25
Mars

Ce mardi 23 mars, 4 grévistes de la faim de Nantes en 2012, accompagné-e-s de quatre militant-e-s ont rencontré les grévistes de la faim de Calais. Voici leur témoignage :
 
« Nous nous sommes présentés en soutien, en sympathie, en apportant notre expérience, mais surtout pas en apporteur de conseils.
Comparée à la leur, notre expérience fut très légère : ils sont en grève de la faim depuis le 2 mars, isolés dans la partie Sud de la jungle qui a été détruite, avec en bruit de fond des bulldozers qui aplanissent les décombres, et autour d'eux la police qui circule.
Les 9 grévistes ont de 17 à 46 ans, et commencent à être marqués, fatigués. Ils doutent de l'efficacité de l' interlocuteur que leur envoie la préfecture.
Nous imaginons volontiers qu'ils pourront continuer à souffrir dans l'indifférence la plus totale, leur détermination est impressionnante et nous craignons qu'elle soit sans effet.
Ils demandent à ce que la jungle Nord ne soit pas détruite et la venue d'un bureau britannique à Calais étudiant les demandes des migrants.


Nous demandons à chacun-e  de faire connaître cette grève de la faim. Il y a urgence !
Nous comprenons mal qu'ils soient ballottés entre deux pays, ce sont des êtres humains qui veulent être traités avec dignité. »

 

Lire aussi http://www.reporterre.net/Les-migrants-de-Calais-recoivent-le-soutien-des-paysans-et-zadistes-de-Notre

11
Mars

Communiqué de presse - le 11 mars 2016

 

Nous, paysannes et paysans de Copain 44 et d'ailleurs, recevons le rendu du jugement du TGI de Nantes le 07 mars dernier, contre nos trois collègues arrêtés le 11 janvier dernier dans le cadre d'une manifestation collective du mouvement paysan contre le projet de transfert de l'aéroport, comme une nouvelle tentative du pouvoir en place de museler l'expression citoyenne.
 
Nos manifestations paysannes se sont toujours déroulées dans le calme et le respect des personnes et des biens. Malgré la pression provocatrice des forces de l'ordre, nous avons toujours évité les pièges que l'on nous tendait.
 
Le 11 janvier, alors que nos rassemblements revendicatifs étaient terminés, la préfecture, au nom du gouvernement, avait clairement décidé de frapper une nouvelle fois notre mouvement par l'exemple.
La méthode est simple, empêcher les derniers paysans d'un convoi de tracteurs de rentrer dans leur ferme traire leurs vaches, par des barrages successifs tenus par des brigades spéciales (PSIG de Nantes). Les pousser à la faute. Les mettre en garde à vue. Les gendarmes crient à l'agression. Le procureur les traduit en comparution immédiate. Il réclame des peines lourdes de prison avec sursis et des dommages et intérêts. Le juge rend sa sentence : 6 mois, 5 mois et 3 mois de prison avec sursis et autant de retrait de permis, plus des dommages et intérêts pour les gendarmes.
Nous dénonçons cette façon de faire passer des paysans militants pour des délinquants aux yeux de l'opinion publique.

La méthode est la même pour les syndicalistes de Good Year à Amiens, condamnés à de la prison ferme, ou pour ceux d'Air France qui seront bientôt jugés.
C'est bien le pouvoir en place par le procureur de la république qui décide de déférer en justice les militants.
Nous, membres de Copain, sommes scandalisés par la criminalisation de notre mouvement et par la lourdeur des peines infligées.
Notre détermination est intacte, et même décuplée par cette injustice manifeste.
 
 Nous mettrons tout en œuvre pour empêcher la disparition des terres de  la ZAD et de tous ceux qui la font vivre.
La seule issue, c'est l'abandon du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes.

11
Mars

Communiqué de presse - Nantes, le 11/03/2016

 

L'article du Canard enchaîné de mercredi dernier a déjà fait couler beaucoup d'encre mais peut-être pas sur les questions essentielles :
Alors que les proNDL affirmaient haut et fort qu'il n'y avait plus aucun problème de conformité à la législation européenne (« [les opposants] ont systématiquement été déboutés, y compris devant la Commission Européenne » affirmait à Ouest-France le Président des Ailes pour l'Ouest le 24 janvier 2014), les élus du CéDpa avaient régulièrement demandé aux autorités françaises, mais en vain, où en était la procédure précontentieuse lancée par l'Europe.

Est-il normal que les échanges entre un pays en infraction et l'Europe se fassent sous le sceau du secret et qu'il faille une indiscrétion pour que nous apprenions la vérité ?

Nous retenons en tout cas de ces révélations trois points importants :

1) il y a bel et bien infraction de l’État français dans ce projet
prétendument « exemplaire » !


2) l’État essaie de « régulariser » en douce, en glissant dans la révision du Scot de Nantes-St-Nazaire, une étude des incidences globales du projet d'aéroport, mais bien-sûr sans le faire savoir…

3) l’Europe demande clairement au gouvernement de ne pas démarrer les travaux avant la fin de la procédure et ne dit pas que tous les obstacles sont levés.


A nous désormais de regarder de près ce qu'il y a dans cette fameuse synthèse environnementale dont personne ou presque ne connaissait l'existence, mais qui a semble-t-il été mise en juin 2015 sur le site de la Préfecture, laquelle pourra encore dire que « toutes les procédures ont été respectées »...

Décidément dans ce dossier, où est la transparence ?

07
Mars

Communiqué de presse du Collectif de pilotes, en réaction à l'article de Alain Le Bloas dans le Télégramme du 2 mars dernier

 

Parmi les sempiternels lietmotivs justifiant le déménagement de l’aéroport de Nantes Atlantique vers le site de Notre Dame des Landes, la sécurité des Nantais et le bruit généré par les avions restent insistants.

Non ! cent fois non, le survol de la ville et de ses environs n’est pas plus dangereux à Nantes qu’à Toulouse, Marseille, Paris, Londres ou Bruxelles.

Les services de l’Etat, conformément aux règles particulièrement détaillées et strictes en matière de transport aérien, le confirment. Cet argument est de la pure manipulation servie par quelques personnes au mieux incompétentes.

Les constructeurs d’avions ainsi que les motoristes s’efforcent de rendre les avions de plus en plus silencieux. Chaque amélioration réduit significativement les impacts sur la planète et ses habitants. Nantes n’échappe pas à la règle, ni Paris ou Londres, et tant d’autres régions où l’avion restera vraisemblablement incontournable et indispensable aux échanges et à la croissance tant que la ressource l’autorise. Les dernières études et relevés objectifs et scientifiques le démontrent implacablement.

L’avion restera un moyen de transport générant du bruit. Mais, pour longtemps encore ? il sera difficile d’isoler ce bruit dans un milieu où tous les bruits, cumulés ou non, train, tram, voitures, camions, deux roues, etc… restent et resteront bien supérieurs à celui des seuls avions.

Alors, seules les gênes psychologiques expliqueraient que ces bruits ou survols justifieraient un déménagement sans une prise en compte globale des autres thématiques telles que l’emploi (durable et local), le développement, l’urbanisation, les impacts environnementaux, les coûts et leurs inévitables dépassements directs et indirects soigneusement ignorés, dont une partie serait à la charge du concédant, c’est à dire l’Etat déjà à bout de ressources financières ?

Un aéroport n'a jamais créé de marché ni de dynamiques. Aucune compagnie aérienne ne s'est clairement positionnée en faveur du OUI à NDL.

De nombreux exemples récents en Europe mais aussi en France - regardons Paris-Vatry avec un Conseil Départemental qui s'entête à maintenir sous perfusion un aéroport richement doté des meilleures infrastructures, mais avec un trafic aérien fret inclus en berne - démontrent que les coûts de construction dépassent allègrement les devis initiaux, l'emploi nécessaire n'a jamais été au profit des entreprises locales puisque sans clauses de garanties sérieuses ni incontournables, les taxes imposées aux compagnies aériennes, et in fine aux passagers, pour utiliser ces nouvelles infrastructures font fuir les compagnies et le trafic.

Avons nous besoin de cette probable spirale négative ?

Un référendum local, qui plus est concernant un projet d’État, suppose que les citoyens parviennent à une très grande maturité dans leurs réflexions, d’autant plus que l’exercice est rare dans notre ‘’démocratie vieillissante’’ où l'intérêt général devrait prévaloir.

Quelques signataires ?
Des pilotes avec leurs prénoms et noms, en exercice ou ayant exercé ‘’un peu partout sur la planète’’ …
HERVE THEBAUD : Pilote de Ligne 34000 heures de vol et instructeur.
DIDIER PORTRAIT : Pilote Hautes personnalités au GLAM dont le chef de l'état durant 6 ans et Pilote de ligne 18000 heures de vol.
MARC FRADET : Pilote de Ligne 10000 heures de vol.
THIERRY MASSON : Pilote de Ligne 20000 heures de vol.
ALAIN HAMON : Pilote de chasse sur avion d'arme et Pilote de Ligne 12000 heures de vol.
GILLES COURTOIS : Mécanicien concorde et pilote de ligne 10000 heures et 7000 h comme instructeur.
FABRICE FALOURD : Ex Pilote Aéronavale, Officier pilote Sécurité des Vols et Pilote de ligne 13000 heures de vol, instructeur
simulateur de vol.
LAURENT DENIS : Pilote de Ligne 14000 heures de vol, instructeur.
CLAUDE CHIRON : CdB A330/A340 Pilote de Ligne 22000 heures de vol.
STEPHANE LANDREAU : Pilote de Ligne 8500 heures de vol.
CHRISTIAN SAERENS : Pilote de Ligne 10220 heures de vol.
PATRICK BOIVIN : Ex Pilote de chasse et Pilote de Ligne, instructeur, 18000 heures de vol.
LAURENT BEYSSAT : Pilote de ligne, instructeur, chef de secteur compagnie, 11500 h de vol.
ANDRE AMIEL : Ancien pilote de chasse, de reconnaissance et de bombardement nucléaire, et pilote de ligne, 17000 h de vol.
FERNAND DONNIO : Pilote Professionnel aviation d’affaire, instructeur, 19000 heures de vol.
PATRICK VOISIN : Pilote de ligne 12000 heures de vol.
LAURENT MAURICE : Pilote de Ligne 15000 heures de vol.
PHILIPPE GUIGON : Contrôleur aérien (E/R) 36 ans d’expérience

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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