest a aussi fait le choix d’attaquer ses auteurs. Nous sommes des architectes professionnels, diplômés par le gouvernement en 2002. Nous avons exercé dans plusieurs grandes agences de Nantes, de Paris, de Casablanca et de San Francisco. Nous revendiquons une démarche engagée pour des constructions saines, responsables et respectueuses de l’environnement.

L’étude que nous avons menée, avec trois autres confrères, sur l’aéroport de Nantes, conclut comme d’ailleurs le rapport de la DGAC, si l’on se place à échéances comparables, qu’il est possible et plus économique de rénover et développer Nantes Atlantique que de réaliser un aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
Le coût de départ (4 millions de passagers) est évalué par Vinci à 667,8 millions d’euros TTC. A l’échéance court terme (pour 5 millions de passagers), le rapport de la DGAC table sur une économie de 369 millions d’euros TTC. Une fois optimisée cette économie atteindrait, selon notre étude, 466 millions d’euros TTC (en maintenant à l’euro près le coût de réfection de la piste annoncé par la DGAC.) Etant donné que 44% du projet est financé par des fonds publics, cette économie possible ne nous semble pas négligeable en cette période de disette budgétaire.
 
Nous sommes aujourd’hui prêts à approfondir nos propositions pour Nantes-Atlantique, esquissées dans un esprit de transition écologique et énergétique. Dans le cadre d’un atelier citoyen, nous invitons les nantais comme les adhérents des Ailes Pour l’Ouest à débattre sur toutes les opportunités de développement de cet excellent aéroport à l’horizon 2030 et 2050.
 
Ivan Fouquet et Franco Fedele, architectes dplg
le 29 juin 2014
 
* Courrier adressé au Président de la Commission du Dialogue, de son point de vue de spécialiste des problèmes environnementaux avancés par les partisans du projet. Disponible ici : http://naturalistesenlutte.overblog.com/le-projet-d-a%C3%A9roport-menace-aussi-la-r%C3%A9serve-naturelle-de-grand-lieu-et-ses-abords 
 

 

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26
Juin

Nous ne nous laisserons pas diviser par la répression policière et judiciaire!

Publié dans Communiqués de presse

Le collectif Copain s’inquiète et dénonce la multiplication des arrestations, ces dernières semaines (plus d’une vingtaine de personnes).Qu'elles fassent suite à la manifestation du 22 février à Nantes ou lors de manifestations antérieures ou futures le but visé est et sera toujours le même : tenter de diviser le mouvement.

Récemment un paysan vient d’être relaxé en appel des faits qui lui étaient reprochés (il avait manœuvré avec son tracteur et sa remorque devant les gardes mobiles), l’état avait transformé l’attelage en port d’arme. C’est au droit de manifester que l’on s’attaque et que l’on remet en question en criminalisant la résistance, qu’elle soit pour dénoncer un aéroport inutile, la ligne TGV Lyon-Turin, ou la ferme usine des mille vaches (72 heures de garde à vue pour un démontage), l’état parie sur la peur des opposants .La multiplication des procès essaie d’asphyxier les mouvements par l’argent car aller devant la justice coûte très cher. Les militants anti OGM sont traînés systématiquement devant les tribunaux alors que l’état même a déclaré les OGM illégaux. Les exemples de deux poids deux mesures ne manquent pas .Une dégradation de biens de quelques centaines d’euros se paie au prix fort, alors que le détournement de plusieurs centaines de milliers d’euros dans les caisses de partis politiques ou dans les caisses publiques, semblera anodin et considéré comme un fonctionnement normal de la démocratie ….

Si la justice applique deux mesures cela mène à des chemins nauséabonds. La lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes n’est pas terminée, le projet n’a pas été annoncé comme enterré même si des signes le donnent à penser. Nous restons tous déterminés, forts de notre unité et riche de nos diversités, nous ne nous laisserons pas diviser par la répression policière et judiciaire !

Le Copain 44

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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