28
Novembre

Des fermes du sud de la Manche manquent de fourrage pour passer l'hiver.

En majorité zones humides, les terres de Notre Dame de Landes sont des terres à foin.

 

Les paysans de la Zad et de Notre Dame des Landes ont donc proposé de dépanner les éleveurs normands.

 

Un convoi relais est organisé par Copain 44 du 13 au 16 décembre.

 

Parce que s'opposer à la destruction des terres de la Zad, c'est travailler à notre autonomie alimentaire de demain.
Parce qu'en refusant la jurisprudence que serait le bétonnage des milliers d'hectare de terres vivrières à NDDL, nous proposons une autre façon de concevoir l'avenir de nos territoires, de l'alimentation et de l'agriculture.
En protégeant le bocage de la Zad de NDDL, ses prairies humides, ses élevages et ceux qui les font vivre, nous garantissons l'alimentation des vaches normandes aujourd'hui et demain des nantais et des nazairiens.

 

Trois plateaux de foin (environ 35 tonnes) partiront de la Zad de NDDL le mardi 13 décembre à 15h00, emmenés par les tracteurs des paysans de NDDL.

 

Tous les 20 à 30 km, le relais sera passé à d'autres paysans locaux avec leur tracteurs qui assureront l'étape suivante.

Chaque relais, sur les places des bourgs ou villages, sera l'occasion de communiquer sur notre lutte et ses enjeux nationaux.

 

Nous appelons les paysans et les comités de soutien sur le trajet à accueillir ou accompagner le convoi entre Notre Dame des Landes et Saint Seunier de Beuvron dans le sud de la Manche, via Châteaubriant et plusieurs villes d'Ille et Vilaine.
 

Il n'y aura pas d'aéroport à Notre Dame des Landes !
La seule issue c'est l'abandon !

 

Copain 44

 

Voici le trajet prévu à ce jour :

  • Mardi 13 décembre :
    • 14h à La Vache Rit, les Domaines de Notre Dame des Landes : préparation des plateaux à foin, conférence de presse, départ vers 15h
  • Mercredi 14 : 
    • 10h Châteaubriant (lieu à préciser) : relais, petit déjeuner, départ à 11H
    • 12h30 Janzé (lieu à préciser) : relais, pique nique, départ à 14h30
    • 17h30 Gahar : arrivée pour la nuit dans une ferme - 20kms au nord de Rennes
  • Jeudi 15 :
    • 9h départ de Gahar
    • 10h30 : relais probable vers Antrain
    • 12h30 : Saint Seunier en Beuvron : arrivée, déchargement, déjeuner, départ vers 15h
    • 17h arrivée pour la nuit à Gahar
  • Vendredi 16 :
    • 9h départ de Gahar pour le retour
    • 12h30 pique nique à Janzé
    • 16h30 arrivée pour la nuit à Châteaubriant ; rapatriement des plateaux le lendemain
28
Novembre

Le rassemblement paysan du 10 novembre pour entourer de nos Tracteurs Vigilants la ferme de Brigitte, Sylvain et Justin Fresneau a été une réussite (150 tracteurs et plus de 500 personnes).

La menace d'une tentative de début de travaux est des plus forte pour les jours et semaines à venir.

Nous ne pouvons accepter que le gouvernement ne respecte pas le code de l'environnement et les loi sur l'eau et les espèces protégées.

Aujourd'hui, construire un aéroport à NDDL est illégal car l'aménagement de l'aéroport actuel est une alternative tout à fait viable au long terme.

Il est de notre devoir d'empêcher la destruction des terres nourricières de la Zad et l'expulsion de ceux qui la font vivre.

Pour nous, paysannes et paysans de Copain, c'est maintenant qu'il faut affirmer notre détermination à empêcher tout début de travaux ou d'expulsion.

Il y a bientôt quatre ans, nous protégions la ferme de Bellevue de la destruction, en occuppant le corps de ferme et les 120 ha.

Depuis, nous entretenons les prairies et les cultures, et la ferme est devenu un lieu de vie, d'échanges, d'émulation et de création.

Nous avons donc décidé:

Un appel à tous les paysannes et paysans et aux comités de soutiens :

Rassemblement le vendredi 02 décembre 2016

à 11h00 à la Ferme de Bellevue

Pour réaffirmer comment nous protègerons la Ferme comme l'ensemble de la Zad

11h00: chantiers de protection

12h00: prises de paroles et conférence de presse

13h00: Pot au feu !

 

Copain 44

 

L'ACIPA appelle ses adhérents et sympathisants à accompagner ce rassemblement.

18
Novembre

En cas de tentative d'expulsion sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ou de début de travaux en lien avec le projet d'aéroport, l'ACIPA appelle la population et les militants anti-aéroport à se mobiliser pour participer à une résistance non-violente et déterminée.
 
A l'ACIPA, nous sommes convaincus que notre lutte contre la construction d'un nouvel aéroport est légitime.

Nous ne pouvons accepter la réalisation de ce projet déraisonnable, inutile, coûteux et destructeur dont les fondements sont le mensonge et la manipulation.

A l'heure de la mise en œuvre de l'Accord de Paris, dont les représentants de la France se disent très fiers, nous ne pourrons accepter l'incohérence absolue qu'il y aurait à imposer un aéroport fossoyeur de terres agricoles, d'un bocage et d'une zone humide riches de biodiversité, un aéroport dont la plus que douteuse viabilité économique parie sur un développement sans limites du trafic aérien, gros émetteur de Gaz à Effet de Serre. Le maquillage « vert » échoue à cacher l'incompatibilité avec les objectifs des COP21, 22 et suivantes.

Nous attendons toujours l'étude indépendante sur l'alternative du réaménagement de l'aéroport actuel de Nantes-Atlantique, demandée depuis des années.

La consultation du 26 juin, aujourd'hui renommée « référendum » en dépit de toute logique, a été  taillée sur mesure pour obtenir un oui et n'a été qu'un simulacre de démocratie. Organisée au mépris de l'équité, du droit de l'environnement et des recours juridiques non épuisés, cette mascarade n'est pas parvenue à affaiblir notre mobilisation.
 
C'est que l'enjeu de la lutte de Notre-Dame-des-Landes est de taille : il s'agit du monde que nous voulons laisser à nos enfants.
 
Nous continuerons à persuader le plus grand nombre possible de citoyens que notre combat est celui de la justice et de la vérité, contre la violence d'un Grand Projet Inutile Imposé (GPII) par des politiques liés aux  multinationales.
Nous voulons contraindre le Pouvoir et tous les promoteurs du projet d'aéroport à l'abandonner.
 
En cas de tentative de passage en force par les Pouvoirs Publics, nous ne céderons pas.

Nous ne laisserons pas détruire les terres de la ZAD ni expulser ceux qui la font vivre, pour le seul intérêt des actionnaires de VINCI et des spéculateurs immobiliers.

Si le gouvernement envoie ses troupes militaires et policières ouvrir la voie aux machines de destruction, nous résisterons et nous appellerons à résister.
 
Notre force sera notre nombre et notre détermination.
 
D'ores et déjà, nous appelons tous nos soutiens, comités ou individus, à la résistance non-violente, pouvant aller jusqu'à assumer les risques de la désobéissance civile.

Nous invitons chacun à manifester son opposition où qu'il vive, dans la mesure de ses capacités.

Nous invitons tous les comités de soutien à organiser des actions non-violentes pour faire pression tout en étant soucieux de l'adhésion de la population. Les possibilités sont innombrables. Nous faisons confiance à votre imagination, à votre créativité, voire à votre humour.
 
En cas d'expulsion ou de début de travaux, si vous êtes proches de la ZAD, nous vous appelons à prendre part aux diverses mobilisations de masse et à participer au soutien logistique de la résistance sur le terrain.
Si vous êtes loin et ne pouvez vous déplacer, vous trouverez vos propres moyens d'exprimer près de chez vous votre opposition et votre soutien au mouvement.
Dans tous les cas, restez attentifs aux actions de désobéissance civile qui pourront vous être proposées.
 
Quels que soient les moyens choisis – la diversité est une force – nous vous demandons de garder en tête la nécessité de la non-violence. Ne prenez pas le risque de blesser quiconque, agissez à visage découvert et quelle que soit la situation, efforcez-vous de  faire baisser la tension. N'alimentez pas la surenchère, ne répondez pas à la violence par la violence et veillez à la sécurité de toutes les personnes présentes sur les lieux de vos actions.
 
Nous résistons à la violence d'un projet, d'un modèle de développement, d'un système, à la collusion entre décideurs et multinationales. Nous ne nous battons pas contre des hommes, fussent-ils policiers ou salariés d'entreprises du BTP.
 
Notre résistance sera populaire, non-violente, déterminée et radicale, en permettant au plus grand nombre d'y prendre place.
 
 
NB : En cas de menace avérée, une lettre d’infos spéciale vous sera envoyée. Surveillez votre messagerie.

Et si vous n'êtes pas encore abonné, vous pouvez le faire ici

18
Novembre

Dans une lettre ouverte, l'Atelier Citoyen interpelle les candidats à la primaire de la droite sur la question de Notre-Dame-des-Landes et plus globalement la destruction des terres agricoles. En 50 ans, une surface équivalente aux régions Bretagne, Normandie et Picardie réunies a disparu au profit de parkings d’hypermarchés, de zones logistiques, de centres commerciaux, de friches industrielles, voire d’aéroports… Où est le courage politique dans le laisser faire de l'étalement urbain et de la pollution ?

 

L'Atelier Citoyen pense qu'il est important que les candidats s'expriment sur les questions d'écologie et de préservation des terres agricoles.


Lire l'intégralité de la lettre sur le site du Club de Mediapart :

https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/181116/lettre-ouverte-aux-candidats-de-la-primaire-de-la-droite-il-faut-defendre-l

17
Novembre

Il y a une semaine, avec l'argumentaire développé par la rapporteur publique devant les juges de la cour d'appel du tribunal administratif de Nantes, nous avions cru que le fond du dossier allait être enfin abordé et que les alternatives au transfert d'aéroport allaient tout de même être étudiées sérieusement.

Enième douche froide, dans ce dossier, une nouvelle fois, malgré la solidité des argumentaires exposés par la rapporteur et nos avocats, les juges confirment les arrêtés préfectoraux, confirment la DUP de 2008, et de ce fait valident les systèmes de compensation à la destruction des zones humides et espèces protégées, en opposition au code de l'environnement et à la loi sur l'eau.

Décidément, ce dossier fait l'objet d'un traitement bien spécifique. Nous ne sommes plus dans la dimension juridique impartiale, mais bien dans la gouvernance politique.

Comment expliquer l'acharnement d'une partie de nos dirigeants, mais surtout de Vinci, à vouloir à tout prix construire cet aéroport. Du point de vue économique et sérénité, Vinci préférerait certainement continuer à s'en mettre plein les poches avec Nantes Atlantique plutôt que de se lancer dans le bourbier annoncé que serait la construction et l'exploitation d'un aéroport à NDDL. Non, le vrai enjeu pour toutes les multinationales du bétonnage, et certains politiques, c'est bien de déconstruire le code de l'environnement et la loi sur l'eau en créant un précédent qui ferait jurisprudence dans toute la France, voire l'Europe. Si le mode de compensation que proposent Vinci et le gouvernement est accepté par l'Europe et mis en application à NDDL, ce serait une voie royale ouverte aux multiples grands projets de bétonnage et goudronnage.

Aujourd'hui, alors que de nombreuses études sérieuses, y compris réalisées par des experts nommés par le gouvernement, démontrent que Nantes Atlantique peut répondre à toutes les prévisions de croissance de son trafic aérien, et qu'il est donc interdit par la loi de détruire les zones agricoles humides de NDDL, c'est avec une grande colère que nous recevons la décision des juges du tribunal administratif de Nantes.

Comme le recours en cassation auprès du conseil d'état, qui va être déposé rapidement, n'est pas suspensif, nous considérons qu'il est de notre responsabilité de nous opposer à toute atteinte irréversible au territoire et habitants de la zad de NDDL. Rappelons, encore une fois, à M. Hollande qu'il s'est engagé par deux fois à ne rien entreprendre avant l'épuisement de tous les recours.

A NDDL, nous nous opposons au transfert de l'aéroport, mais surtout, nous défendons un projet de développement de territoire vers les enjeux majeurs de demain, que sont la relocalisation de l'alimentation et de la production en général, la préservation des terres nourricières, la lutte contre le réchauffement climatique et le développement d'un agriculture paysanne et bio, génératrice d'emploi et de liens sociaux. Bref, ce que devraient défendre nos politiques pour être en accord avec les Cop21, 22 et suivantes.

Il est de notre devoir de nous opposer à la destruction inutile de milliers d'hectares de terres nourricières aux portes de Nantes et demain dans toute la France. C'est pourquoi, nous appelons toutes les paysannes et les paysans de France, toutes les organisations professionnelles agricoles, ainsi que tous les citoyens, que cette obstination destructrice révolte, à se mobiliser collectivement et de façon concertée pour empêcher tout début d'évacuation ou de travaux sur la Zad de Notre Dame des Landes.

 

 

Stop au gaspillage des terres nourricières !

Il n'y aura pas d'aéroport à Notre Dame des Landes,

La seule issue, c'est l'abandon du projet !

Copain 44

 

 

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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